Gentilly
| Gentilly | ||||||
Église Saint-Saturnin, classée aux monuments historiques |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Île-de-France | |||||
| Département | Val-de-Marne | |||||
| Arrondissement | Arrondissement de L'Haÿ-les-Roses | |||||
| Canton | Kremlin-Bicêtre Arcueil |
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| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Val de Bièvre, Paris Métropole | |||||
| Maire Mandat |
Patricia Tordjman (PCF) 2008-2014 |
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| Code postal | 94250 | |||||
| Code commune | 94037 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Gentilléens | |||||
| Population municipale |
17 097 hab. (2010) | |||||
| Densité | 14 489 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 42 m — Max. 81 m | |||||
| Superficie | 1,18 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | ville-gentilly.fr | |||||
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Gentilly est une commune française située dans le département du Val-de-Marne en région Île-de-France.
Cette commune est partagée entre les cantons du Kremlin-Bicêtre et d'Arcueil.
Ses habitants sont appelés les Gentilléens.
Géographie [modifier]
Localisation [modifier]
Gentilly appartient à la petite couronne de la ville de Paris dont elle est mitoyenne.
Communes limitrophes [modifier]
Géologie, relief et hydrographie [modifier]
La ville est traversée par la Bièvre dont le cours est canalisé sur l'ensemble de la commune.
Elle est également traversée par la Méridienne Verte.
Voies de communication et transports [modifier]
Voies routières [modifier]
Gentilly est bordée au nord par le boulevard périphérique de Paris, à l'est par l'autoroute A6b et, en partie, à l'ouest par l'autoroute A6a. Des travaux, débutés en 2010 et devant s'achever en 2012, vont conduire à la couverture de l'A6b.
En venant du nord, il est possible d'accéder à Gentilly par l'autoroute A6b (sortie 1), la porte d'Italie, la porte de Gentilly et la poterne des Peupliers.
Elle est reliée au Kremlin-Bicêtre par la rue Jean-Jaurés, à Montrouge par l'avenue Paul Vaillant Couturier, à Arcueil par l'avenue de Stalingrad.
Transports en commun [modifier]
Gentilly est desservie par :
Dans Paris, les arrêts du ![]()
Porte de Gentilly et Poterne des Peupliers, ainsi que la station de Métro Porte d'Italie sont proches de Gentilly.
Vélib' [modifier]
Cinq stations Vélib' sont installées dans Gentilly; elles sont situées :
- Avenue Raspail, devant l’immeuble Sanofi
- Rue Nicolas Debray, à l’angle de l’avenue Raspail
- Avenue Lénine, à l’entrée de la place Marcel Cachin
- Rue Benoit Malon, au niveau de l’entrée sud du RER
- Rue Charles Frérot, à l’angle de la rue Guilpin
On peut également signaler les stations Vélib de la Poterne des Peupliers et de la Porte de Gentilly.
Urbanisme [modifier]
Morphologie urbaine [modifier]
Logement [modifier]
Projets d'aménagements [modifier]
Toponymie [modifier]
Histoire [modifier]
Si le site de la ville de Gentilly n'a donné lieu qu'à peu de découvertes archéologiques concernant la période préhistorique (quelques objets trouvés au XIXe siècle), il présente néanmoins un faisceau concordant d'indices, permettant de préjuger d'une forte occupation dès le néolithique : la vallée de la Bièvre dans son ensemble, est en effet très prolifique en sites de cette ère, et l'occupation du site par les Romains (un aqueduc), puis les mérovingiens (un "vicus", c’est-à-dire un gros bourg) atteste de son intérêt.
Ce village se nommait autrefois Gentiliacum, nom connu dès le VIIe siècle, dans la vie de saint Éloi, écrite par saint Ouen[1].
Le lieu est cité pour la première fois au VIe siècle comme propriété royale, mais ce n'est qu'à la fin du XIIIe siècle qu'on vit apparaître la dénomination Gentilly. Cités à cette même époque, un château de type motte et une tour ronde, puis une tour carrée dans une enceinte attestaient de la relative richesse du lieu au bas Moyen Âge. Richesse confirmée par la présence d'un moulin, d'un four, d'un pressoir, et de carrières.
