Paschalococos disperta

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Paschalococos disperta (palmier de l'Île de Pâques ou palmier de Rapa Nui), synonyme : Jubaea disperta, est une espèce éteinte de palmiers indigènes de l'Île de Pâques. Cette espèce a disparu vers l'an 1650 de l’ère commune (EC) d'après l'étude des grains de pollen.

Taxonomie[modifier | modifier le code]

On ne sait pas si ce genre est distinct de Jubaea, mais on n'a pas non plus de preuve du contraire. En effet les tissus mous utilisés pour l'identification des genres de palmiers n'ont pas été préservés. Les seuls vestiges conservés sont des grains de pollen provenant du lit de lacs, des endocarpes creux trouvés dans une grotte et des moulages de racines.

John Dransfield, botaniste britannique spécialiste des palmiers, a rattaché l'espèce à un nouveau genre en partie pour éviter de donner du crédit à l'hypothèse courante, mais spéculative, que les palmiers appartenaient à l'espèce Jubaea chilensis et avaient été utilisés comme rouleaux pour déplacer les moaï, statues monumentales de l'île de Pâques[1].

Causes de l'extinction[modifier | modifier le code]

C'est la surpopulation humaine au cours de la période allant de 800 à 1600 qui a entraîné l'extinction de ce palmier. Selon Michael Hogan, la disparition du palmier de l'Île de Pâques, concomitante de celle d'autres organismes, a contribué à l'effondrement de la société humaine de l'île[2]. John Dransfield suggère que les arbres ont disparu à cause de leur exploitation pour fournir des cœurs de palmier comestibles, destinés à assurer la subsistance des habitants d'une île surpeuplée.

Il est également vraisemblable que beaucoup de palmiers ont été abattus pour construire des canots destinés à la pêche.

Une autre hypothèse est que le rat polynésien, apporté par les colons polynésiens arrivés entre 800 et 1000, a consommé les noix de ce palmier, en laissant un nombre insuffisant pour assurer le réensemencement de l'île[3].

Malgré l'extinction de l'arbre, il semble que ce palmier ait été représenté, deux siècles plus tard, dans les signes Rongo-rongo de l'île de Pâques, par les glyphes suivants rongorongo glyph 67.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) John Dransfield, « Paschalococos disperta », Palm & Cycad Society of Australia (PACSOA),‎ 2008 (consulté le 8 septembre 2013).
  2. (en) Michael Hogan, « Chilean Wine Palm: Jubaea chilensis », sur GlobalTwitcher.com, ed. N. Stromberg,‎ 2008 (consulté le 8 septembre 2013)
  3. (en) Thomas H. Maugh II, « Easter Island has stone heads, but little else. What happened? », Los Angeles Times,‎ 20 juin 2012 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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