Concerto pour violon nº 1 de Prokofiev

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Concerto pour violon n° 1 opus 19
Genre Concerto
Musique Serguei Prokofiev
Durée approximative Environ vingt trois minutes
Dates de composition 1916-1917
Dédicataire &
Création 18 octobre 1923
Paris Drapeau de la France France
Interprètes Marcel Darrieux (violon)
Orchestre inconnu, Serge Koussevitzky (dir.)

Le concerto pour violon en Ré majeur, opus 19 est le premier des deux concertos pour violon et orchestre de Sergueï Prokofiev. Pendant la composition Paul Kochanski prodigua des conseils au compositeur qui exploita toutes les possibilités techniques du violon.

Il a été composé en 1916 et 1917 dans une période particulièrement féconde son écriture est contemporaine de celle de son opéra Le Joueur, de sa symphonie classique, de son troisième concerto pour piano et de ses troisième et quatrième sonates pour piano. Cette période voit également l'aboutissement de la révolution russe que le compositeur vit à Saint-Pétersbourg, devenu Petrograd, puis dans le Caucase.

Sa première n'a cependant lieu que le 18 octobre 1923, à Paris sous la direction de Serge Koussevitzky, Marcel Darrieux étant le soliste et le premier violon de l'orchestre. Joseph Szigeti fut, par la suite, un défenseur important de l'œuvre[1].

Orchestration[modifier | modifier le code]

Effectif orchestral : 1 piccolo, 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons; 4 cors, 2 trompettes, 1 tuba; timbales, percussions (caisse claire, tambourin); harpe, les cordes

Analyse[modifier | modifier le code]

Sa structure est en trois mouvements :

  1. Andantino, environ 10 minutes
  2. Scherzo - vivacissimo, environ 4 minutes
  3. Moderato, environ 8 minutes

La structure de la partition est inhabituelle, deux mouvements lents entourant une partie rapide, centrale. La composition se caractérise par la fréquente rupture puis reprise de ses lignes mélodiques et la combinaison d’une écriture rythmique très serrée avec une respiration naturellement chantante. Outre ses exigences techniques, l’œuvre, malgré tous ses détours, demande à l’interprète de ne pas perdre le fil de l’unité supérieure de ton qui l’anime.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • David Oïstrakh[2] avec l'orchestre symphonique de Moscou sous la direction de Yuri Temirkanov, concert donné à Prague en avril 1970.
  • Itzhak Perlman avec l'Orchestre symphonique de la BBC dirigé par Guennadi Rojdestvenski EMI
  • Isaac Stern avec l'Orchestre philharmonique de New York dirigé par Zubin Mehta CBS

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Goodwin N, notice de l'enregistrement de l’œuvre par Lydia Mordkovitch et Neeme Järvi, éditions Chandos.
  2. Il donne en 1954 une version de référence (Diapason Magazine) avec l'Orchestre symphonique de Londres dirigé par Lovro von Matacic

Liens externes[modifier | modifier le code]