Gentilly

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Gentilly
Église Saint-Saturnin, classée aux monuments historiques
Église Saint-Saturnin, classée aux monuments historiques
Blason de Gentilly
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-de-Marne
Arrondissement Arrondissement de L'Haÿ-les-Roses
Canton Kremlin-Bicêtre
Arcueil
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Val de Bièvre[Note 1]
Maire
Mandat
Patricia Tordjman (PCF)
2014-2020
Code postal 94250
Code commune 94037
Démographie
Gentilé Gentilléens
Population
municipale
16 892 hab. (2011)
Densité 14 315 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 48′ 48″ N 2° 20′ 40″ E / 48.8133333333, 2.3444444444448° 48′ 48″ Nord 2° 20′ 40″ Est / 48.8133333333, 2.34444444444  
Altitude Min. 42 m – Max. 81 m
Superficie 1,18 km2
Localisation

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Gentilly
Liens
Site web ville-gentilly.fr

Gentilly est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.

Cette commune est partagée entre les cantons du Kremlin-Bicêtre et d'Arcueil.

Ses habitants sont appelés les Gentilléens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Vue de la commune de Gentilly en rouge sur la carte de la « Petite Couronne » d'Île-de-France

Gentilly appartient à la petite couronne de la ville de Paris dont elle est mitoyenne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Gentilly
14e et 13e arrondissements de Paris
Montrouge Gentilly Le Kremlin-Bicêtre
Arcueil

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Bièvre dont le cours est canalisé sur l'ensemble de la commune.

Elle est également traversée par la Méridienne Verte.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Gentilly est bordée au nord par le boulevard périphérique de Paris, à l'est par l'autoroute A6b et, en partie, à l'ouest par l'autoroute A6a. Des travaux, débutés en 2010 et achevés en 2012, ont conduit à la couverture de l'A6b.

En venant du nord, il est possible d'accéder à Gentilly par l'autoroute A6b (sortie 1), la porte d'Italie, la porte de Gentilly et la poterne des Peupliers.

Elle est reliée au Kremlin-Bicêtre par la rue Jean-Jaurès, à Montrouge par l'avenue Paul Vaillant Couturier, à Arcueil par l'avenue de Stalingrad.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La gare RER de Gentilly

Gentilly est desservie par :

Dans Paris, les arrêts du (T)(3a) Porte de Gentilly et Poterne des Peupliers, ainsi que la station de Métro Porte d'Italie sont proches de Gentilly.

Vélib'[modifier | modifier le code]

Cinq stations Vélib' sont installées dans Gentilly; elles sont situées :

  • Avenue Raspail, devant l’immeuble Sanofi
  • Rue Nicolas Debray, à l’angle de l’avenue Raspail
  • Avenue Lénine, à l’entrée de la place Marcel Cachin
  • Rue Benoit Malon, au niveau de l’entrée sud du RER
  • Rue Charles Frérot, à l’angle de la rue Guilpin

On peut également signaler les stations Vélib de la Poterne des Peupliers et de la Porte de Gentilly.


Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ce village se nommait autrefois Gentiliacum, nom connu dès le VIIe siècle, dans la vie de saint Éloi, écrite par saint Ouen[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Gentilly.

Si le site de la ville de Gentilly n'a donné lieu qu'à peu de découvertes archéologiques concernant la période préhistorique (quelques objets trouvés au XIXe siècle), il présente néanmoins un faisceau concordant d'indices, permettant de préjuger d'une forte occupation dès le néolithique : la vallée de la Bièvre dans son ensemble, est en effet très prolifique en sites de cette ère, et l'occupation du site par les Romains (un aqueduc), puis les mérovingiens (un "vicus", c’est-à-dire un gros bourg) atteste de son intérêt.

Le lieu est cité pour la première fois au VIe siècle comme propriété royale, mais ce n'est qu'à la fin du XIIIe siècle qu'on vit apparaître la dénomination Gentilly. Cités à cette même époque, un château de type motte et une tour ronde, puis une tour carrée dans une enceinte attestaient de la relative richesse du lieu au bas Moyen Âge. Richesse confirmée par la présence d'un moulin, d'un four, d'un pressoir, et de carrières.

Pendant tout le Moyen Âge, le territoire fut partagé entre les mains de plusieurs abbayes et une seigneurie, et changea souvent de propriétaire.

Le roi Pépin le Bref y passa l'hiver de 762, la Pâques de 766, et y tint un concile d'évêques[1].

En 878, Louis le Bègue donna la seigneurie de Gentilly à lngelwin, évêque de Paris[1].

Saint Louis y bâtit un monastère pour les Chartreux.

En 1691, Claude Sonnius y fonda un couvent de religieuses de la Miséricorde.

Sous Charles IX, le prince de Condé y campa avec ses troupes.

L'église date des XIIIe siècle et XVe siècle. L'hospice de Bicêtre et la maison de santé sont dans la commune de Gentilly[1].

Le XVIIe siècle vit la création de l'aqueduc Médicis, chargé d'alimenter en eau la rive gauche de Paris. Ce dernier, encore parfaitement conservé, chemine via Fresnes, L'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil et Gentilly. L'ouvrage le plus marquant, le pont-aqueduc situé à la limite sud d'Arcueil, sert encore aujourd'hui à l'aqueduc de la Vanne, lequel passe ensuite sous un terre-plein à la limite entre Gentilly et Montrouge avant de rejoindre Paris. On pourra signaler également à ce sujet, l'aqueduc romain alimentant les Thermes de Lutèce qui passait sensiblement au même endroit que celui du XVIe siècle. Il en reste un morceau retrouvé lors de la démolition et de l'enlèvement des terres de l'ancien dépôt dit de Montrouge sur l'ex-ligne de Sceaux à proximité du Parc de Montsouris à Paris. Ce segment est visible dans une vitrine.