Pendant tout le Moyen Âge, le territoire fut partagé entre les mains de plusieurs abbayes et une seigneurie, et changea souvent de propriétaire.
Le roi Pépin le Bref y passa l'hiver de 762, la Pâques de 766, et y tint un concile d'évêques[1].
En 878, Louis le Bègue donna la seigneurie de Gentilly à lngelwin, évêque de Paris[1].
Saint Louis y bâtit un monastère pour les Chartreux.
En 1691, Claude Sonnius y fonda un couvent de religieuses de la Miséricorde.
Sous Charles IX, le prince de Condé y campa avec ses troupes.
L'église date des XIIIe siècle et XVe siècle. L'hospice de Bicêtre et la maison de santé sont dans la commune de Gentilly[1].
Le XVIIe siècle vit la création de l'aqueduc Médicis, chargé d'alimenter en eau la rive gauche de Paris. Ce dernier, encore parfaitement conservé, chemine via Fresnes, L'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil et Gentilly. L'ouvrage le plus marquant, le pont-aqueduc situé à la limite sud d'Arcueil, sert encore aujourd'hui à l'aqueduc de la Vanne, lequel passe ensuite sous un terre-plein à la limite entre Gentilly et Montrouge avant de rejoindre Paris. On pourra signaler également à ce sujet, l'aqueduc romain alimentant les Thermes de Lutèce qui passait sensiblement au même endroit que celui du XVIe siècle. Il en reste un morceau retrouvé lors de la démolition et de l'enlèvement des terres de l'ancien dépôt dit de Montrouge sur l'ex-ligne de Sceaux à proximité du Parc de Montsouris à Paris. Ce segment est visible dans une vitrine.
Le XIXe siècle vit l'apparition d'une forte activité industrielle, implantée le long de la Bièvre. Les industries de blanchisserie et tannerie se développèrent très rapidement. Elles perdurèrent jusque vers 1930 pour les premières, et 1970 pour les secondes.
Suite à l'industrialisation et l'urbanisation très rapide de la commune au XIXe siècle, l'habitat construit était de piètre qualité, et la Bièvre était extrêmement polluée (au point d'entraîner sa couverture à Paris à partir de 1860 pour des raisons d'hygiène). Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, les conditions de vie de la population ouvrière étaient restées désastreuses, au point que les trois quarts de la population vivaient dans des logements insalubres. Les années 1950 ont vu l'apparition de logements sociaux modernes, qui ont entraîné une densification verticale du logement dans toute la ville, à l'exception d'un quartier pavillonnaire, dit "plateau Mazagran", situé à la limite de Montrouge: il fut occupé plus récemment dans l'histoire de la ville (1891, le 22 mai, mise à voie "normale" de la Ligne de Sceaux créée à voie large et inaugurée le 17 juin 1846).
Le milieu du XXe siècle vit aussi se développer des activités de métallurgie, alimentation, bâtiment, imprimerie et fabrication de médicaments.
La période actuelle (fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle) voit une transformation accrue de l'activité vers le domaine tertiaire, notamment la communication audiovisuelle. Le principal employeur de Gentilly de nos jours reste l'industrie pharmaceutique, l'activité de fabrication n'étant toutefois plus effectuée sur place.
Évolution dans le temps des limites géographiques [modifier]
Dans une carte de 1773, dite "Carte des chasses" on peut constater que la paroisse de Gentilly avait une surface environ quatre fois plus importante que la commune actuelle. Les évolutions furent les suivantes :
Le 1er janvier 1860 les quartiers Maison-Blanche et Glacière furent annexés à Paris.
En 1897, Gentilly fut divisée entre Gentilly et Le Kremlin-Bicêtre, qui devinrent deux communes distinctes.
En 1925, le glacis des anciennes fortifications, dit "La Zone" fut annexé à Paris, accompagné de quelques parcelles pour agrandir la cité universitaire.
