Georges Coulon

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Portrait de Georges coulon (vers 1910)
Portrait de Georges Coulon par Odilon Redon (1909)
Les six fils de Georges Coulon lors de ses funérailles nationales en 1912, à Paris


Georges Coulon, né le 11 mars 1838 et décédé le 20 février 1912, avocat et homme politique français, a été préfet de Vendée[1]puis vice-président du Conseil d'État de 1898 à 1912[2]. Il épousa le 4 novembre 1880 la fille d'Eugène Pelletan, Geneviève, devenant de ce fait le beau-frère de Camille Pelletan. Il est le père de Jean-Paul Coulon, Jean-Pierre, Jean-Louis, Jean-Jacques, Jean-Claude et Jean-René.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils d’Eugène Scribe[modifier | modifier le code]

Georges Coulon est officiellement le fils de l'actrice Augustine-Antoinette Finot-Léonard et d'Antoine Coulon, artiste-chorégraphe de l'Académie Royale de musique, maître de ballet à l'Opéra de Paris et au Her Majesty's Theatre de Londres et fils de Jean-François Coulon. Cependant, Georges Coulon était probablement le fils naturel d'Eugène Scribe[3], le célèbre auteur dramatique.

Descendance[modifier | modifier le code]

Georges Coulon eut six fils: Jean-Paul Coulon, Jean-Pierre Coulon, Jean-Louis Coulon, Jean-Jacques Coulon, Jean-Claude Coulon et Jean-René Coulon. Jean-Louis, polytechnicien, et Jean-René, ingénieur agronome, moururent pour la France en 1914 et 1916. Son fils aîné, Jean-Paul Coulon fut un haut magistrat et sa fille Denise Coulon épousa le peintre Olivier Debré, frère de Michel Debré, liant ainsi deux grandes familles républicaines: les Pelletan et les Debré. Lors du décès de Georges Coulon en 1912, des funérailles nationales furent données en son honneur et ses six fils défilèrent derrière son cercueil.

Georges Coulon repose au cimetière des Bois de Saint-Georges-de-Didonne. Ses papiers personnels sont conservés aux Archives nationales sous la cote 417AP[4]

Villa Jean Marmaille[modifier | modifier le code]

Pour loger sa grande famille, Georges Coulon fit construire une grande villa le long de la plage de Saint-Georges-de-Didonne qu'il baptisa: "Jean Marmaille"[5], en référence aux prénoms donnés à ses six fils. Cette maison est encore aujourd'hui visible depuis la plage et est toujours habitée par la famille Coulon.


Notes[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Les Préfets de Gambetta par Vincent Wright, Éric Anceau.
  2. Site du Conseil d'État.
  3. [PDF] [1] par Vincent Wright, Éric Anceau.
  4. Voir la notice relative à ce fonds dans la Salle des inventaires virtuelle
  5. [2] La villa Jean-Marmaille

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Baquiast, Une dynastie de la bourgeoisie républicaine, les Pelletan, Paris, L'Harmattan, 1996