Montguillon

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Montguillon
Image illustrative de l'article Montguillon
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Segré
Intercommunalité C.C. du Canton de Segré
Maire
Mandat
Joël Roncin
2014-2020
Code postal 49500
Code commune 49208
Démographie
Gentilé Montguillonnais, Montguillonnaise
Population
municipale
217 hab. (2012)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 43″ N 0° 44′ 36″ O / 47.7286111111, -0.74333333333347° 43′ 43″ Nord 0° 44′ 36″ Ouest / 47.7286111111, -0.743333333333  
Altitude 54 m (min. : 46 m) (max. : 87 m)
Superficie 11,91 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de Montguillon

Montguillon est une commune française située dans le département de Maine-et-Loire, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune angevine du Segréen, Montguillon se situe dans le nord du département en limite de celui de la Mayenne, sur la route D189, Saint Sauveur de Flée[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les restes d'un cromlech au sommet d'une colline situé à l'Ouest de la commune, laisse à penser que dès l'époque néolithique, une présence humaine s'était établie dans la contré pour y dresser ce monument qui comptait à l'origine quatorze menhirs disposés en cercle. Beaucoup plus tard, des peuplades gauloise vinrent à leur tour s'établirent sur ce territoire dans le but d'extraire des métaux à partir de minéraux et de fours rudimentaires situés dans le Bois des Rouvrayes et celui de Molière. D'ailleurs, à proximité le site des Forges a conservé fort longtemps des reste de scories et de métaux résiduels ce qui témoigne une forte activité. La période gallo-romaine va développer plusieurs autres forges dans un périmètre proche comme aux abords de Saint Sauveur de Flée et le domaine de Molières.

Moyen-âge[modifier | modifier le code]

Comme dans toute la région, pendant le règne des rois carolingiens et celui des capétiens, des chevaliers s'approprièrent des terres et assujettirent dans le même temps la population qui était en place pour défricher ces terres, les cultiver et accroître leur domaine. Selon les relevés topographiques du cadastre de 1833, une Petite Motte féodal, se situait en haut du village actuel, fortifiée naturellement par une inclinaison du terrain et des ruisseaux alimentés par les anciens étangs des Traconnières. Cette dénomination permet de penser qu'une autre motte féodale de plus grande importance était à proximité. En fonction de l'aspect géologique, il est fort probable, qu'entouré d'eau, elle s'élevait à l'endroit ou fut construit la ferme du Domaine par la suite. Ce sont d'ailleurs ces seigneurs, qui élèveront une grande chapelle vers 1050, puisque ce sont leurs héritiers qui remettront les clés de la chapelle à l'évêque d'Angers en 1130.

A quelques lieues de là, s'élevait également la Motte Milon, une place forte entourée d'eau, puis selon les archives de Molières, un château fort s'élevait sur la colline, non loin du lieu dit les Forges.

Au XIV° et XV° siècle, les terres de Montguillon allaient être acquises par les seigneuries locales avec notamment le Château de la Bourgonnière qui, dépendante de Molière appartenait au chevalier Jehan Gautier, puis le Château de Bouillé Théval, érigé sur les ruines d'un château fort par la famille de Gilles Quatrebarbes et le manoir de la Motte Milon, détenu par Antoine de la Saugère. Excepté le domaine de Bouillé Théval qui avait droit de haute justice, les autres terres relevaient de la baronnie de Château-Gontier et de la châtellerie de la Jaille.

Vers 1480, le village était composé d'au moins neuf chaumières, à proximité de la petite église et de son cimetière. Au nord, de ce martyrétum, se dessait une petite cure dont les premiers occupants sont inconnus.[pas clair] Néanmoins, il est vraisemblable que ce sont des moines capucins qui y résidaient puisque des documents attestent le présence d'une aumônerie sur leur domaine. D'ailleurs sur ses vestiges seront construites deux petites closeries appelés : les Moineries (voir cadastre 1833). C'est alors qu'un prêtre fortuné allait dresser un grand presbytère entouré de douves, à 800 mètres de l'église. Après la Révolution, ce site sera transformé en école publique, en mairie puis deviendra la ferme du Verger.

Ancien régime et Révolution[modifier | modifier le code]

En dehors du terrible hiver 1709, où les gens mouraient de faim, la vie économique se développait lentement avec une multitude de journaliers, de closiers et de fileuses, alors qu'il y avait qu'un forgeron et quelques tisserands.