Politique et administration [modifier]
Tendances politiques et résultats [modifier]
Administration municipale [modifier]
En 2010, la commune de Gentilly a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »[2].
Liste des maires successifs [modifier]
Depuis 1944, cinq maires se sont succédé à Gentilly :
Instances judiciaires et administratives [modifier]
Politique environnementale [modifier]
Jumelages [modifier]
Population et société [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 17 097 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].
Enseignement [modifier]
Gentilly compte cinq écoles maternelles (Jean Lurçat, Victor-Hugo, Lamartine, Marie et Pierre-Curie, Henri-Barbusse) et quatre écoles élémentaires (Victor-Hugo, Gustave-Courbet, Henri-Barbusse et Lamartine).
- L'école élémentaire Gustave-Courbet compte 9 classes (CP au CM2) plus une demi classe d'adaptation pour environ 200 élèves.
- Le groupe scolaire Victor-Hugo comprend une école maternelle (6 classes) et une école primaire (8 classes) qui accueillent en tout 350 enfants.
Gentilly dispose également d'un collège d'enseignement général, le collège Rosa Parks, ouvert en 2007 (remplaçant l'ancien collège Pierre-Curie), et d'un lycée professionnel, le LP Val-de-Bièvre.
Manifestations culturelles et festivités [modifier]
Santé [modifier]
Sports [modifier]
Médias [modifier]
Cultes [modifier]
Économie [modifier]
Revenus de la population et fiscalité [modifier]
Emploi [modifier]
Entreprises et commerces [modifier]
Culture locale et patrimoine [modifier]
Monuments et lieux touristiques [modifier]
- Église Saint-Saturnin : église du XIIIe siècle, remaniée au XVIe siècle. Elle fut bâtie sur les vestiges d'une abbaye du VIIe siècle, construite par saint Éloi sur le domaine que lui avait donné Dagobert. L'église actuelle date du XIIIe siècle, et a été remaniée au XVIe siècle après l'effondrement de la nef. Sa façade ouest comprend un portail néo-gothique du XIXe siècle. Son cœur est polygonal sans bas-côtés, ce qui est peu courant, et il comporte des vitraux très anciens. On peut aussi remarquer de nombreux décors peints, dont des fleurs de lys, actuellement en cours de restauration. Inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques en 1929 et classée en 1989.
- Église du Sacré-Cœur.
- La Maison de la photographie Robert-Doisneau, baptisée en 1992 par Robert Doisneau lors de ses 80 ans, et inaugurée en 1996, propose de nombreuses expositions autour de la photographie humaniste.
- Le cimetière de Gentilly, qui dispose d'une vue vers les tours du 13e arrondissement et le sud-est de Paris. Parmi les tombes remarquables :
- tombe de Louis Millet musicien, œuvre du sculpteur Paul Guibé.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Saint Éloi
- Saint Martial
- Pépin le Bref
- Blanche de Castille est réputée y avoir possédé un château, dont les caves voûtées subsisteraient et serviraient encore de cave à vin dans une propriété privée, sur le versant ouest de la ville (dans la pente sous la station de RER). Information non corroborée.
- L'écrivain et dramaturge français du XVIIe siècle Isaac de Benserade a vécu à Gentilly et y est décédé en 1691.
- James Benenson (1949) sculpteur d'origine américaine naturalisé français est installé dans la commune.
- Jacques Chapelle chimiste, faïencier, céramiste directeur de la Faïencerie de Sceaux de 1748 à 1763 né à Gentilly le 21 mars 1721
- Le photographe Robert Doisneau est né à Gentilly en 1912.
- L'actrice de cinéma Sophie Marceau a vécu à Gentilly.
- Raymond Souplex y est inhumé.
- Jan Voss (1936), artiste peintre vit dans la commune depuis 1963.
Héraldique [modifier]
Pour approfondir [modifier]
Bibliographie [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Petit-Gentilly
- Grand-Gentilly
- Histoire de Gentilly
- Gare de Gentilly
- Église du Sacré-Cœur de Gentilly
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
- Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
