Évaluation des risques-clients

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L’évaluation des risques-clients (credit scoring en anglais) désigne aujourd'hui un ensemble d'outils financiers d’aide à la décision utilisés pour évaluer automatiquement (par un algorithme) la solvabilité d'un "tiers" ainsi que le risque de non-remboursement de prêts ou de traites d'assurance, de loyer, etc.

Ces outils sont principalement utilisés aux États-Unis (depuis plus d'un siècle) puis ont été utilisés au Canada (à partir des années 1920), dans certains pays anglophones et ailleurs.

Trois agences privées dominent aujourd'hui ce secteur de la finance [1]) ; ces agences sont aussi connues sous le nom de « Big Three », par allusion au personnage du Big brother)[2]. :

Usages[modifier | modifier le code]

Ce type d'évaluation est réalisée dans les cas suivants :

  • évaluation d'un client (gestion de l'exposition à un risque financiers, créances douteuses par exemple) ;
  • référencement d'un nouveau fournisseur stratégique ;
  • contractualisation avec un partenaire (distributeur par exemple).
  • lutte contre le blanchiment d'argent

Les secteurs de la Banque, assurance, prévoyance ont des obligations de vigilance légale et d'évaluation financière de plus en plus importante concernant la gestion du risque financier, en particulier dans la gestion des portefeuilles entreprises (Bâle II et Solvabilité II…).

Les entreprises de « bancassurance » doivent mettre en place une politique de « cotation » sur l'ensemble de leur portefeuille client pour obtenir une évaluation en temps réel. Cette évaluation est stratégique car permettant à la banque d'immobiliser les ressources en fond propre au plus juste pour disposer par ailleurs d'un maximum de liquidité.

Le gouvernement chinois met en place en 2014 pour l'horizon 2020 un système de crédit social, en partenariat avec des entreprises privées telles Alibaba et Sesame Credit afin de mesurer solvabilité du consommateur individuel et loyauté du citoyen[3].

Méthode[modifier | modifier le code]

Un choix s'impose aux banques et assureurs :

  • externalisation du calcul et de la mise à jour de la cote-client par un prestataire (solution largement dominante en Amérique du Nord) ;
  • internalisation de la réalisation (seule ou éventuellement accompagnée, solution dominante en Europe).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D Pridgen, R. Alderman (2008), Consumer Credit and the Law : Credit reports, Westlaw
  2. Article intitulé "How to protect yourself against the theft of your identity". publié par The Economist le 14 septembre 2017, consulté le 16 septembre 2017
  3. Pascal Hérard, « Chine : "Sesame Credit", la clef du contrôle social ? », TV5MONDE,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]