Mur marocain

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Étapes de construction du mur marocain.

Le mur marocain, également appelé mur des sables, mur de défense, mur de sécurité (par les Marocains), ou mur de la honte (par ses opposants), est une barrière de séparation érigée au Sahara occidental par le Maroc à partir d'août 1980 et achevé en 1987. Il doit servir à affirmer la souveraineté marocaine sur l'ancienne colonie du «Sahara espagnol», en opposition aux revendications d'indépendance portées par le Front Polisario. La communauté internationale ne reconnaît pas la légalité de cette annexion.

Ce mur est gardé par environ 100 000 soldats marocains[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Guerre du Sahara occidental.

Le Maroc occupe seul l'ancien Sahara espagnol depuis 1979 et le retrait de la Mauritanie. Cette annexion n'est pas reconnue par la communauté internationale.

L'édification du mur (2 720 km) s'est faite en plusieurs étapes. Depuis son achèvement en 1987, le Maroc considère le mur comme remplissant pleinement son rôle de défense puisque depuis sa construction, la présence du Front Polisario aurait fortement diminué de l'autre côté du mur. Depuis le cessez-le-feu de 1991, le Front affirme avoir sous son contrôle toute la région située à l'est du mur.

Description du mur[modifier | modifier le code]

Systèmes de détection[modifier | modifier le code]

Afin de contrer toute éventuelle attaque surprise, l'armée marocaine s'est dotée de systèmes de surveillance comme des systèmes d'alarme à des radars de type Rasura et AN/PPS-15.

Armement[modifier | modifier le code]

L'armée marocaine a mis en place des batteries d'artillerie et déployé des champs de mines anti-personnels.

Unités diverses[modifier | modifier le code]

Plusieurs groupes d'infanteries sont chargés de la protection du mur. Le premier et le plus nombreux est la B.I.M. (bataillon d'infanterie mécanisé). Plus en retrait, se trouvent les R.I.M. (régiments d'infanterie motorisé) et les G.E.B. (groupe d'escadrons blindés) équipés de chars de combat M48A5, M60A3, Sk-105, AML-20-60-90, AMX-10 RC... Enfin, on trouve les G.A.R. (groupes d'artillerie) munis de AMX-13, M-109, M-110.

En plus de ces groupes, des hélicoptères de type CH-47 Chinook et AB-205 (transport de parachutistes et de commandos) et des avions de chasse Mirage F1 sont en état d'alerte constante. Cette aviation peut éventuellement intervenir contre des incursions.

Conséquences du mur[modifier | modifier le code]

Le mur a permis au Maroc d'affirmer son contrôle sur plus des deux tiers du territoire du Sahara Occidental, et de contrer les offensives du Front Polisario.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. James Minahan, Encyclopedia of the Stateless Nations: S-Z, ISBN 0-313-31617-1, page 1628

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Novosseloff (Alexandra), Neisse (Frank), Des murs entre les hommes, Paris, La documentation française, 2007, 211 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]