Lors

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Lors

Populations significatives par région
Drapeau de l’Iran Iran 7 à 8,3 millions[1]
Drapeau de l’Irak Irak 500,000 à 1 millions
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 2 000 à 6 000
Drapeau de la France France 2 000
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 1 000 à 2 000
Drapeau des États-Unis États-Unis 10 000
Drapeau du Canada Canada 2 000
Population totale 8 à 9 millions ({{{datetot}}})
Autres
Langues

Lori_(langue)
perse
français et anglais

Religions

Principalement le islam et chiisme, zoroastrisme, le yârsânisme, le judaïsme et le christianisme

Homme Lor en habit traditionnel man, 1921

Les Lors (persan: ﻟﻮﺭ, aussi transcrit Lur) sont un peuple iranien indigène, étroitement apparentés aux Persans. Ils parlent une langue propre, le Lori, qui possède deux dialectes distincts : le Lur-e-Bozourg (Grand Lor), qui est parlé par les Bakhtiaris, et le Lur-e-Kuchik (Petit Lor), parlé par les Lors eux-mêmes. Au Khouzestan, les tribus Lor sont surtout concentrées dans la partie nord de la province, alors que dans la province d'Ilam, ils sont plutôt dans la région sud.

Avant le XXe siècle, la majorité des Lors étaient des éleveurs nomades, avec une minorité urbaine résidant dans la ville de Khorramabad. Il y a eu plusieurs tentatives des Pahlavis de forcer à se sédentariser les populations nomades Lor. Sous Reza Shah, ces campagnes n'ont pas connu de succès. Le dernier Shah d'Iran, Mohammad Reza, utilisa des méthodes plus douces et des incitations économiques qui ont rencontré un succès plus grand, bien que non complet. Au milieu des années 1980, la vaste majorité des Lors s'étaient établis dans des villes et des villages de la province, où avaient émigrés dans des centres urbains majeurs.

Un certain nombre de tribus Lors nomades existent toujours dans la province. Parmi les populations urbaines sédentarisées, l'autorité des chefs coutumiers a toujours une influence très forte, bien qu'elle ne soit pas si forte sur les nomades.

La civilisation du Lorestan est principalement célèbre pour ses objets en bronze, fabriqués selon la technique de la cire perdue, et plus particulièrement pour ses mors de chevaux ouvragés et décorés de chevaux ou d'animaux fabuleux. Ceux-ci ont été retrouvés dans des tombes mégalithiques et semblent avoir été fabriqués uniquement pour servir lors des inhumations et non pour un usage réel.

Petit Lorestan[modifier | modifier le code]

Masques en or. Découverts à Kalmakareh, Lorestan. première moitié du 1er millénaire av. J.-C. Musée national d'Iran.

Dans la partie nord du Lorestan, anciennement connue sous le nom de Lur-e-Kuchik (Petit Lor), vivent les Lors Feili, divisés entre les Pishkuh à l'est et les Pushkuh dans le territoire bordant l'Irak à l'ouest.

Le petit Lorestan maintint son indépendance sous une succession de princes de la dynastie Khorshidi, connus comme Atabegs depuis 55 ap. J.-C. jusqu'au XVIIe siècle. Shah Abbas a alors retiré son pouvoir au dernier Atabeg, Shah Verdi Khan et donna les rênes de la province à Hossein Khan Shamlu, le chef de tribu rivale des Shamlu, avec le titre de Vali en échange de celui d'Atabeg. Les descendants de Hossein Khan, en tant que gouverneurs de Lors Pushtkuh, sont maintenant dénommés Feili.

Grand Lorestan[modifier | modifier le code]

La partie sud de la province, anciennement connue sous le nom de Lor-e-Bozourg (Grand Lorestan), comprend la région Bakhtiarie de la province du Khouzestan et les districts des Lors Mamasenni et Kuhgilu qui sont situés dans le Fars. A une époque, le Grand Lorestan formait un état indépendant sous les atabegs Fazlevieh depuis 1160 jusqu'à 1424. Sa capitale, Idaj, survit à l'état de ruines à Malamir, 90 km au sud-est de la ville de Shushtar au Khouzestan.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]