Peter Wright (MI5)

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Peter Wright, né le 9 août 1916 à Chesterfield (Royaume-Uni) et mort le 27 avril 1995 en Tasmanie (Australie), était un scientifique et officier de contre-espionnage au sein du MI5.

Le MI5 est le service secret britannique chargé du renseignement intérieur au Royaume-Uni. Peter Wright y a été officier entre 1956 et 1976

Biographie[modifier | modifier le code]

Il intégra le MI5 en tant que chargé des recherches scientifiques. Il fit ses preuves et acquit la confiance des ses homologues américains de la CIA (dirigée alors par Angleton). Il travailla sur "la chose", qui était un microphone russe caché dans un des murs de l'ambassade américaine à Moscou (capitale de l'URSS, en pleine guerre froide avec les USA). Peter Wright était aussi doué pour cacher des microphones. Bien sûr dans l'ambassade soviétique à Londres mais également dans l'ambassade égyptienne lors de la crise de Suez en 1956. Il posait des microphones notamment pour espionner des cibles précises notamment lors de l'affaire Lonsdale dont il fut un des principaux partisans de la victoire contre les services secrets soviétiques (Lonsdale était un officier supérieur du KGB et avait des complices eux aussi arrêtés comme par exemple un couple de Néo-Zélandais). Peter Wright était au courant et partisan de toutes les grandes affaires du MI5 pendant son activité. Les microphones posés dans les ambassades et espions potentiels, il surveillait la maison du président du parti communiste britannique (PCGB), bien sûr on n'oublie pas l'affaire Lonsdale, pose de microphone à Lancaster house (une des plus grandes opérations de pose micro)...

Peter Wright est surtout connu pour son implication dans l'enquête des Cinq de Cambridge et le démantèlement du réseau soviétique à l'intérieur du MI5. Il a puisé dans les dossiers du MI5 depuis les années 1930, décennie durant laquelle s'est constitué le groupe de Cambridge. Il conclut sur les noms de : Guy Burgess, Donald Maclean, Kim Philby et Anthony Blunt ; ce dernier a eu le droit à l'immunité en échange des secrets qu'il savait. Quant à Guy Burgess et à Donald Maclean, ils s'enfuirent en URSS.

Peter Wright, après avoir remarqué des fuites qui ne pouvaient avoir eu lieu que depuis les plus hautes sphères du MI5, a accusé à tort Roger Hollis, alors directeur général du MI5, d'être un espion à la solde de l'Union soviétique. Une enquête fut ouverte sur Hollis, qui fut innocenté. De plus, Wright n'a pas trouvé le « cinquième homme  » des Cinq de Cambridge. Ce fut donc un échec pour lui. Mais grâce à ces enquêtes il aurait réussi à démasquer quarante espions potentiels et démantelé en majorité les réseaux des universités d'Oxford et de Cambridge (principales bases de recrutement des Cinq de Cambridge).

Pour finir, Wright fut nommé directeur général adjoint du MI5 et prit sa retraite en 1976. En 1987 sortit le livre Spy Catcher, où Wright décrit de fond en comble le fonctionnement, les défections et les opérations menées par le MI5. Son livre fut un best-seller mais interdit au Royaume-Uni par Margaret Thatcher.

Peter Wright est mort le 27 avril 1995.