Le XIXe siècle vit l'apparition d'une forte activité industrielle, implantée le long de la Bièvre. Les industries de blanchisserie et tannerie se développèrent très rapidement. Elles perdurèrent jusque vers 1930 pour les premières, et 1970 pour les secondes.

À la suite de l'industrialisation et de l'urbanisation très rapide de la commune au XIXe siècle, l'habitat construit était de piètre qualité, et la Bièvre était extrêmement polluée (au point d'entraîner sa couverture à Paris à partir de 1860 pour des raisons d'hygiène). Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie de la population ouvrière étaient restées désastreuses, au point que les trois quarts de la population vivaient dans des logements insalubres. Les années 1950 ont vu l'apparition de logements sociaux modernes, qui ont entraîné une densification verticale du logement dans toute la ville, à l'exception d'un quartier pavillonnaire, dit "plateau Mazagran", situé à la limite de Montrouge: il fut occupé plus récemment dans l'histoire de la ville (1891, le 22 mai, mise à voie "normale" de la Ligne de Sceaux créée à voie large et inaugurée le 17 juin 1846).

Le milieu du XXe siècle vit aussi se développer des activités de métallurgie, alimentation, bâtiment, imprimerie et fabrication de médicaments.

La période actuelle (fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle) voit une transformation accrue de l'activité vers le domaine tertiaire, notamment la communication audiovisuelle. Le principal employeur de Gentilly de nos jours reste l'industrie pharmaceutique, l'activité de fabrication n'étant toutefois plus effectuée sur place.

Évolution dans le temps des limites géographiques[modifier | modifier le code]

Dans une carte de 1773, dite "Carte des chasses" on peut constater que la paroisse de Gentilly avait une surface environ quatre fois plus importante que la commune actuelle. Les évolutions furent les suivantes :

Le 1er janvier 1860 les quartiers Maison-Blanche et Glacière furent annexés à Paris.

En 1897, Gentilly fut divisée entre Gentilly et Le Kremlin-Bicêtre, qui devinrent deux communes distinctes.

En 1925, le glacis des anciennes fortifications, dit "La Zone" fut annexé à Paris, accompagné de quelques parcelles pour agrandir la cité universitaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Gentilly

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune de Gentilly a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[2].

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Gentilly.

Depuis 1944, cinq maires se sont succédé à Gentilly :

Liste des maires successifs de Gentilly
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1962 Charles Frérot PCF  
1962 mars 1977 Hélène Edeline PCF  
mars 1977 novembre 1997 Carmen Le Roux PCF  
novembre 1997 mars 2008 Yann Joubert PCF  
mars 2008 en cours Patricia Tordjman PCF  

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Gentilly est depuis 1960 jumelée à la ville allemande de Freiberg[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 16 892 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 495 5 267 1 550 2 379 4 985 9 450 9 987 11 646 13 608
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
20 721 9 093 8 871 8 796 10 378 12 396 14 278 15 017 6 153
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 433 8 421 10 744 14 033 14 311 15 623 18 179 16 649 17 497
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
19 211 18 812 17 026 16 732 17 093 16 118 17 034 16 892 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Gentilly compte cinq écoles maternelles (Jean Lurçat, Victor-Hugo, Lamartine, Marie et Pierre-Curie, Henri-Barbusse) et quatre écoles élémentaires (Victor-Hugo, Gustave-Courbet, Henri-Barbusse et Lamartine).

  • L'école élémentaire Gustave-Courbet compte 9 classes (CP au CM2) plus une demi classe d'adaptation pour environ 200 élèves.
  • Le groupe scolaire Victor-Hugo comprend une école maternelle (6 classes) et une école primaire (8 classes) qui accueillent en tout 350 enfants.

Gentilly dispose également d'un collège d'enseignement général, le collège Rosa Parks, ouvert en 2007 (remplaçant l'ancien collège Pierre-Curie), et d'un lycée professionnel, le LP Val-de-Bièvre.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

IBM ILOG

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cimetière de Gentilly,
au fond les tours du 13e arrondissement de Paris.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Gentilly (Val-de-Marne)

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : D'hermine, à la fasce ondée d'azur accompagnée en pointe d'un livre fermé de gueules borduré d'or et chargé d'une lettre B capitale du même ; au chef tiercé en pal, au 1er d'azur, au chevron d'or accompagné de trois croisettes pattées du même, au 2ème d'argent, au chevron de gueules accompagné de sept merlettes du même, quatre en chef mises en deux pals et trois en pointe mal ordonnées, au 3ème d'azur, au siège antique d'or à l'assise de gueules.''.

Sa devise est : Gentil soyez, gentil serai

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • n.d - Paysage à Gentill, gravure de Paul Baudier (1881-1962)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jusqu'à la dissolution de la communauté d'agglomération le 31 décembre 2015 compte tenu de la création de la Métropole du Grand Paris le 1er janvier 2016.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  2. Palmarès 2013 des Villes Internet sur le site de l'association. Consulté le 12/11/2013.
  3. « Présentation des activités de jumelage » (consulté le 26 Novembre 2013)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011