Josephoartigasia monesi

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Josephoartigasia monesi est un rongeur dinomyidé éteint découvert à l'état fossile en Uruguay dans des couches permettant d'estimer qu'il vivait y a environ 3.000.000 ans .

Ce mammifère serait, selon ses auteurs[1] , le plus grand et le plus lourd des rongeurs de tous les temps, supplantant ainsi le Phoberomys pattersoni, appartenant à la même famille.

L'épithète spécifique honore Alvaro Mones, paléontologue uruguayen spécialiste des rongeurs sud-américains.

Histoire, paléontologie[modifier | modifier le code]

L'espèce est connue uniquement par un crâne découvert en 1987 sur une plage du département de San José en Uruguay. Confié au Musée d'Histoire naturelle d'Uruguay, le spécimen demeure une vingtaine d'années sans être étudié. L'espèce est décrite officiellement en 2008[1].

Classification[modifier | modifier le code]

Son plus proche représentant actuel est le pacarana.

Description[modifier | modifier le code]

Avec un crâne de 57 cm, la longueur totale de l'animal est évaluée à 3 m et sa masse à une tonne, ce qui en fait le plus grand des rongeurs actuellement connu ayant jamais vécu sur Terre ; loin devant l'actuel Capybara (1,25 m de long, 50 cm de haut, et pesant jusqu'à 65 kg) et plus grand encore que Eumegamys paranensis ou que Phoberomys pattersoni (précédents records en taille et poids estimé, chez les rongeurs fossiles ( P. pattersoni pouvait peser pense-t-on de 436 à 741 kg[2]).

Josephoartigasia monesi était aussi haut qu'un bison et pesait jusqu'à une tonne environ[3]. C'est le plus grand des rongeurs connus ayant vécu sur la terre[4]. Plusieurs indices laissent penser que sa mâchoire était dotée d'une force exceptionnelle [5],[6] (plus encore que celle du tigre ou du crocodile[7]). La morphologie de ce rongeur géant pourrait avoir évoqué celle d'un cochon d'Inde, mais de la taille d'un hippopotame[8].


Répartition[modifier | modifier le code]

Le seul site connu pour ce fossile est la formation de San José dans le département de San José en Uruguay.

Situation chronologique[modifier | modifier le code]

Pliocène-Pléistocène.

Paléoécologie[modifier | modifier le code]

Le paléoenvironnement de Josephoartigasia monesi aurait été de type estuarien ou deltaïque en milieu forestier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Andrés Rinderknecht & R. Ernesto Blanco, Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences (janvier 2008).
  2. Millien, V., & Bovy, H. (2010). When teeth and bones disagree: body mass estimation of a giant extinct rodent. Journal of Mammalogy, 91(1), 11-18. résumé
  3. Millien, V. (2008). The largest among the smallest: the body mass of the giant rodent Josephoartigasia monesi. Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, 275(1646), 1953-1955.
  4. Rinderknecht, A., & Blanco, R. E. (2008). The largest fossil rodent. Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, 275(1637), 923-928.
  5. Blanco, R. E., Rinderknecht, A., & Lecuona, G. (2012). The bite force of the largest fossil rodent (Hystricognathi, Caviomorpha, Dinomyidae). Lethaia, 45(2), 157-163.
  6. Cox, P. G., Rinderknecht, A., & Blanco, R. E. (2015). Predicting bite force and cranial biomechanics in the largest fossil rodent using finite element analysis. Journal of Anatomy (résumé).
  7. Perkins, Sid (2015) Ratzilla: Ancient giant rodent chomped like a crocodile , mis en ligne 03 février 2015
  8. Kay, E. H., & Hoekstra, H. E. (2008). Rodents. Current Biology, 18(10), R406-R410.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]