Haut-Intyamon

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Haut-Intyamon
Blason de Haut-Intyamon
Héraldique
L'église de Neirivue
L'église de Neirivue
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Fribourg
District Gruyère[1]
NPA 1669
N° OFS 2121
Démographie
Population 1 441 hab. (31 décembre 2012)
Densité 24 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 31′ 01″ N 7° 03′ 22″ E / 46.516947, 7.056104 ()46° 31′ 01″ Nord 7° 03′ 22″ Est / 46.516947, 7.056104 ()  
Altitude 1 289 m (min. : 781 m) (max. : 2 128 m)
Superficie 6 045 ha = 60,45 km2
Divers
Langue Français
Localisation

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Haut-Intyamon
Sources
Référence population suisse[2]
Référence superficie suisse[3]

Haut-Intyamon est une commune suisse du canton de Fribourg, située dans le district de la Gruyère.

Administration[modifier | modifier le code]

Haut-Intyamon est issue de la fusion effectuée en 2002 entre les communes d'Albeuve, Lessoc, Montbovon et Neirivue, toutes situées dans la vallée de l'Intyamon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Haut-Intyamon mesure 6 045 ha[3]. 2,5 % de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 49,4 % à des surfaces agricoles, 37,9 % à des surfaces boisées et 10,3 % à des surfaces improductives[3].

Haut-Intyamon comprend les villages d'Albeuve, Lessoc, Montbovon, les Sciernes d'Albeuve et Neirivue. Elle est limitrophe de Châtel-Saint-Denis, Semsales, Gruyères, Bas-Intyamon et Grandvillard, ainsi que de Château-d'Œx, Rossinière, Veytaux, Montreux et Blonay dans le canton de Vaud.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon l'Office fédéral de la statistique, Haut-Intyamon possède 1 441 habitants en 2012[2]. Sa densité de population atteint 23,8 hab./km².

Le graphique suivant résume l'évolution de la population de Haut-Intyamon entre 1850 et 2008[4] :

Albeuve[modifier | modifier le code]

La totalité du village est détruite dans un incendie en juillet 1876. Parti de la boulangerie vers midi, le feu avait brûlé 41 maisons et l'église avant six heures du soir. Seules deux maisons furent épargnées[5].

Lessoc[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le village compte 187 habitants dont la plupart sont occupés dans les secteurs secondaire et tertiaire des environs ou du centre du district. L’agriculture tient encore une place non négligeable.

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, la localité appartenait au comté de Gruyère, sous la bannière et châtellenie de Montsalvens. Au XIIe siècle, les Seigneurs de Corbières possédaient de nombreux biens sur le territoire de Lessoc. Ils les cédèrent en 1278 à Pierre II de Gruyères. Libérés de la mainmorte en 1396, ses habitants avaient leur justice particulière, toutefois dépendante du banneret de Gruyères.

La fontaine au centre du village

La présence d’une chapelle située près de l’église actuelle et consacrée à saint Martin est attestée depuis 1365. Le village qui dépendit de la paroisse de Broc jusqu’au XIIe siècle probablement – releva ensuite de la paroisse de Grandvillard dont il voulut se détacher dès la fin du XVIe siècle. Mais la séparation effective n’intervint qu’en 1643 lorsque l’église fut construite.

Plusieurs carrières étaient exploitées, dont une de tuf. Mais la pierre la plus connue est le « marbre » de Lessoc, un calcaire gris-blanc veiné de vert. Il a beaucoup été utilisé pour la construction dans le village et dans la région. C’est de cette pierre que l’on construisit en 1796 la fontaine octogonale occupant le centre du village.

Montbovon[modifier | modifier le code]

Montbovon petit village de la magnifique vallée de l' lntyamon, blotti au pied de la pyramide de Corjon, au nord d’un cirque de montagnes qui lui enlèvent du soleil en hiver et à la sortie du pittoresque mais froid défilé de La Tine. Localité à l’extrême sud du canton de Fribourg, Montbovon est voisine avec le Pays-d'Enhaut[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Montbovon, dont le nom a plusieurs fois été modifié, apparaît au milieu du XIIIe siècle, en 1255, d’après certains documents. Le nom du village subit au cours des siècles de nombreuses transformations, passant tour à tour de Montbovonis à Montisbovonis, Monbovon, Mons Bovum, Mons Bovarium, Mont Bovon, etc.. Mais il semble bien que la véritable origine soit Mont de Bovon, c’est-à-dire la montagne d’un propriétaire dénommé Bovon (nom de famille connu dans la Gruyère au XIIe siècle). Le territoire communal faisait partie du comté de Gruyère. En 1555. lors du partage du comté, il devint fribourgeois et, en 1798, les bailliages étant abolis, il fit partie du district de la Gruyère.

Le premier village groupait ses maisons au-dessus des falaises de la Sarine, sur l’emplacement actuel de la scierie. À la suite d’une épidémie de peste, on brûla une partie des habitations pour éviter la propagation du terrible fléau. Le village fut reconstruit à l’endroit actuel. Pendant plusieurs siècles, Montbovon a vu passer les caravanes de mulets et de chevaux qui transportaient les marchandises entre le Gessenay, le Pays-d'Enhaut et les rives du Léman, on empruntant l’ancien chemin Montbovon – Allières - Col de Jaman - Riviera.

Vue de Montbovon en 1890

Les habitants de Montbovon furent primitivement rattachés à la paroisse de Broc, puis durant fort longtemps celle d’Albeuve, dont ils se séparèrent en 1621. Ils construisirent 2 églises et 3 chapelles en 5 siècles. En 1515, la première chapelle dédiée à Saint Grat, en 1621 la première église, en 1721 la chapelle d'Allières dédiée à Sainte Marie-Madeleine, en 1897, l’église actuelle, enfin, en 1941, l’oratoire de la Gaulaz, petite chapelle dédiée à Notre Dame de la Paix. En février 1990, la chapelle d’Allières fut emportée par un glissement de terrain (coulée de boue). On entreprit la reconstruction d’un nouvel édifice en 1996.

2002 Naissance de la nouvelle commune Haut-Intyamon après la fusion des 4 communes Montbovon, Lessoc, Neirivue et Albeuve[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. [xls] « Liste officielle des communes de la Suisse - 01.01.2008 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  2. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2012 », sur Office fédéral de la Statistique (consulté en 16 décembre 2013).
  3. a, b et c « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 23 septembre 2010)
  4. [zip] « Evolution de la population des communes 1850-2000 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 13/01/2009)
  5. Le Temps, 23 juillet 1876
  6. a et b [1] | L'Histoire de Montbovon, sur le site officiel du village de Montbovon, consulté le 07.01.2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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