Yad Avshalom

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Yad Avshalom
Yad Avshalom.
Yad Avshalom.
Localisation
Pays Drapeau d’Israël Israël
Coordonnées 31° 46′ 38″ N 35° 14′ 21″ E / 31.777276, 35.239098 ()31° 46′ 38″ Nord 35° 14′ 21″ Est / 31.777276, 35.239098 ()  

Géolocalisation sur la carte : Israël

(Voir situation sur carte : Israël)
Yad Avshalom
Yad Avshalom
l'intérieur

Yad Avshalom (en hébreu יד אבשלום, monument d'Absalom) est une tombe située dans la vallée du Cédron à Jérusalem, entre le Mont du Temple et le Mont des Oliviers, en partie creusée dans le roc et en partie construite.

Les archéologues datent le monument du Ier siècle.

Comme beaucoup de monuments de Jérusalem, celui-ci est attribué à un personnage biblique, en l'occurrence Absalom, le fils du roi David. Cette attribution repose sur un passage du livre de Samuel :

Or, Absalom s'était, de son vivant, fait ériger un monument dans la Vallée du Roi, disant: « C'est pour perpétuer mon nom, puisque je n'ai pas de fils »; et il appela de son nom le monument, qui fut appelé Yad Avshalom, nom qu'il porte encore[1].

Absalom aurait en fait vécu 10 siècles avant la construction du monument actuel.

Inscription[modifier | modifier le code]

En 2003, une inscription qui figure sur ce monument a pu être déchiffrée par les archéologues. Cette inscription mentionne le nom de Zacharie et aurait été ajoutée à l'époque byzantine[2]. Dans la tradition chrétienne, Zacharie est le père de Jean le Baptiste et est tué dans le Temple. Mais l'inscription semble plutôt dater du Ve que du IVe siècle.

Curieusement, c'est le monument voisin, coiffé d'une pyramide, qui est appelé Tombe de Zacharie, lui-même attribué à un autre Zacharie biblique, Zacharie fils du Grand Prêtre Yéhoyadah, mort assassiné sous le roi Joas (IXe siècle av. J.-C.).

En fait, au IVe siècle, le monolithe pyramidal de la vallée du Cédron était encore bien connu comme la Tombe d'un Zacharie de l'Ancien Testament. On le voit par exemple dans l'apocryphe Vitae prophetarum[3]. Comme les deux personnages ont les mêmes caractéristiques (ils sont tous deux considérés comme prêtres ou même grands prêtres, et tous deux martyrs dans le temple, pour le premier selon le récit de II Chroniques, 24, pour le second selon le Protévangile de Jacques), il était tentant de rapprocher leur mémorial l'un de l'autre.

D'autre part, vers la fin du Ve siècle, des reliques du Zacharie du Nouveau Testament, qui viennent peut-être du monolithe conchoïdal monument d'Absalom[4], sont déposées dans le monolithe pyramidal de la Tombe traditionnelle « de Zacharie », en même temps que des reliques de Jacques (celles-ci provenant peut-être de la stèle de Jacques connue au IIe siècle dans les ruines du sanctuaire hérodien[5]) et de Siméon, le successeur de Jacques selon la liste des évêques de Jérusalem à l'époque ancienne[6]. Le nom de Siméon a pu être rapproché du grand prêtre du IIe siècle avant notre ère selon le Siracide, puisque les Vitae prophetarum situent la "tombe des prêtres" également de ce côté.

Références[modifier | modifier le code]

  1. II Samuel 18, 18
  2. Jewish Yad Avshalom revealed as a Christian shrine from Byzantine era Haaretz; Revue biblique, 2003, p. 321-355 et 2004, p. 563-577
  3. A.M. Schwemer, Studien zu den frühjüdischen Prophetenlegenden Vitæ Prophetarum (2 vol.), Tübingen, 1995-1996
  4. Mais cette appellation est médiévale, elle n'est guère attestée dans l'Antiquité.
  5. Selon Hégésippe cité par Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, livre II, ch. 23, §18
  6. Voir le récit de l'invention de ces reliques dans S. Verhelst, L’Apocalypse de Zacharie, Siméon et Jacques, Revue biblique, 105 (1998), 81-104

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