Otis Rush

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Otis Rush en 2002.

Otis Rush est un guitariste chanteur de blues américain, né à Philadelphia dans le Mississippi, le 29 avril 1935.

Biographie[modifier | modifier le code]

Otis Rush au "Notodden bluesfestival" (Norvège) en 1997

Otis Rush est né le 29 avril 1935 à Philadelphia aux États-Unis (État du Mississippi), Otis Rush déménage au début des années 1950 à Chicago où il devient un des leaders de la scène Blues. Il est gaucher, mais à la différence de beaucoup de guitaristes gauchers, il joue d’un instrument pour droitier à l'envers sans en changer les cordes (upside down). D’aucuns pensent d’ailleurs que cela contribue à son son très distinctif. Parmi d’autres guitaristes qui emploient cette méthode on peut citer : Albert King, Dick Dale, Doyle Bramhall II, Coco Montoya, Rusty Burns et Lefty Dizz. Rapidement il commence à se faire un nom en jouant dans les clubs du South Side et du West Side. Avec son chant déclamatoire et théâtral, porté par sa voix de baryton très soul et ses solos très expressifs, Otis Rush crée un style personnel. Cette combinaison, plus agressive que ce qui se faisait à ce moment-là à Chicago, va inspirer des guitaristes comme Luther Allison ou Freddy King.

Tout cela va lui permettre d’enregister (sur une période courant de 1956 à 1958) pour le label Cobra dirigé par Eli Toscano et Willie Dixon. Il y obtient son seul succès en 1956, “I can't quit you, baby”, qui signale l'émergence du West Side Sound. En quelques années, Rush réalise pour Cobra des enregistrements magnifiques avec des sommets comme “All your love”, “My love will never die”, “Groaning the blues”,” Double Trouble”... Mais, paradoxalement, les ventes ne suivent pas. Après l'assassinat de Toscano, Otis Rush suit Dixon chez les disques Chess, enregistrant encore quelques très beaux titres pour ce légendaire label (Albert King & Otis Rush : “Door to door”). Il signe ensuite avec Duke Recording, pour lequel il réalisera en 1962 le magnifique “Homework”. Il figure d'ailleurs en bonne place sur l'anthologie "Chicago/The blues today vol. 2" (Vanguard), concoctée par Sam Charters.

À partir de 1966, et d’une participation fort remarquée à l'American Folk Blues Festival, Otis Rush traverse une période sombre : les engagements se font plus rares, son contrat avec le label Capitol tourne à l’échec, et son album “Mourning in the morning”, bien qu’enregistré dans les fameux studios Muscle Shoals dans l’Alabama, et produit par Michael Bloomfield et Nick Gravenites de Electric Flag, n’obtient pas le succès escompté. Cependant, il continue de perfectionner son jeu de guitare, étudiant Kenny Burrell et Jimmy Smith et absorbant le style d'Albert King. Malgré tout Rush reste très apprécié par la critique comme par les musiciens tels Duane Allman, Eric Clapton ou Mick Taylor, et croit fermement en un come back qui hélas tarde à arriver.

Après 1974 les choses semblent commencer à évoluer de nouveau favorablement. Otis Rush effectue plusieurs tournées couronnées de succès en Europe et au Japon et enregistre plusieurs albums pour Delmark Records (avec en particulier “So many roads” concert particulièrement réussi au Japon en 1975) et Sonet Records en Europe. Son vrai retour sur le devant de la scène se déroulera en 1985 où il effectue une tournée à travers les USA qui sera immortalisée sur un album live enregistré au San Francisco Blues Festival. Auparavant, en 1984, Rush aura eu la joie d’entrer dans le Blues Hall of Fame.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Otis Rush en France en 1974
  • Cobra recordings / 1956-1958 (P-Vine)
  • Homework' (single)/ 1962 (Duke)
  • Door to Door' ( with Albert King)/ 1969 (Chess)
  • Mourning in the Morning' /1969 (Atlantic)
  • Right Place, Wrong time' / 1976 (Hightone)
  • Cold Day In Hell' / 1976 (Delmark)
  • So Many Roads' « Live in Japan » / 1978 (Delmark)
  • Troubles, Troubles' / 1978 (Alligator Records) / 1991
  • Screaming and Crying' « European Session » 1974 (Evidence)
  • Live in Europe' « Live in France at the 1977 Nancy Jazz Pulsations » (Evidence)
  • Live at the Chicago Blues Festival' / « 1965 Live Recordind with Little Walter » (Intermedia)
  • Tops' « Live at the 1985 San Francisco Blues Festival » (Blind Pig)
  • Ain't enough comin' in / 1994 (Quicksilver recording)
  • "Good 'un's - The Classic Cobra recordings 1956-1958" / 2000 (The Demon Music Grp.)
  • Otis Rush & friends Live in Montreux 1986 / 2006 (Eagle Records)
  • Otis Rush Chicago Blues Festival 2001 / 2009

Chansons[modifier | modifier le code]

  • Me
  • Working Man
  • Feel so bad
  • You're killing my love
  • Gambler's blues
  • Baby, i love you
  • My old lady
  • My love will never die
  • Reap what you sow
  • It takes time
  • Can't wait no longer

Filmographie[modifier | modifier le code]