Valerià Weyler i Nicolau

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Photographie du général Weyler.

Valerià Weyler i Nicolau (en espagnol : Valeriano Weyler), né le 17 septembre 1838 à Palma de Majorque, mort le 20 décembre 1930 à Madrid est un général espagnol, 1er duc de Rubí, 1er marquis de Tenerife, Grand d'Espagne. Il est le fils du médecin militaire Fernando Weyler i Laviña. Il est à la tête de l'état-major de l'armée espagnole en 1862.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il est envoyé à Cuba puis plus tard à Saint-Domingue pendant le soulèvement de l'île contre le pouvoir espagnol. De retour en Espagne, il combat les Carlistes lors de la troisième guerre carliste. Il s'y distingue notamment lors de la bataille de Bocairent face au général José Santés y Murgui. En 1878, âgé de quarante ans, il est promu lieutenant-général. Il est nommé capitaine général des Îles Canaries et reçoit le titre de marquis de Ténérife. Entre 1883 et fin 1886, il est capitaine général de Majorque et des Philippines, puis capitaine général de Catalogne entre 1893 et 1896.

Il offre ses services pour mater la rébellion qui embrase Cuba en 1895. Nommé commandant de l'armée coloniale en 1896, son action durant la guerre d'indépendance cubaine est redoutable. Il exerce une violente répression à l'encontre des insurgés, créant probablement les premiers camps de concentration de l'histoire. Leur impact sur l'opinion publique cubaine fut terrible, et il est destitué en 1897. Des années plus tard, il tente de justifier son action dans son livre Mi mando en Cuba (en français : « Mon commandement à Cuba »)[1].

Par la suite, il est nommé capitaine général de Castille, puis ministre de la Guerre à plusieurs reprises (1901-1902, 1905, 1906-1907). Peu après la Semaine tragique, il prend la charge de capitaine général de Catalogne pour la deuxième fois (1909-1914), puis encore une troisième fois en 1920. Il est fait chevalier de l'ordre de la Toison d'or par Alphonse XIII d'Espagne en 1913.

Son caractère, rigide et autoritaire, ne le conduisent toutefois pas à rallier la dictature de Primo de Rivera et, à la fin, il participe même de manière anonyme à la Sanjuanada en 1926, conspiration visant à renverser le dictateur. Il est condamné lors de la répression qui suit cet échec.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En espagnol :

  • Cardona, Gabriel, et Losada, Juan Carlos, Weyler, nuestro hombre en La Habana. Planeta, Barcelone, deuxième édition, 1988 (ISBN 8-4080-2327-6)
  • de Diego García, Emilio, Weyler, de la leyenda a la Historia. Fundación Cánovas del Castillo, Madrid, 1998 (ISBN 8-4883-0648-2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cinq volumes, parus entre 1910 et 1911.