Nerprun

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Les nerpruns (Rhamnus) sont un genre (ou deux genres, si Frangula est traité comme un genre distinct) d'environ 100 espèces d'arbustes ou de petits arbres de 1 à 10 m de haut (rarement à 15 m) de la famille des Rhamnaceae. Ce sont des espèces indigènes des régions tempérées et subtropicales de l'hémisphère nord, et localement en Afrique et en Amérique du Sud.

Différentes espèces[modifier | modifier le code]

Flore de France[modifier | modifier le code]

Source : [http:tela-botanica.org Tela-Botanica]

Liste complète[modifier | modifier le code]

Selon ITIS:

Autres[modifier | modifier le code]

Plante hôte[modifier | modifier le code]

Les nerpruns sont la plante hôte des chenilles de plusieurs papillons : Actias selene (papillon d'élevage en Europe), la Phalène du marronnier Alsophila aescularia, l'Argus vert ou Thècle de la ronce Callophrys rubi fervida, l'Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus), le Jason à deux queues Charaxes jasius jasius, la Feuille morte du chêne Gastropacha quercifolia, Eupoecilia ambiguella, le Citron (Gonepteryx rhamni), le Citron de Provence (Gonepteryx cleopatra), la Farineuse (Gonepteryx farinosa), Hemileuca eglanterina eglanterina, Lycia hirtaria, Odonestis pruni, Papilio eurymedon, Saturnia atlantica, Saturnia pavonia, le Thécla des Nerpruns (Satyrium spini), la Lithosie complanule ou Lithosie plombée Eilema lurideola (Arctiidae) [1],[2].

Usage[modifier | modifier le code]

On extrayait autrefois de la baie du nerprun des teinturiers et de plusieurs autres variétés cultivées autour de la Méditerranée des matières colorantes jaunes, jaune-vertes et brunes, base des couleurs pour les artistes connues comme stil de grain et vert de vessie[3]. Ces colorants ont été remplacés, tant dans la teinture que dans les beaux-arts, par des produits synthétiques plus solides.

Dans le calendrier républicain, le Nerpurn était le nom donné au 18e jour du mois de fructidor[4].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D.J. Carter et B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Delachaux et Niestlé, Paris 2005 (ISBN 2-603-00639-8)
  2. funet
  3. M. V.-B., « Les graines jaunes », Revue des sciences naturelles appliquées : bulletin bimensuel de la Société nationale d'acclimatation de France,‎ janvier 1893, p. 562-563 (lire en ligne).
  4. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 30.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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