Toutes ces belles promesses

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Toutes ces belles promesses est un film français de Jean-Paul Civeyrac sorti en 2003

La Gare de Paris-Est est un des décors immortalisé par Jean-Paul Civeyrac dans Toutes ces belles promesses'

Synopsis[modifier | modifier le code]

Suite au décès de sa mère, Marianne (Jeanne Balibar), une violoncelliste, découvre le testament de son père. Elle y apprend sa liaison avec une femme, Béatrice (Bulle Ogier), qu’il a passionnément aimée. Peu après, alors qu'elle sent l'homme qu'elle aime se détacher d'elle, Jeanne décide de partir à la rencontre de cette Béatrice au bord de la mer.

Ce film laisse, un temps, la place à la nostalgie, lorsque Marianne retrouve les lieux et les figures de son enfance. Elle se trouve alors confrontée à ses souvenirs. La chanson Hymnes à l'amour d'Édith Piaf qui avait rythmé son enfance fait resurgir d'émouvantes silhouettes du passé comme celle de sa nourrice Ghislaine (Valérie Crunchant).

Ce voyage dans son passé et celui de son père, et ces rencontres avec Béatrice, Ghislaine, et aussi un médecin, ami de Béatrice, qui va la soigner un peu et tomber sous son charme, lui permettra de retrouver de la sérénité et de surmonter en partie son chagrin d'amour.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Scène culte[modifier | modifier le code]

  • « Clarisse (Éva Truffaut) : Ghislaine ! Ghislaine ! Reniflez moi ça ! Elle empeste votre sueur et mon parfum. Vous en êtes encore inondée si j’en crois le niveau du flacon. Vous m’aviez juré, Ghislaine, de ne plus jamais porter mes vêtements.
  • Ghislaine (Valérie Crunchant) : Pardon Madame Clarisse, pardon, je ne le referai plus.
  • Clarisse : Si encore vous aviez ma taille… Avec vos gros seins et votre gros derrière vous faites sauter toutes les coutures. Qu’est ce que vous voulez que j’en fasse de cette robe moi maintenant. Et non seulement vous avez encore fait la noce, mais vous avez abandonné Marianne toute seule à la maison.
  • Ghislaine : Abandonner Marianne ! Moi ? Jamais !!! Je le jure sur tout ce que j’ai de plus sacré !
  • Clarisse : Oh! je vous en prie Ghislaine arrêtez avec ça (à Marianne dont on découvre qu’elle assistait à l’entretien) Fiche-moi le camp toi. Ça ne te regarde pas. Vous avez déjà piqué et esquinté mes robes et j’avais décidé de passer l’éponge parce que vous m’aviez juré de ne plus recommencer. Maintenant c’est fini je n’ai plus confiance en vous.
  • Ghislaine : Madame Clarisse !!!
  • Clarisse : Oh! je comprends votre succès auprès de votre pêcheur de crevette, des robes de chez vogue. Et puis d’abord qu’est que vous fichez avec ce type là, il parait qu’il boit comme un trou.
  • Ghislaine : Je l’aime Madame !
  • Clarisse : Peuh… Vous l’aimez… »

Ce qui fait le charme de cette scène c’est le côté humoristique (l’apostrophe « vos gros seins et votre gros derrière » adressée à une actrice plutôt svelte) mélangé à l’aspect pathétique de la séquence : Ghislaine désespère qu’on puisse songer à la séparer de la petite Marianne (« Abandonner Marianne ! Moi ? Jamais !!! Je le jure sur tout ce que j’ai de plus sacré ! »). Ce désespoir entre résonance avec la réplique fétiche que Valérie Crunchant adresse à plusieurs reprises à la petite Marianne : « Ma petite chèvre ! Ma petite chèvre ! » Cinéaste de l’esthétique des sentiments, Civeyrac a su réutiliser avec talent les phrases d’Anne Wiazemsky dans son roman Hymnes à l’amour. Des formules qui font mouche et qu’on ne peut s’empêcher de retenir. Est-ce dû au choix des mots ou à celui des actrices ? Sans doute un peu les deux : Éva Truffaut est parfaite en patronne glacée et hautaine, tandis que Valérie Crunchant incarne avec une belle candeur une nounou sentimentale et émotive. Qui a dit que le cinéma d’auteur ne savait plus dialoguer ?

Récompense[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]