Église Notre-Dame de Bruyères-et-Montbérault

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Église Notre-Dame de Bruyères-et-Montbérault
Église Notre-Dame de Bruyères-et-Montbérault.
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L'église Notre-Dame est une église située à Bruyères-et-Montbérault, en France.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'église est située sur la commune de Bruyères-et-Montbérault, dans le département de l'Aisne.

Historique[modifier | modifier le code]

Vue depuis le portail occidental.

Un édifice est attesté depuis 630[réf. nécessaire] et au XIe siècle, alors qu'il est endommagé et trop petit, des travaux sont entrepris pour son agrandissement au début de 1080 et la bénédiction à lieu en 1083[réf. nécessaire]. L'église est alors le siège d'un doyenné de l’évêché de Laon qui regroupe vingt-quatre paroisses et sept annexes et qui ne fut dissous qu'en 1801[réf. nécessaire]. L'église possédait les reliques de saints : Caprais, Léon, Félix, Thimothée, Armantuis, Féliassime et Pérégrinus.

L'église souffre beaucoup des guerres de religion (en 1567 par les huguenots et 1587 par les ligueurs[1]), de sa transformation en écurie par les révolutionnaires, du passage des armées russes en 1814 et de la transformation en ambulance allemande lors de la Première Guerre mondiale.

Le monument est classé au titre des monuments historiques en 1922[2].

Description[modifier | modifier le code]

Le clocher fortifié daté du XIIIe siècle[3] est désaxé, il a été construit au-dessus du transept nord.

Le chevet comprend une abside centrale et deux absidioles romanes en cul-de-four, elles sont très richement décorées sur leur face extérieure. Une nef à six travées deux bas-côtés du XIIe siècle. La façade occidentale avec son ensemble trinitaire de vitraux de la nef a à l'intérieur une grande tribune qui accueille un harmonium.

Devant le chœur, la chaire en bois. Avec les restaurations ont été mises au jour des peintures murales qui ont été conservées.


L'église est meublée avec des fonts baptismaux en pierre du XVIIIe siècle[4] qui ont été très abimés, deux statues, la Vierge et Jean du XVIIe siècle[5] et une Vierge du magnificat, œuvre de Jean Jouvenet.

Liste des doyens[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive des doyens connus[6] :

  • 1081 : Anguilbert,
  • 1195 : Dei-Amicus,
  • 1350 : Jean de Beautor,
  • 1517 : Mathieu Dupont,
  • 1522 : Guillaume Hennequin,
  • 15?? : Simon Oudet,
  • 1572 : Claude Richard,
  • 1594 : Denys Hangard,
  • 1641 : Louis Cauroy,
  • 1674 : Claude Cauroy,
  • 1680 : de Montigny,
  • 1686 : Philibert Polet,
  • 1717 : Emmanuel Richard,
  • 1732 : Jean-Baptiste Mathieu,
  • 1734 : Guillaume Mathieu,
  • 1736 : Emmanuel Dodet,
  • 1738 : Louis Mengin,
  • 1738 : Louis Lambert,
  • 1739 : Louis Lesage,
  • 1740 : Fontaine,
  • 1741 : Nicolas Mengin,
  • 1743 : Eloy Demarque,
  • 1762 : Auguste Noiron,
  • 1766 : François Cholet,
  • 1768 : Jacques Bernard,
  • 1779 : Jean Courteville,
  • 1791 : Nicolas COusin,
  • 1792 : Louis Duterne, le dernier doyen
  • 1793 : Neveu,
  • 1798 : J-L Delaruelle,
  • 1801 : Jacques Bernard,
  • 1811 : Jean Longuet,
  • 1843 : Pierre Lamant,
  • 1846 : Claude Lamotte,
  • 1892 : Edmond Morisset,
  • 1895 : Eugène Marchal,
  • 1897 : François Hetet,
  • 1902 : Gustave Beriot,
  • 1920 : Jules Lefevre,
  • 1925 : Dussaussois,
  • 1929 : Louis Mary[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Charpentier, Bruyères-et-Monbérault, l'église Notre-Dame, Matot-Braine, Reims, 1933
  2. « Église Notre-Dame », notice no PA00115559, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  3. Charles-Laurent Salch et Joseph-Frédéric Finó (photogr. Dominique Martinez), Atlas des châteaux forts en France, Strasbourg, Éditions Publitotal, , 19e éd. (1re éd. 1977), 834 p., p. 32 (cf. Braine).
  4. « Fonts baptismaux », notice no PM02001519, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  5. « Statue », notice no PM02001520, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  6. Berriot, curé, Archives de l'église de Bruyères, 1910.
  7. Claude Hide, Archives communales de Bruyères, 1850

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Hidé, « Les Peintures murales de l'église de Bruyères », Bulletin de la Société académique de Laon, t. XI,‎ , p. 94-100 (lire en ligne)
  • Hervé Oursel, Colette Deremble-Manhès et Jacques Thiébaut, Nord roman : Flandre, Artois, Picardie, Laonnois, vol. 82, Saint-Léger-Vauban, Éditions Zodiaque, Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-qui-Vire, Saint-Léger-Vauban, coll. « La nuit des temps », , 340 p. (ISBN 2-7369-0211-4), p. 109-110, 216-218.
  • Jacques Thiébaut, « Bruyères », dans Congrès archéologique de France. 148e session. Aisne méridionale. 1990, t. 1, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 119-136

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]