Inscriptiones Graecae

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Inscriptiones Graecae (abrégées en IG) sont un recueil monumental ayant pour but de rassembler dans une publication scientifique toutes les inscriptions antiques en grec ancien découvertes en Europe. Le projet a été lancé en 1902 par Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff et préparé par la Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften. Sa publication est toujours en cours.

Histoire éditoriale[modifier | modifier le code]

Les Inscriptiones Graecae ne sont pas le premier projet d'édition monumentale des inscriptions grecques antiques : elles ne font elles-mêmes que prendre la suite de projets précédents. Le premier projet de ce genre est le Corpus Inscriptionum Graecarum (CIG), dirigé par A. Böckh et publié à Berlin entre 1828 et 1877, qui compte quatre volumes et adopte un plan géographique (le premier volume rassemble les inscriptions attiques)[1]. Mais le rythme lent de la parution et l'ampleur des nouvelles découvertes qui se succèdent dans l'intervalle rendent aussitôt nécessaire une nouvelle édition. En 1873, A. Kirchhoff, U. Köhler et W. Dittenberger entament la publication du Corpus Inscriptionum Atticarum, consacré uniquement aux inscriptions grecques découvertes en Attique, et qui compte trois volumes. D'autres recueils du même genre, restreints à des régions spécifiques, paraissent dans le même temps.

En 1902, le philologue allemand Ulrich von Wilamowitz-Moellendorff relance un projet d'édition complète des inscriptions grecques antiques connues ; le recueil prend cette fois le titre d’Inscriptiones Graecae et sa préparation est prise en charge par l'Académie de Berlin. Les IG intègrent et complètent les corpus précédents. Wilamowitz dirige le projet jusqu'en 1928[2]. Les IG sont ensuite dirigées par Ära Klaffenbach jusqu'à sa mort en 1972. Pendant cette période, le projet affronte de grosses difficultés et finit par être mis en pause. Il reprend en 1994 sous la direction de Peter Herrmann, qui le dirige jusqu'en 1999[2].

Structure[modifier | modifier le code]

Conçu selon un plan d'ensemble géographique, le corpus des IG doit compter quinze tomes numérotés en chiffres romains, chaque tome étant divisé en fascicules numérotés en chiffres arabes (ex. : IX, 2 désigne le deuxième fascicule du neuvième tome). Certains fascicules ont déjà été réédités pour être mis à jour : la deuxième édition d'un fascicule, titrée editio minor, est signalée dans les abréviations par l'emploi d'un 2 en exposant (²)[1].

Le plan présenté par Ära Klaffenbach en 1967 se présente ainsi[3] :

  • IG, I/2 : Inscriptiones Atticae Euclidis anno anteriores (avant 403-402).
  • IG, II-III/2 : Inscriptiones Euclidis anno posteriores (après 403-402).
  • IG, IV : Argolide ; IV2, 1 = Épidaure.
  • IG, V : Laconie, Messénie, Arcadie.
  • IG, VI : Élide, Achaïe (non paru).
  • IG, VII : Mégaride, Béotie.
  • IG, VIII : Delphes (non paru).
  • IG, IX, 12 : Phocide, Locride, Étolie, Acarnanie, Îles de la mer Ionienne.
  • IG, IX, 2 : Thessalie.
  • IG, X : Épire, Macédoine, Thrace, Scythie (pas encore paru, sauf le fascicule X, 2, 1 qui couvre la Macédoine).
  • IG, XI : Délos (non paru, sauf les fascicules XI, 2 et XI, 4).
  • IG, XII : Îles de la mer Égée, sauf Délos (le tome XII, 4, est en cours de publication).
  • IG, XIII : Crète (non paru).
  • IG, XIV : Italie, Sicile, Gaule, Espagne, Bretagne, Germanie.
  • IG, XV : Chypre (non paru).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Page « Épigraphie grecque - éditions de texte » de la Bibliotheca Classica Selecta, sur le site de l'Université Catholique de Louvain. Page consultée le 5 août 2012.
  2. a et b Document PDF sur l'histoire du projet, p. 20, sur le site de l'éditeur De Gruyter. Document consulté le 5 août 2012.
  3. Klaffenbach G., « Bericht über IG », dans Klio, tome 49, 1967, p. 349-357, cité par la page « Épigraphie grecque - éditions de texte » de la Bibliotheca Classica Selecta, sur le site de l'Université Catholique de Louvain. Page consultée le 5 août 2012.

Liens externes[modifier | modifier le code]