Marin Boucher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Marin Boucher né le 15 avril 1589 à Saint-Langis-lès-Mortagne en Normandie, et mort le 25 mars 1671 à Château-Richer, est l'un des premiers pionniers de la Nouvelle-France. Il est l'ascendant des Boucher en Amérique, qu'ils soient du Québec, d'Ontario, d'Acadie ou de Nouvelle-Angleterre. Le nombre estimé de descendants de Marin Boucher est de plus de 350 000 personnes[1].

Nouvelle-France[modifier | modifier le code]

Marin Boucher et son fils François arrivèrent à Québec le 4 juin, 1634 sur le navire le Saint-Jean commandé par le capitaine Pierre Nesle. Sa femme et ses enfants le rejoignirent l'année suivante. Il fut logé au fort Saint-Louis, anciennement l'habitation construite par Samuel de Champlain en 1608, avant d’emménager dans sa concession à Beauport.

Marin Boucher fut un membre important dans l'entourage de Samuel de Champlain à cause de son expertise comme charpentier et maçon. Il a probablement collaboré à la reconstruction de l'église de Saint-Langis vers 1610. L'église précédente avait été détruite en 1595 lors des guerres de religion[2]. Marin est originaire de Mortagne. Il est le frère de Jeanne, épouse de Thomas Hayot, tous deux émigrés avec leurs trois enfants en 1638. Il est peut-être parent de Gaspard Boucher marié à Nicole Lemaire, les parents de Pierre Boucher, futur seigneur de Boucherville, émigré avec sa famille en 1635 et correspondant de Louis XIV[2]. Certains historiens ont émis l'hypothèse que Marin serait le frère de Gaspard[3]. Il déclare 77 et 79 ans au recencement de 1666, 80 ans au recencement de 1667[2].

D'un premier mariage avec Julienne Baril célébré le 7 février 1611 à Saint Jean de Mortagne[2],[4], Marin a sept enfants. La famille habitait la maison ancestrale de Julienne Baril, nommée la Barre. Cette maison existe encore en 2013. Un seul des enfants de Marin émigre au Canada, François, alors âgé de 17 ans. Julienne décéda en décembre 1627. Marin se remarie, après un ou deux ans de veuvage, avec Perrine Mallet en 1628 ou 1629 probablement à Saint-Langis-les-Mortagne[2].

Comme Champlain fait un leg à Marin Boucher dans son testament du 17 novembre 1635, celui-ci a donc émigré en 1633, 1634 ou 1635. Il aurait environ 46 ans lors de son immigration et sait signer[3]. Son épouse Perrine Mallet immigre probablement en 1635, avec deux enfants, Louis-Marin et Jean-Galleran, en même temps que Gaspard Boucher et sa famille[3]. Marin est enregistré comme maçon et habite la côte de Beaupré à quelques kilomètres de Québec en 1641 (carte Bourdon)[3]. Il est recensé à deux endroits en 1666; à l'île d'Orléans où il déclare avoir 77 ans, et à Beauport où il déclare avoir 79 ans. Au recensement de 1667 il est à Beaupré (Chateau-Richer) et dit avoir 80 ans[2]. Il meurt le 25 mars 1671 à Château-Richer, à l'âge de 84 ans[2].

Jean-Galleran et Pierre, enfants de son second mariage avec Perinne Malet, allèrent à Rivière-Ouelle vers 1680[5]. Le village fut attaqué par William Phips en octobre 1690, son fils Jean-Galleran était parmi les "Héros de Rivière-Ouelle" qui défendirent la localité. Phips, fut surpris par l'embuscade, et fut incapable d'attaquer la ville de Québec.

Références[modifier | modifier le code]

  1. base de donné pour Marin Boucher sur Ancestry.com
  2. a, b, c, d, e, f et g Dictionnaire généalogique des familles du Québec des origines à 1730, René Jetté, Les Presses de l'Université de Montréal, 1983, (ISBN 2-7606-0645-5[à vérifier : isbn invalide]).
  3. a, b, c et d Catalogue des Immigrants 1632-1662, Marcel Trudel, Hurtubise HMH, 1983.
  4. Archives départementales de l'Orne 3NUMECRP293/AC293_24
  5. Généalogie des familles de la Rivière Ouelle, depuis l'origine de la paroisse jusqu’à nos jours par l'abbé Adolphe Michaud (1908) p. 78 [1] disponible sur le site d'Internet Archive

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thomas LaForest, Nos ancêtres canadiens, vol. 4, chap. 7 "Marin Boucher"
  • Father Cyprien Tanguay, Dictionnaire Généalogique des Familles Canadiennes, vol. 1, 1871.
  • Marcel Trudel, Catalogue des immigrants, 1983.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]