Bataille du mont Saint-Quentin

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Bataille du mont Saint-Quentin
La Capture du mont Saint-Quentin  peinture de Fred Leist (en) (1920).
La Capture du mont Saint-Quentin
peinture de Fred Leist (en) (1920).
Informations générales
Date du 31 août au 3 septembre 1918
Lieu Mont Saint-Quentin à côté de Péronne, France
Issue Victoire australienne
Belligérants
Flag of the United Kingdom.svg Empire britannique : Drapeau de l'Allemagne Empire allemand
Commandants
Drapeau de l'Australie John Monash Drapeau de l'Allemagne Max von Boehn
Pertes
20 % des forces d'attaque. 3 000 pertes[1] 2 600 prisonniers[1]
Première Guerre mondiale
Batailles
Front d'Europe de l’Ouest

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La bataille du mont Saint-Quentin est une bataille sur le front de l'Ouest pendant la Première Guerre mondiale. Dans le cadre des contre-offensives alliées sur le front occidental à la fin de l'été 1918, le corps australien (en) traverse la Somme dans la nuit du 31 août et brise les lignes allemandes au mont Saint-Quentin et à Péronne. Le commandant de la quatrième armée britannique (en), le général Henry Rawlinson, décrit les avancées australiennes du 31 août au 4 septembre comme le plus grand exploit militaire de la guerre[2]. Pendant la bataille, les troupes australiennes ont pris d'assaut, saisi et conservé la hauteur stratégique du mont Saint-Quentin surplombant Péronne, une position défensive pivot allemande sur la ligne de la Somme.

Contexte[modifier | modifier le code]

Les Alliés poursuivent les Allemands et le plus grand obstacle pour franchir la Somme est le mont Saint-Quentin qui est situé dans un méandre du fleuve, dominant les alentours. Le « mont » fait seulement 100 mètres de haut, mais est une des clés de la défense allemande de la ligne de la Somme et le dernier bastion allemand. Il domine la Somme à environ 1 500 mètres au nord de Péronne. Son emplacement en fait un point d'observation idéal et stratégiquement, les défenses de la colline gardent les approches nord et ouest de la ville[3].

Les forces australiennes font face au 51e corps allemand, une partie de la 2e armée, dirigée par le général Max von Boehn. Selon l'historien officiel australien Charles Bean (en), « les archives allemandes montrent que le 51e corps avait anticipé l'offensive [...] Les divisions de la ligne de défense furent ordonnées d'augmenter leur profondeur et les divisions de contre-attaque de « tenir » »[4]. Bean établit que le 51e corps commande la cinquième division royale bavaroise (en), la première division de réserve (en) et la 119e division d'infanterie (en). Le 94e régiment d'infanterie (en) qui fait partie du quatrième corps de réserve (en) participe également à la bataille.

Bataille[modifier | modifier le code]

Mount St. Quentin, peinture de Arthur Streeton (1918)

L'offensive est planifiée par le général John Monash, qui prévoit un assaut frontal à risqué qui nécessite que la deuxième division australienne traverse une série de marais pour attaquer les hauteurs. Ce plan échoue car les troupes d'assaut n'arrivent pas à traverser les marais. Malgré ce premier échec, Monash réussit à emporter la seule bataille entreprise par les Australiens sur le front occidental qui aie eu des conséquences[5].

Les Australiens de la deuxième division traversent la Somme dans la soirée du 30 août. Le 31 août à 5 heures du matin, deux bataillons australiens appuyés par l'artillerie donnent la charge sur le mont Saint-Quentin. Les Allemands se rendent rapidement et les Australiens continuent jusqu'à la principale tranchée ennemie. À l'arrière, leurs camarades traversent la Somme par un pont que leurs ingénieurs ont sauvé et réparé. Les réserves allemandes arrivent tout de même à regagner la crête car les Australiens sont incapables de conserver leur avance. Toutefois, ils tiennent leurs positions juste en dessous du sommet qui est reconquis le lendemain et solidement tenu. Ce 1er septembre également, les forces australiennes font irruption dans Péronne et prennent la majeure partie de la ville qui tombe entièrement entre leurs mains le lendemain. En trois jours, les Australiens perdent 3 000 hommes mais causent un repli général des Allemands jusqu'à la Ligne Hindenburg[6].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Avec le recul, Monash fait reposer le succès de l'opération sur la bravoure de ses hommes, la rapidité avec laquelle le plan a été réalisé et l'audace même de la tentative. Dans son ouvrage Australian Victories in France (en français Victoires australiennes en France), Monash rend hommage au commandant de la deuxième division, le major-général Charles Rosenthal (en), qui était chargé de l'opération. Mais Monash et son équipe fut responsable de la conception du projet et de l'élaboration des plans[7].

La victoire des Alliés lors de la bataille du mont Saint-Quentin porte un rude coup à cinq divisions allemandes, y compris la deuxième division d'élite de gardes (en). Comme la position domine une grande partie du terrain à l'est du mont Saint-Quentin, cela garantit que les Allemands ne seront pas en mesure d'arrêter les alliés à l'ouest de la ligne Hindenburg, d'où ils avaient lancé leur offensive au printemps. 2 600 prisonniers sont faits pour un coût d'un peu plus de 3 000 pertes[1].

Les soldats suivants ont reçu la Victoria Cross pour leur rôle dans la bataille :

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Charles Edwin Woodrow Bean, « Chapitre XIX - The Hindenbug Outpost-line », dans The Australian Imperial Force in France during the Allied offensive, 1918, Partie 2, vol. 6 de Official history of Australia in the war of 1914-1918, Angus and Robertson,‎ 1942, 1099 p. (présentation en ligne, lire en ligne)
  • (en) A.C. Fidge, « Sir John Monash – An effective and competent commander? », dans Geddes Papers, Australian Defence College,‎ 2003 (présentation en ligne, lire en ligne)
  • (en) Percival Serle, « Monash, General Sir John (1865-1931) », dans Dictionary of Australian biography : Ma-Mo, Sydney, Angus and Robertson,‎ 1949 (lire en ligne)

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]