Tribule terrestre
Tribule terrestre
Tribulus terrestris
| Règne | Plantae |
|---|---|
| Sous-règne | Tracheobionta |
| Division | Magnoliophyta |
| Classe | Magnoliopsida |
| Sous-classe | Rosidae |
| Ordre | Sapindales |
| Famille | Zygophyllaceae |
| Genre | Tribulus |
| Ordre | aucun selon APG II Zygophyllales selon APWebsite |
|---|---|
| Famille | Zygophyllaceae |
Le tribule terrestre (Tribulus terrestris L.), également appelé croix-de-Malte, est une plante appartenant à la famille des Zygophyllacées, dont elle est l'un des rares représentants en Europe. C'est la principale espèce recensée du genre Tribulus, auquel appartient aussi Tribulus cistoides L., espèce antillaise. Indigène en Méditerranée. Certains utilisent l'extrait de cette plante pour une stimulation de la production de testostérone, qui n'a jamais été démontrée scientifiquement. Le fruit porte des piquants susceptibles de crever les pneus de vélo.
Sommaire |
Description [modifier]
Appareil végétatif [modifier]
Cette plante annuelle très velue a des poils plus ou moins argentés. Ses tiges rampantes assez peu ramifiées peuvent atteindre 90 cm de longueur, tandis que feuillage et fleurs ne peuvent guère s'élever à plus de 5 cm au dessus du sol[1]. Les feuilles sont opposées, paripennées, le plus souvent à six paires de folioles ovales à marge entourée de longs poils blancs (le nombre de paires de folioles varie de cinq à huit). L'ensemble de la feuille mesure de 2,5 à 5 cm de long, mais chaque foliole ne mesure qu'entre 6 à 13 mm[1].
Appareil reproducteur [modifier]
La floraison a lieu entre avril et septembre, voire novembre sous climat plus chaud.
Les fleurs jaunes sont de petite taille (de 6 à 13 mm), dotée d'un court pédoncule. Elles sont solitaires à l'aisselle des feuilles, en position latérale et alterne le long de la tige. Le calice a cinq sépales étroits, la corolle cinq pétales arrondis. Les organes reproducteurs sont constitués de dix étamines à filets et anthères jaunes, et un ovaire supère. La pollinisation est entomogame.
Le fruit étoilé est une capsule a cinq carpelles verruqueux portant chacun deux longues épines et deux plus petites. Celles-ci permettent à l'espèce de se propager à l'aide d'animaux dans les pattes desquels ces épines peuvent se planter, et qui peuvent ainsi malgré eux transporter la graine sur de longues distances. Par ailleurs, ce fruit peut se déplacer en flottant sur de courtes distances lors de forts orages, car la plante pousse volontiers sur des terrains compacts à faible perméabilité instantanée.
Répartition et habitat [modifier]
La répartition est cosmopolite, bien que native des régions méditerranéennes[1]. Cette plante pousse sur des terrains en friche de nature plutôt nitrophile et thermophile.
Systématique [modifier]
Les noms de la plante [modifier]
Le mot tribulus désigne en latin une chausse-trape, piège à plusieurs pointes. Il évoque l'aspect des fruits aux pointes peu agréables pour les pieds, et même capable de percer un pneu de vélo[1]. Le qualificatif terrestris s'applique à des plantes poussant sur le sol, en particulier à des plantes rampantes. C'est également le fruit qui est à l'origine du nom populaire croix-de-Malte : vu de dessous, avec ses épines, il ressemble très nettement à une croix de Malte qui aurait cinq branches.
timegelost [2] [3] est utilisé dans différents ouvrages scientifiques.
Noms vernaculaires français : croix-de-Malte, escarbot, tribule terrestre, saligot terrestre, herse, croix de chevalier.
Allemand : Erd-Bürzeldorn. Anglais : puncturevine. Castillan : abrojo terrestre. Italien : tribolo comune. Corse : Trevuli
Utilisation [modifier]
Phénomène de mode ou réalité médicale, l'extrait du fruit de tribule est paré de nombreuses vertus. Il aurait permis dans les années 1980 aux haltérophiles bulgares d'améliorer leurs performances sans avoir recours à des produits dopants. Dix ans plus tard, il devient un remède-miracle pour améliorer la sexualité, qu'elle soit masculine ou féminine. Il serait également efficace dans le traitement des maladies coronariennes[réf. nécessaire].
Notes et références de l'article [modifier]
- (en) J.A. MacMahon, Deserts, New York, National Audubon Society Nature Guides, Knopf A.A. Inc, mars 1997, 9e éd., 638 p. (ISBN 0-394-73139-5), p. 405-406
- [Le littoral mauritanien à l'aube du XXIe siècle de Sébastien Boulay]
- [Méharées de Théodore Monod]
Liens externes [modifier]
- Référence Belles fleurs de France : Tribulus terrestris (fr)
- Référence Flora of China : Tribulus terrestris (en)
- Référence Madagascar Catalogue : Tribulus terrestris (en)
- Référence Flora of Pakistan : Tribulus terrestris (en)
- Référence Catalogue of Life : Tribulus terrestris L. (en)
- Référence Tela Botanica (France métro) : Tribulus terrestris L., 1753 (fr)
- Référence Tela Botanica (La Réunion) : Tribulus terrestris (fr)
- Référence ITIS : Tribulus terrestris L. (fr) ( (en))
- Référence NCBI : Tribulus terrestris (en)
- Référence GRIN : espèce Tribulus terrestris L. (en)