Manuscriture

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La manuscriture est l'acte d'écrire avec la main, de réaliser un manuscrit. Ce terme signifiant littéralement « écriture manuscrite » n’est cependant pas employé dans ce sens général. C’est un néologisme savant pour différencier de l’écriture au sens actuel, qui sous-entend « une visée ou présupposition d’un passage à l’imprimé »[1], l’écriture de textes médiévaux comprise comme une notation par un tiers sachant écrire, de propos essentiellement oraux, autrement dit dissociant l’« auteur » et le « scripteur ». Au Moyen Âge, la manuscriture était enregistrement par écrit de paroles dictées a hautes voix [2]. Elle a profondément conditionné la réception et l’histoire de la littérature française du Moyen Âge, jusqu’à l’avènement de l’imprimé[3]. Comme la manuscriture est un signe de civilisation, elle reste toujours une lettre rapportée et commentée, accumulant de sens derrière laquelle s’efface l’écrivant[4].

Il existe des axes d’étude comparative entre ce que l'on sait ou infère des origines de la manuscriture avec les comportements de manuscriture de l'enfant, de l'adulte bien portant ou ayant des particularités biologiques ou mentales.

Par exemple le boustrophédon est plutôt étudié dans sa dimension d'écriture initiale jusqu'en - 403. Mais il est intéressant d'observer l'enfant qui commence à écrire utiliser le boustrophédon ou, par exemple, des personnes âgées - très âgées - écrire en boustrophédon.[réf. nécessaire]

Rôle dans l’apprentissage de la langue[modifier | modifier le code]

De nos jours, l’écriture à la main est confrontée aux récentes méthodes d’écritures liées aux avancées technologiques comme l’écriture au clavier qui est très utilisée dans le monde professionnel. Le fait d’écrire à la main produit un geste de morphocinèse, un geste qui a pour but de produire une forme, en l’occurrence une lettre[5]. Le mouvement produit pour réaliser une lettre est retenu par le cerveau, de ce fait à la vue d’une lettre, certaines zones cérébrales participant à l’écriture s’activent[6]. Ces mêmes zones du cerveau s’activent lors de la lecture. Selon une étude scientifique menée par le département neurosciences du CNRS en 2004, l’écriture manuscrite permet aux enfants de plus de 4 ans de mieux mémoriser les lettres en comparaison à l’écriture au clavier[7].

Différents modes d’écriture manuscrite[modifier | modifier le code]

Écrire à la main avec un stylo sur un support traditionnel[modifier | modifier le code]

Écrire à la main c’est la réalisation d’une composition manuscrite de gestes graphiques sur des supports classiques (papier par exemple). Les gestes se font avec le stylo, le crayon, le pinceau ou tout autre outil d'écriture. La trajectoire représente les gestes graphiques à l’aide de l’encre.

Écrire à la main avec un stylet sur un support numérique (Technologie résistive analogique)[modifier | modifier le code]

A l’aide des supports numériques, la réalisation d’une composition manuscrite de gestes graphiques peut être fait de manière numérique. Les gestes sont réalisés souvent par un stylet (stylo sans encre) sur une interface tactile résistive (résistive analogique). Ce mode d’écriture est un changement de support (du papier à l’interface tactile numérique) et d’outil (du stylo au stylet) par rapport au mode antérieur[8].

Écrire à la main avec d’un ou des doigts sur un support numérique (Technologie capacitive)[modifier | modifier le code]

Grâce à la technologie capacitive, toucher et quitter l’interface tactile capacitive avec doigts de l’utilisateur peut être transférés au signaux électroniques. Donc les gestes sont réalisés simplement par les doigts et sans autres outils. Ce mode est très utilisé dans de nombreux smartphones et tablettes[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ria Lemaire, Passions et Positions, [1]
  2. « Femmes, jongleurs et troubadours La mise-en-forme du discours médiéviste », Ria Lemaire, p. 7. (lire en ligne)
  3. « À travers les livres », L'information littéraire, 2004/4 Vol. 56, p. 57-64. (lire en ligne)
  4. « Guide de la littérature mauritanienne: Une anthologie méthodique », Georges Voisset, p. 28.
  5. Troubles d’écriture chez le sujet dyslexique : une approche expérimentale. Florence BRUN-HENIN (lire en ligne)
  6. Clavier ou stylo : comment écrire ? Jean-Luc VELAY, Marieke LONGCAMP (lire en ligne)
  7. De la plume au clavier : Est-il toujours utile d’enseigner l’écriture manuscrite ? Jean-Luc VELAY, Marieke LONGCAMP, Marie-Thérèse ZERBATO-POUDOU (lire en ligne)
  8. Composition manuscrite interactive et interprétation à la volée de documents structurés en ligne. Sébastien Macé(lire en ligne)
  9. « Composition manuscrite de gestes graphiques sur des interfaces tactiles multipoints », Rahmoun Somia, p. 5-6.(lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]