La révolution laissa des traces douloureuses pour les habitants avec notamment l'emprisonnement en 1791, du prêtre Jean François Aubert, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution de la République. Ce religieux fera partie du nombre de noyés en Loire à Nantes sur les ordres de Jean Baptiste Carrier le 5 décembre 1793. Il sera remplacé par un vicaire de Saint Sauveur de Flée, Théodore Larochequi, peu apprécié de la population, allait être chassé par les chouants avant que ces derniers ne viennent exécuter quelques saccages dans l’église et voler une grande partie des objets sacrés. Le maire de l'époque Guy Chopin fut démissionné par le Syndic de Saint Martin du Bois, étant soupçonné de quelques affinités avec la chouannerie, aussi fut-il remplacé par un dénommé Pierre Delaune qui le 26 juin 1794, fut assassiné de 18 coup de baïonnettes par les chouans dirigés par Coquereau.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

A la suite de ces événements, les deux presbytères furent vendus puis la paroisse fur supprimé en 1803. Il faudra attendre 30 ans après de nombreux travaux pour que la paroisse renaisse. Le cimetière qui jouxtait avec l'église, fut transféré dans le Cloteau des Perrières, sur la route de Saint sauveur de Flée, un nouveau presbytère fut construit sur l'emplacement et un nouveau clocher vit le jour.

Après la construction d'une dizaine de nouvelles maisons dans le village, une école publique et une mairie furent construites en 1864, après avoir siégées dans deux pièces de l'ancien grand presbytère à partir de 1825 environ. Une école libre fur instituée en 1855 avec la prestation de religieuse mais elle fermera en 1961.

Le plan cadastral fut réalisé en 1828, après des échanges de terres importantes avec le nouveau département de la Mayenne, du fait que tout le secteur de Château-Gontier ne faisait plus partie de la province d'Anjou.

En ce qui concerne les guerres, la commune connue le sacrifice de nombreux de ses enfants, avec 1 soldat lors du conflit de 1870, puis 23 pour la guerre de 1914-18. Au cours du conflit de 1939, un bombardement eu lieu en campagne le 29 mai 1944, ne faisant aucune victime alors qu'un parachutage sans doute anglais, du colonel Buckmaster avait été réalisé vers 1942, d'après un parachute retrouvé en 1943.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Joël Roncin[2]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté de communes du Canton de Segré[3], elle-même membre du syndicat mixte Pays de l'Anjou bleu, Pays segréen.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 217 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
291 257 261 295 318 366 354 367 374
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
391 378 387 360 387 352 346 348 367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338 322 337 310 299 280 271 267 259
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
270 236 217 214 172 165 184 190 217
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,8 %) et au taux départemental (21,4 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,7 % au niveau national et 48,9 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 16,5 %, 45 à 59 ans = 24,7 %, plus de 60 ans = 15,5 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 21,5 %, 15 à 29 ans = 29 %, 30 à 44 ans = 11,8 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 16,2 %).
Pyramide des âges à Montguillon en 2008 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
3,1 
75 à 89 ans
6,5 
12,4 
60 à 74 ans
9,7 
24,7 
45 à 59 ans
21,5 
16,5 
30 à 44 ans
11,8 
20,6 
15 à 29 ans
29,0 
22,7 
0 à 14 ans
21,5 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,3 
75 à 89 ans
9,5 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
20,0 
45 à 59 ans
19,4 
20,3 
30 à 44 ans
19,3 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
20,7 
0 à 14 ans
18,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Sur 25 établissements présents sur la commune à fin 2010, 56 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 12 % du secteur de l'industrie, aucun du secteur de la construction, 24 % de celui du commerce et des services et 8 % du secteur de l'administration et de la santé[8].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : D-M, t. 2, Angers, H. Siraudeau et Cie,‎ , 2e éd. (notice BnF no FRBNF34649310, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • « Églises du Haut-Anjou : un patrimoine en danger - Segré », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  • « Une randonnée entre pierres et pommes - Segré », Ouest-France,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. IGN et BRGM, Géoportail Montguillon (49), consulté le 20 septembre 2012
  2. Réélection 2014 : « Liste des maires élus en 2014 », sur le site de la préfecture du département de Maine-et-Loire (consulté le 19 avril 2014).
  3. Insee, Composition de l'EPCI du du Canton de Segré (244900593), consulté le 17 septembre 2013
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  6. « Évolution et structure de la population à Montguillon en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  7. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 mars 2012)
  8. Insee, Statistiques locales du territoire de Montguillon (49), consultées le 28 avril 2013