Les Compagnons du crépuscule

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Les Compagnons du crépuscule est une série de bande dessinée sur un scénario, dessins et couleurs de François Bourgeon.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Poussé par le hasard, le Chevalier emmène Mariotte et l'Anicet dans sa quête de rédemption dont lui-même distingue à peine le sens.

Dans le premier tome, les trois compagnons s'endorment dans le « bois des brumes » et entrent dans un rêve où il est question de lutins étranges et d'une Malbête à combattre. De justesse, cette première quête onirique est un succès.

Dans le second opus, les lutins du bois des brumes appellent à l'aide les compagnons pour les délivrer des Dhuards, sortes de monstres maléfiques, qui les oppriment. À nouveau, l'essentiel du récit se passe en rêve mais, comme le pressentent les compagnons, ce n'en est pas moins important et dangereux.

Les compagnons arrivent enfin dans le dernier épisode à la ville de Montroy où ils décident de passer l'hiver. Dame Neyrelle seigneur du château n'est pas indifférente à l'arrivée du chevalier dans sa ville et manigance pour que les compagnons soient hébergés au château...

Analyse[modifier | modifier le code]

Il y a d'abord la guerre de Cent Ans qui emprisonne les personnages dans un univers d'insécurité et de violence : les compagnies vivent sur le pays de pillages. Il ne fait pas bon voyager seul (surtout pour une femme) et l'Anicet et Mariotte n'ont guère d'autre choix que de suivre le Chevalier.

François Bourgeon est aussi à la recherche d'une certaine celtitude à travers son récit : le personnage du trouvère breton en est un exemple ainsi que les personnages des trois sirènes (Blanche, Neyrelle et Carmine) et Merlin l'enchanteur. L'histoire évoque aussi les limites floues entre la tradition celtique et la tradition chrétienne. Ainsi on apprend que les dates de certaines fêtes chrétiennes coïncident à dessein avec des fêtes celtiques. En contrepoint au récit, un druide apprend à son disciple les strophes du poème Les Séries[1].

Le thème le plus original est l'évocation d'un monde dominé par la lutte de trois forces transcendantes :

– la force blanche qui symbolise le bien et la pureté ;
– la force noire représente la mort et la destruction c'est le maître de la mort dans le récit ;
– la force rouge incarnée par la vie, les sentiments et la passion.

Ces trois forces s'affrontent à travers des personnages réels ou fantastiques: Yuna et la Dame Blanche, les lutins et les Dhuards, Mariotte elle-même, ou les trois sirènes qui les symbolisent toutes.

Les personnages[modifier | modifier le code]

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  • Mariotte est née pendant la guerre de Cent Ans, rejetée car elle vit seule avec sa grand-mère à l'écart de la société villageoise. Des événements tragiques la conduisent à suivre le Chevalier. Elle apporte la gaieté, la vie et l'espoir à la petite compagnie. Elle est le personnage principal de la série.
  • Le Chevalier a eu ses heures de gloire dans les tournois avant d'être mutilé par un accident et rejeté par l'aristocratie. Par la suite, amer, il a semé la mort et la désolation à la tête de sa compagnie. Ce faisant, il a commis un crime de trop qu'il cherche à expier.
  • l'Anicet est un jeune paysan un peu niais qui, contraint par les événements, accompagne bon gré mal gré le Chevalier et Mariotte.
  • On croisera aussi pèle-mêle : trois sirènes (Blanche, Neyrelle et Carmine), le trouvère celte Melaine Favennec, une troupe de comédiens saltimbanques, un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle et bien d'autres.

Albums[modifier | modifier le code]

Publication[modifier | modifier le code]

Éditeurs[modifier | modifier le code]

Magazines[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Séries, première pièce du Barzaz Breiz de La Villemarqué; lire en ligne sur Wikisource.