Tempête Juan blanc

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Tempête Juan blanc
Image satellitaire de NOAA de la tempête
Image satellitaire de NOAA de la tempête
Localisation
Pays Drapeau du Canada Canada
Régions affectées Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador
Caractéristiques
Type Tempête synoptique hivernale
(Tempête du Cap Hatteras)
Vent maximal 259 km/h
Pression minimale inconnue
Hauteur de neige 95 cm
Date de formation 17 février 2004
Date de dissipation 20 février 2004
Conséquences
Nombre de morts inconnu
Coût inconnu

La tempête Juan blanc est le nom officieux donné dans les provinces de l'Atlantique au Canada à une forte tempête du Cap Hatteras qui a frappé cette région du 17 au 20 février 2004. Le système donna des conditions de blizzard, seulement cinq mois après le passage de l'Ouragan Juan le 28 septembre 2003. Par sa furie, cette tempête a fait penser à bien des égards au passage de l'ouragan encore frais en mémoire.

Effets[modifier | modifier le code]

Le passage de ce Juan blanc a laissé de 50 à 100 cm de neige en moyenne de la Nouvelle-Écosse à Terre-Neuve. On rapporte même un total de 95,5 cm à la base militaire de Shearwater, près de Halifax (Nouvelle-Écosse). La tempête a également brisé le record d'accumulation de neige pour 24 heures à Yarmouth (Nouvelle-Écosse) qui était de 67,8 cm (16 janvier 1977) avec un total de 82,6 cm. On signale en plus plusieurs rapports officieux de 150 cm de neige à travers la Nouvelle-Écosse. La masse d'air était très instable et des orages ont été imbriqués dans la couverture nuageuse donnant localement des accumulations de plus de 20 cm de neige à l'heure.

Les vents moyens de 60 à 80 km/h à différentes stations de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, de Terre-Neuve et du Labrador ont été accompagnés de rafales jusqu'à 120 km/h sur une minute. On a même deux stations de la région d'Halifax qui ont enregistré des rafales à 147 km/h sur 10 secondes mais ces données ne sont pas confirmées par Environnement Canada. Les vents et la neige ont donné des conditions de poudrerie généralisée, réduisant la visibilité à 1/2 kilomètre ou moins durant au moins 8 heures et localement à nulle.

En poussant la neige, les vents ont de plus formé des congères pouvant atteindre la hauteur d'une maison de deux étages ce qui a rendu les routes impraticables et paralysé toute la région. Les commerces, écoles et services publics non essentiels ont été fermés. Durant plusieurs jours, un couvre-feu à 22h00 a été institué pour la circulation automobile dans la ville d'Halifax afin de permettre le déneigement des artères. La masse de neige à ramasser par les chasse-neiges et les souffleuses fut tellement grande qu'on manqua de place où la déposer. Une partie fut jetée dans le port.

La majorité des écoles furent fermées au moins une semaine après la fin de la tempête. Leurs stationnements furent utilisés pour l'entreposage temporaire de le neige enlevée des routes. La perte de tant de jours de classe fut reprise au début et à la fin de l'année scolaire suivante.

Les vents de force d'ouragan selon l'échelle de Beaufort donnèrent une houle de 10 à 15 mètres en mer. Des avertissements avaient été émis à cet effet dans les prévisions maritimes. Une onde de tempête, équivalente à celle associée avec un ouragan de catégorie 1, affecta la côte depuis le sud-est du Nouveau-Brunswick jusqu'à l'île-du-Prince-Édouard.

Accumulations totales des 18 et 19 février 2004[modifier | modifier le code]

Les rues après le Juan blanc

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]