Okurigana

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Écritures du japonais
Image illustrative de l'article Okurigana
kanji (漢字)
Lectures on’yomi (音読み) et kun’yomi (訓読み).
kana (仮名)

Emplois spécifiques :

rōmaji

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Les okurigana (送り仮名?, littéralement « kana qui accompagnent ») sont des kanas nécessaires à la conjugaison et la différenciation de prononciation de certains kanjis.

Conjugaison[modifier | modifier le code]

Dans la conjugaison japonaise, les okurigana sont les kana que l'on trouve après la partie écrite en kanji (et donc en général invariable) des verbes et des adjectifs verbaux. Ainsi, dans 上げる (あ + げる, ageru), げ et る sont des okurigana.

Ils servent essentiellement à la conjugaison et permettent un compromis entre l'écriture chinoise non agglutinante et le japonais qui lui est une langue agglutinante. En clair, le japonais agglutine des suffixes aux verbes (et adjectifs verbaux) pour exprimer le passé/le présent, l'affirmation/la négation, la volonté, etc. Tous ces suffixes peuvent s'agglutiner ensemble et former une longue chaine.

Exemples[modifier | modifier le code]

  • L'adjectif verbal 楽しい tanoshī (agréable) donne au passé 楽しかった tanoshikatta (avoir été agréable) ;
  • Le verbe 食べる taberu (manger) donne au passé 食べた tabeta (avoir mangé) et à la forme de volonté 食べたい tabetai (avoir envie de manger).

Différenciation 1[modifier | modifier le code]

Le système éducatif japonais enseigne une base de 2136 kanji officiels, les jōyō kanji. Le ministère de l'enseignement a dû faire un tri parmi les sinogrammes existants, beaucoup plus nombreux. Pour cela on a choisi d'utiliser le même kanji pour des verbes de même famille, même si ces verbes ont des prononciations différentes.

Exemple :

  • 食う  : manger, bouffer (terme utilisé principalement par les hommes, vulgaire) ;
  • 食らう kurau : manger, boire, bouffer, recevoir des coups (déguster) ;
  • 食べる taberu : manger.

À la lecture, lorsque le contexte ne suffit pas, seuls les okurigana permettent de les différencier. Dans le pire des cas, si l'on ne connaît pas le mot en question au moins l'on connaît le kanji de base du mot, ce qui indique vaguement le sens du mot.

Différenciation 2[modifier | modifier le code]

Certains verbes ont une conjugaison particulière. Ils changent complètement de prononciation en fonction du suffixe. Par exemple :

  • 来る kuru ;
  • 来ない konai ;
  • 来た kita.

Dans ce cas ci aussi l'utilisation des okurigana est primordiale.

Règles d'écriture[modifier | modifier le code]

Le système éducatif japonais a instauré un usage strict des okurigana mais parfois on verra par exemple 受け付け (uketsuke, réception) écrit le plus souvent 受付 sur les pancartes (la prononciation est la même).