Tombe de Zacharie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

31° 46′ 35.8964″ N 35° 14′ 20.8302″ E / 31.776637889, 35.2391195

À droite : « la tombe de Zacharie », à gauche : la tombe de Benei Hezir
Détail des éléments architecturaux

La tombe de Zacharie (en hébreu קבר זכריה) est un monument situé dans la vallée du Cédron à Jérusalem, au pied du Mont des Oliviers. Il est monolithique, sans ouverture. Il présente un style composite, avec des colonnes de style ionique et une corniche égyptienne. Le monument n'est pas une tombe mais une monument funéraire (un nefesh) à rattacher à la tombe non terminée située au sud (ou peut-être à la tombe de Benei Hezir au nord auquel il est relié). Il date du Ier siècle tout comme le monument d'Absalom qui se trouve à proximité. La petite chambre située sous le monument ne fait pas partie du monument original, il s'agit d'une chapelle construite au IVe siècle[1].

Cette « tombe » est attribuée par le folklore à Zacharie fils du Grand prêtre Yéhoyadah, mort assassiné sous le roi Joas au IXe siècle av. J.-C..

Période byzantine[modifier | modifier le code]

Au IVe siècle, le monolithe pyramidal de la vallée du Cédron était encore bien connu comme la Tombe d'un Zacharie de l'Ancien Testament. On le voit par exemple dans l'apocryphe Vitae prophetarum[2].

Vers la fin du Ve siècle, des reliques de Zacharie père de Jean-Baptiste, qui viennent probablement du monolithe conchoïdal monument d'Absalom, sont déposées dans le monolithe pyramidal de la Tombe traditionnel « de Zacharie », en même temps que des reliques de Jacques, celles-ci provenant peut-être de la stèle de Jacques connue au IIe siècle dans les ruines du sanctuaire hérodien[3], et de Siméon, le successeur de Jacques selon la liste des évêques de Jérusalem à l'époque ancienne[4]. Les reliques sont déposées dans la crypte creusée à la fin du Ve siècle et toujours bien visible sous la Tombe de Zacharie.

Cette tombe est donc identifiée, dans la tradition chrétienne, à celle de Zacharie père de Jean le Baptiste (autres détails ici).

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Hachlili 2005, p. 32
  2. A.M. Schwemer, Studien zu den frühjüdischen Prophetenlegenden Vitæ Prophetarum (2 vol.), Tübingen, 1995-1996
  3. Selon Hégésippe cité par Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, livre II, ch. 23, §18
  4. Voir le récit de l'invention de ces reliques dans S. Verhelst, « L’Apocalypse de Zacharie, Siméon et Jacques », Revue biblique, 105 (1998), 81-104

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachel Hachlili, Jewish funerary customs, practices and rites in the Second Temple period, Brill,‎ 2005 (ISBN 978-9004123731)