Symphonie nº 1 de Prokofiev

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La Symphonie nº 1 de Prokofiev est surnommée Symphonie classique en raison de ses nombreuses inspirations classiques, dont la structure et l'orchestration. Elle est composée dans le ton de ré majeur et comporte quatre mouvements.

  1. Allegro
  2. Larghetto
  3. Gavotta : Non troppo allegro
  4. Finale : Molto vivace

Cette symphonie est la plus connue de celles de Prokofiev (avec sa cinquième)[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Titre : Symphonie nº 1 en ré majeur, op. 25 ;
    • Surnom : Symphonie classique ;
  • Composition : 1916-1917 ;
  • Création : 21 avril 1918 à Pétrograd, sous la direction du compositeur ;
  • Durée : 15 minutes (il s'agit de la plus courte des symphonies du compositeur).

Orchestration[modifier | modifier le code]

La symphonie est composée pour un petit orchestre type de Haydn ou Mozart :

Histoire[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Prokofiev commença à composer sa première symphonie en 1916[1]. Il a alors 25 ans. Pendant que la Première Guerre mondiale faisait des millions de morts, Prokofiev travaillait sa symphonie à Saint-Pétersbourg. Il n'avait alors, intentionnellement, aucun instrument de musique à sa disposition. Il voulait essayer de composer uniquement de mémoire. « Je dus reconnaître que le matériau thématique, composé sans piano, est la plupart du temps de meilleure qualité. Lorsque j'en jouais plus tard des passages au piano, cela me paraissait bien étrange tout d'abord, mais chaque élément prenait rapidement sa place. » Il s'inspira beaucoup des symphonies de Haydn dont il connaissait très bien la technique.

Sa composition est contemporaine de celle de son premier concerto pour violon, ce dernier ayant une écriture plus « moderne ». Au sujet du titre de « Symphonie classique », Prokofiev le justifie ainsi : « d'abord pour la simplicité du titre, ensuite pour provoquer les philistins, et avec l'espoir de vraiment gagner si la Symphonie devait se révéler réellement classique » (autobiographie).

Création et réception[modifier | modifier le code]

La création de la Symphonie n° 1 « classique » eut lieu le 21 avril 1918 à Pétrograd sous la direction du compositeur. Malgré son apparence conservatrice (mais apparence seulement), elle fut l'objet d'une véritable ovation du public.

Analyse[modifier | modifier le code]

Allegro[modifier | modifier le code]

Ce premier mouvement est de structure sonate classique, c'est-à-dire exposition, développement et réexposition. Le développement apparaît après une pause marquée.

Larghetto[modifier | modifier le code]

Le deuxième mouvement est divisé en trois sections, de forme A-B-A. Son rythme à trois temps l'apparente avec le menuet.

Gavotta : Non troppo allegro[modifier | modifier le code]

Le troisième mouvement, une gavotte est bien dansant, à quatre temps.

Finale : Molto vivace[modifier | modifier le code]

Le dernier mouvement, comme la plupart des derniers mouvements dans le classique est entraînant et puissant. Il mélange la forme du rondo (A-B-A-C-A-D...) avec la structure sonate.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ivry B, Notice de l'enregistrement de l'oeuvre par Dmitri Kitajneko, éditions Phienix
  • Au Cœur du Classique, Vol. 59 p. 1456-1459.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]