Max Brod

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Max Brod

Description de cette image, également commentée ci-après

Max Brod (à droite), à l'époque du théâtre Habima de Tel Aviv

Activités écrivain, journaliste
Naissance 27 mai 1884
Prague Drapeau de l'Autriche-Hongrie Autriche-Hongrie
Décès 20 décembre 1968 (à 84 ans)
Tel Aviv Drapeau d’Israël Israël
Langue d'écriture allemand

Signature

Signature de Max Brod

Max Brod est un écrivain et journaliste de langue allemande, né à Prague le 27 mai 1884, mort à Tel Aviv, Israël, le 20 décembre 1968 (à 84 ans).

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille juive, Max Brod fait des études de droit à l'université de Prague[1].

Brod et Kafka[modifier | modifier le code]

Plaque en bronze qui commémore Max Brod, en face de la tombe de Franz Kafka, Prague

En 1902, alors qu'il commence ses études de droits, Max Brod s'inscrit à la Literarisch-künstlerische Sektion de la Lese- und Redehalle de l'université. Ce cercle littéraire se consacre à des conférences en public. Le 23 octobre, Brod lit en public son essai sur Schopenhauer. Après la conférence, un jeune étudiant en droit vient le voir et le raccompagne chez lui. La longue discussion qui s'ensuit entre les deux marque le début de l'amitié entre Brod et Franz Kafka. Brod sera l'ami le plus proche de Kafka[2].

On doit à Max Brod la publication d'œuvres de Kafka. En juin 1912, lors d'un voyage commun, il fait halte à Leipzig avec Kafka et le présente à l'éditeur Kurt Wolff, alors directeur de Rowohlt. Malgré les réticences de Kafka, il sortira de cette rencontre la première publication de Kafka, Betrachtung, publié à 800 exemplaires. Dans les années qui suivent, Brod pressera sans relâche Kafka de présenter des manuscrits à la publication au Kurt Wolff Verlag[3].

Il est l'un des quatre membres de qu'il appelle le « cercle pragois étroit » avec Franz Kafka, Oskar Baum et Felix Weltsch puis, plus tard, après la mort de Kafka, Ludwig Winder. Le groupe se réunit toutes les semaines au domicile de Baum pour faire la lecture de leur manuscrits[4].

Désigné comme son exécuteur testamentaire par Franz Kafka, c'est à lui que l'on doit l'état de notre connaissance de l'œuvre de ce dernier. Alors que Kafka, dans une lettre lui demande de détruire ses manuscrits, Brod ne s'y résout pas et publie dans les années qui suivent les textes inédits, notamment les romans[1].

Exil[modifier | modifier le code]

En 1939, avec la fin de la Tchécoslovaquie, Max Brod, depuis longtemps militant sioniste, s'exile et émigre en Palestine mandataire, pour fuir le nazisme, avec Felix Weltsch[2]. Il emporte dans une valise les manuscrits de Kafka. Ses propres manuscrits ne lui parviendront que des mois plus tard[5].

En Palestine, il devient dramaturge du théâtre Habima de Tel Aviv, pour lequel il écrit en 1944, sa seule œuvre rédigée en hébreu, Shaul, un drame biblique. Il travaille également pour des journaux hébreux. En 1948, il est lauréat du prix Bialik pour son roman Galilei in Gefangenschaft, ce qui ne se fait pas sans quelques difficultés car l'ouvrage n'est pas écrit en hébreu mais en allemand. En 1960, paraît son autobiographie Streibares Leben[5].

Œuvre[modifier | modifier le code]

  • Schloß Nornepygge (1908)
  • Weiberwirtschaft (1913)
  • Über die Schönheit häßlicher Bilder (1913)
  • Die Höhe des Gefühls (1913)
  • Anschauung und Begriff (1913)
  • L'Astronome qui trouva Dieu (Tycho Brahes Weg zu Gott) (1916), tr.en français en 1947, Nouvelles Éditions Latines, réédité en 2012.
  • Heidentum, Christentum und Judentum (1922)
  • Rubeni, prince des Juifs (Reubeni, Fürst der Juden) (1925), tr. en français en 1947
  • Le Royaume enchanté de l'amour (Zauberreich der Liebe) (1928),
  • Stefan Rott ou l'année décisive (Stefan Rott oder Das Jahr der Entscheidung), 1931
  • Biografie von Heinrich Heine (1934)
  • Die Frau, die nicht enttäuscht (1934)
  • Novellen aus Böhmen (1936)
  • Rassentheorie und Judentum (1936)
  • Franz Kafka, souvenirs et documents (Franz Kafka, eine Biographie) (1937)
  • Franz Kafkas Glauben und Lehre (1948)
  • Verzweiflung und Erlösung im Werke Franz Kafkas (1959)
  • Une vie combative : autobiographie (Streitbares Leben), 1960
  • Beispiel einer Deutsch-Jüdischen Symbiose (1961)
  • Beinahe ein Vorzugsschüler
  • Die Frau, nach der man sich sehnt
  • Annerl
  • Rebellische Herzen
  • Die verkaufte Braut

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Brauneck 1995, p. 124-125
  2. a et b Binder 2008, p. 83.
  3. Zeller et Otten 1980, pp. XXI-XXII.
  4. Schütz 1988, « Ludwig Winder », p. 295.
  5. a et b Heinz Schöffler 1970, pp. 1591-1594.

Sources[modifier | modifier le code]

  • (de) Hartmut Binder, 2008, Kafkas Welt, Reinbek, Rowohlt.
  • (de) Manfred Brauneck (éditeur), 1995, Autorenlexikon deutschsprachiger Literatur des 20. Jahrhunderts, Reinbek, Rowohlt.
  • (de) Heinz Schöffler, 1970, Der jüngste Tag. Die Bücherei einer Epoche, Francfort, Verlag Heinrich Scheffler.
  • (de) Hans J. Schütz, 1988, « Ein deutscher Dichter bin ich einst gewesen ». Vergessene und verkannte Autoren des 20. Jarhunderts, Munich, Verlag C. H. Beck.
  • (de) Bernhard Zeller, Ellen Otten, Kurt Wolff. Briefwechsel eines Verlegers 1911-1963, Francfort, Fischer Taschenbuch Verlag.

Liens externes[modifier | modifier le code]