Il était un petit navire

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Il était un petit navire ou La Courte paille est, à l'origine, un chant de marins (chant du gaillard d'avant), arrangé en chanson vaudevillesque au milieu du XIXe siècle, et évoluant au XXe en chanson enfantine[1].

Sommaire

Historique [modifier]

Les paroles traditionnelles « Il était un petit navire, ma lon lon la, dessus la mer s'en est allé » se sont transformées en « Il était un petit navire qui n'avait ja-ja-jamais navigué » dans Méridien, comédie-vaudeville en un acte, sur un livret de Louis-François Nicolaïe, dit Clairville, et une musique arrangée par Montaubry[2]. Le refrain « Ohé! Ohé! Matelot, Matelot navigue sur les flots » fut ajouté à la fin du XIXe.

Résumé [modifier]

Sur un air gai, Il était un petit navire raconte l'histoire d'un jeune matelot qui, après un tirage à la courte paille, doit être mangé par l'équipage d'un petit navire qui n'a plus de vivres. Les matelots réfléchissent sur la sauce et la manière de le préparer (fricassé, frit). Après une prière du mousse à la Vierge Marie sa patronne, des milliers de petits poissons sautent dans le navire, sauvant l'enfant au dernier moment.

Paroles complètes de la chanson [modifier]

Il était un petit navire {x2}

Qui n'avait ja-ja-jamais navigué {x2}

Ohé ! Ohé !

Ohé ! Ohé ! Matelot, Matelot navigue sur les flots

Ohé ! Ohé ! Matelot, Matelot navigue sur les flots

Il partit pour un long voyage {x2}

Sur la mer Mé-Mé-Méditerranée {x2}

Ohé ! Ohé !

Au bout de cinq à six semaines,

Les vivres vin-vin-vinrent à manquer

Ohé ! Ohé !

On tira à la courte paille,

Pour savoir qui-qui-qui serait mangé,

Ohé ! Ohé !

Le sort tomba sur le plus jeune,

Qui n'avait ja-ja-jamais navigué

Ohé ! Ohé !

On cherche alors à quelle sauce,

Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé,

Ohé ! Ohé !

L'un voulait qu'on le mit à frire,

L'autre voulait-lait-lait le fricasser,

Ohé ! Ohé !

Pendant qu'ainsi l'on délibère,

Il monte en haut-haut-haut du grand hunier

Ohé ! Ohé !

Il fait au ciel une prière

Interrogeant-geant-geant l'immensité,

Ohé ! Ohé !

Mais regardant la mer entière,

Il vit des flots-flots-flots de tous côtés,

Ohé ! Ohé !

Oh ! Sainte Vierge ma patronne,

Cria le pau-pau-pauvre infortuné,

Ohé ! Ohé !

Si j'ai péché, vite pardonne,

Empêche-les-les de-de me manger,

Ohé ! Ohé !

Au même instant un grand miracle,

Pour l'enfant fut-fut-fut réalisé,

Ohé ! Ohé !

Des p'tits poissons dans le navire,

Sautèrent par-par-par et par milliers,

Ohé ! Ohé !

On les prit, on les mit à frire,

Le jeune mou-mou-mousse fut sauvé,

Ohé ! Ohé !

Si cette histoire vous amuse,

Nous allons la-la-la recommencer,

Ohé ! Ohé !

Adaptations [modifier]

Beaucoup de paroles ont été écrites sur cet air : politiques (Il était un petit ministre…), paillardes (Il est cocu le chef de gare), jusqu'à l'utilisation dans des bandes dessinées (Il était une petite galère[3] ou Il était un petit… hic! fakiiiiir[4]).

En Allemagne, la chanson est aussi connue sous le titre War einst ein kleines Segelschiffchen[5]

Notes et références [modifier]

Version chantée
  1. Florilège de la Chanson française de Jean-Claude Klein, Bordas.
  2. La première représentation eut lieu le 17 août 1852, au Théâtre du Vaudeville à Paris
  3. Astérix gladiateur
  4. Astérix chez Rahazade
  5. Voir là

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