Sigismund Krzyzanowski

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Sigismund Domenikovitch Krzyzanowski (né le 11 février 1887 à Kiev, et mort en 1950 à Moscou) est un écrivain russe inclassable, très rarement publié de son vivant.

[modifier] Biographie

Fils d'un comptable, Sigismund Domenikovitch Krzyzanowski fait des études de droit, assez longues, et entreprend, en 1912, un voyage à travers les villes et les universités européenne (Paris, Heidelberg, Milan…).

En 1914, il devient assistant dans un cabinet d’avocat, mais on perd sa trace durant la guerre mondiale de 1914-1918.

On le retrouve à Kiev en 1919, où il est connu des milieux intellectuels et étudiants par les conférences qu'il donne et les séminaires qu'il anime au Conservatoire dramatique ou à l'Institut musical. En 1922, il part pour Moscou, qu'il ne quittera pratiquement plus, vivant à peu près sans ressources (il enseignera quelques années au Studio Dramatique d'Alexandre Taïrov) dans une chambre minuscule - qui lui inspirera sans doute l'un de ses récits fantastiques "La Superficine" -, jusqu'à sa mort en 1950, après avoir perdu l'usage de l'alphabet à la suite d'une attaque de tétanie.

Jusqu'à maintenant, sa tombe est restée introuvable.

Les éditions Verdier, dans une collection dirigée par Hélène Châtelain, s'acharnent à exhumer du néant les textes - impossible d'étiqueter -, de l'un des génies ignorés de la littérature de ce siècle.

[modifier] Citations

« Voilà, je rends les mots, tous les mots, sauf un : la vie » (dernière phrase du livre Le Club des tueurs de lettres).

« Mais n'importe quel coin misérable vaut mieux que le trottoir long et nu de la littérature d'aujourd'hui » ("Le Marque-page").

[modifier] Bibliographie

Ses livres sont publiés en France aux Éditions Verdier.

  • Le Retour de Münchhausen, traduit par Anne Coldefy-Faucard
  • Souvenirs du futur, traduit par Anne-Marie Tatsis-Botton
  • Le Club des tueurs de lettres, traduit par Claude Secharel
  • Le Marque-page, traduit par Catherine Perrel et Eléna Rolland-Maïski
  • Le Thème étranger, traduit par Zoé Andreyev et Catherine Perrel
  • Estampillé Moscou, traduit par Eléna Maïski avec la collaboration de Catherine Perrel
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