Richard Ier de Beaumont-au-Maine

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Richard Ier de Beaumont-au-Maine (° ? - † > 1199), vicomte de Beaumont, Fresnay et Sainte-Suzanne.

Armes des Beaumont : chevronné d'or et de gueules de VIII pièces
Article détaillé : Comté du Maine.

Généalogie[modifier | modifier le code]

La famille de Beaumont, puis de Beaumont-Brienne, domina cette région du Maine du Xe siècle au XIVe siècle.

Article détaillé : Liste des vicomtes du Maine.

Biographie[modifier | modifier le code]

M. Depoin, dans son étude sur les vicomtes de Beaumont, attribue à Richard, vicomte de Beaumont, fils de Roscelin de Beaumont et de Constance, une libéralité en faveur de Robert, abbé de Saint-Vincent, antérieure à la fin de 1176, un second acte de 1177 ; l'abbé Angot indique en connaître un du roi Henri II d'Angleterre pour l'hôpital d'Angers dont il est témoin, ainsi que de celui du même roi en faveur des Bonshommes d'Angers où il intervient en 1188[1].

Richard fonde, en 1190, l'anniversaire de ses parents, Roscelin de Beaumont et Constance d'Angleterre, à Saint-Étienne de Caen ; atteste les dons de Robert III d'Alençon à l'abbaye de Perseigne le 7 mai 1191, et le dixième jour des coutumes de la châtellenie de Fresnay et de ce que Constance, sa sœur, y possédait, en 1194. Il ne vécut pas au-delà de 1196[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Luce de Laigle (° ? - † > 1217), sa femme, épousée entre 1170 et 1177, que Gilles Ménage et le Père Anselme donnent pour première épouse à son fils Raoul, est désignée par le généalogiste René de Quatrebarbes sous le nom de Luce de Quelaines. Le véritable nom de Luce, femme de Richard, est Luce de Laigle (ou Lucie), Lucia de Aquila, ou Aquilana, qu'une dérivation forcée a fait traduire par Quelaines[1].

Il y eut, de l'union de Richard et de Luce, au moins sept enfants[2].

  1. Raoul VIII de Beaumont,(† 1238-1239) qui succéda à son père.
  2. Richard de Beaumont, † 1202, mort même avant son père, qui, d'après une charte de l'Abbaye de Marmoutier, citée par Dom Villevieille, aurait projeté la fondation de son anniversaire, et qui en laissa l'accomplissement à son fils[Note 1].
  3. Geoffroy de Beaumont, qui, sur le point de partir pour Jérusalem, fit un don à l'abbaye de Tiron en 1241.
  4. Guillaume de Beaumont, (° 1177[Note 2] - † 2 septembre 1240) évêque d'Angers de 1202 à 1240.
  5. Ermengarde de Beaumont, († 12 février 1233), qui épousa le 5 septembre 1186 à Woodstock Guillaume Ier d'Écosse, roi d'Écosse.
  6. Constance de Beaumont († > 1226), qui épousa avant le 22 septembre 1199 Roger IV de Tosny, seigneur de Conches († > 29 décembre 1208), de l'illustre famille normande de Tosny.
  7. Pétronille ou Perronnelle, mariée vers 1180-1184 avec Alain Ier de Penthièvre-Avaugour1151 - † 29 décembre 1212), fils d'Henri Ier d'Avaugour, comte de Penthièvre, et de Mahaut de Vendôme, comte de Tréguier et de Penthièvre, de Goëlo, de Guingamp et d'Avaugour.
Henri Ier d'Angleterre
│
├──> Mathilde, femme de Geoffroy Plantagenet
│    │
│    └──> Henri II d'Angleterre
│
├──> Constance, fille bâtarde 
│    x Roscelin de Beaumont
│    │
│    └──> Richard Ier de Beaumont
│    │    x Luce de Laigle
│    │    │
│    │    └──> Raoul VIII de Beaumont
│    │    │
│    │    └──> Richard de Beaumont
│    │    │
│    │    └──> Geoffroy de Beaumont
│    │    │
│    │    └──> Guillaume de Beaumont, évêque d'Angers
│    │    │
│    │    └──> Ermengarde de Beaumont, reine d'Écosse
│    │    │     x Guillaume Ier d'Écosse
│    │    │
│    │    └──> Constance de Beaumont
│    │    │    x Roger IV de Tosny
│    │    │
│    │    └──> Pétronille de Beaumont
│    │         x Alain Ier de Penthièvre-Avaugour
│    │
│    └──> Raoul de Beaumont, évêque d'Angers
│        

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Odolant-Desnos dit qu'il fut inhumé à Marmoutier en 1194. Il faut donc regarder comme apocryphes deux lettres de Jean sans Terre publiées par Ménage, « d'après une copie prise à la Tour de Londres par M. Esnault », datées de l'an IV de son règne (1203), qui accepte Richard à son service, et proteste n'avoir jamais ni mal pensé ni médit de lui comme on avait voulu le lui faire croire.
  2. 1177, l'année même où son oncle Raoul montait sur le même siège.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Alphonse-Victor Angot, Les vicomtes du Maine, vol. 30 : Bulletin de la Commission historique et archéologique de la Mayenne,‎ 1914 (présentation en ligne), p. 80-232, 320-342, 404-424
  2. Étienne Patou, Comtes du Maine,‎ 2007 (présentation en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]