Pholcus phalangioides
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Pholcus phalangioides
Pholque phalangide femelle
tenant son cocon
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Arthropoda |
| Sous-embr. | Chelicerata |
| Classe | Arachnida |
| Ordre | Araneae |
| Sous-ordre | Araneomorphae |
| Famille | Pholcidae |
| Genre | Pholcus |
Pholcus phalangioides
(Fuesslin, 1775)
- Aranea phalangoides Fuesslin, 1775
- Aranea meticulosa Fourcroy, 1785
- Pholcus nemastomoides C. L. Koch, 1837
- Pholcus americanus Nicolet, 1849
- Pholcus atlanticus Hentz, 1850
- Pholcus litoralis L. Koch, 1867
- Pholcus dubiomaculatus Mello-Leitão, 1918
- Pholcus communis Piza, 1938
Pholcus phalangioides, le Pholque phalangide, est une espèce d'araignées aranéomorphes de la famille des Pholcidae.
Sommaire |
Distribution [modifier]
Cette espèce est presque cosmopolite.
Description [modifier]
Araignée typique des maisons, elle se reconnaît aisément à ses très grandes pattes (qui parfois la fait confondre avec un faucheux ou une tipule). Le Pholque phalangide réside dans les caves, dans les coins des pièces, en haut des fenêtres où il tisse une toile irrégulière. Il s'y tient accroché, les pattes en haut, le corps en bas.
Comportement [modifier]
Dérangé, l’animal peut fuir mais la plupart du temps il fait vibrer sa toile, et elle tremble tellement qu’il en disparaît presque de la vue.
Alimentation [modifier]
Comme toutes les araignées, cette espèce est prédatrice et se nourrit de petits insectes volants se prenant à sa toile. À l'occasion, elle s'attaque aussi à des animaux marchant qui rencontrent les fils de sa toile. Ainsi une tégénaire, araignée pourtant plus grosse et d'apparence plus robuste, n'a aucune chance contre lui. Le Pholque phalangide n'hésite pas à s'attaquer aux guêpes isolées qui s'aventurent dans les habitations, l'araignée emmaillote alors la guêpe en quelques fractions de seconde pendant que celle-ci marche sur une surface, une vitre par exemple.
Reproduction [modifier]
Le mâle va approcher la femelle avec prudence car elle pourrait le prendre pour une proie potentielle et le consommer. Il va donc faire vibrer la toile de la femelle suivant un rythme particulier afin de se faire reconnaître par elle. La femelle, une fois fécondée, va pondre ses œufs dans une construction de soie, le cocon. Elle va le transporter avec elle constamment jusqu'à l'éclosion de ses petits. Ceux-ci, qui ne sont capables de subvenir à leurs besoins qu'au bout de quelques jours, vont rester sur la toile de la femelle.
Venin [modifier]
Bien qu'elle soit venimeuse, cette espèce est absolument sans aucun danger pour l'être humain.
Taxinomie [modifier]
Cette espèce a été décrite par Fuesslin[1] en 1775 sous le protonyme Aranea phalangoides.
Publication originale [modifier]
- Fuesslin, 1775 : Verzeichnis der ihm bekannten schweizerischen Insekten, mit einer ausgemahlten Kupfertafel: nebst der Ankündigung eines neuen Inseckten Werkes. Zurich und Winterthur, p. 1-62.
Liens externes [modifier]
- Référence Catalogue of Life : Pholcus phalangioides (Fuesslin, 1775) (en) (consulté le 25 mars 2012)
- Référence Fauna Europaea : Pholcus phalangioides (en) (consulté le 25 mars 2012)
- Référence Animal Diversity Web : Pholcus phalangioides (en) (consulté le 25 mars 2012)
- Référence NCBI : Pholcus phalangioides (en) (consulté le 25 mars 2012)
Bibliographie [modifier]
- La Hulotte numéros 54 et 55 le travail de vulgarisation de Pierre Déom.
Notes et références [modifier]
- Fuesslin est le nom que Johann Kaspar Füssli utilisait pour signer ses publications scientifiques.