Front national de la République démocratique allemande

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Le Front national de la République démocratique allemande (en allemand : Nationale Front der Deutschen Demokratischen Republik; jusqu'en 1973 : Front national de l’Allemagne démocratique, en allemand Nationale Front der Deutschen Demokratischen) est une organisation de la République démocratique allemande qui regroupait l'ensemble des partis et organisations politiques autorisés par le régime est-allemand. Le Parti socialiste unifié d'Allemagne (SED) tenait un rôle dirigeant dans la coalition[1]. La constitution est-allemande de 1968 présente le Front national comme « l'organisation manifestant l'alliance de toutes les forces du peuple »[2].

Historique[modifier | modifier le code]

En juin 1945, alors que la guerre vient de se terminer, les partis de la Zone d'occupation soviétique se rassemblent pour former le Bloc antifasciste. Cette union permanente, regroupant tous les partis autorisés dans la zone sous autorité soviétique, est ensuite renommée Bloc démocratique, puis sera la base pour la formation du Front national de l’Allemagne démocratique.

Le Front national a cessé d'exister en 1989, lorsque les partis le composant ont décrété la reprise de leur autonomie vis-à-vis du SED[3].

Système[modifier | modifier le code]

Partis politique associés[modifier | modifier le code]

La coalition regroupe les cinq partis politiques autorisés en RDA :

Les organisations[modifier | modifier le code]

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le Front national de l’Allemagne démocratique organise la vie commune des citoyens de l'Allemagne de l'Est en organisant des campagnes d’intérêts généraux ou en faveur de pays du Bloc de l'Est. Jusqu'en 1963 il était aussi chargé d'organiser les élections en RDA.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Solchany, L'Allemagne au XXe siècle:entre singularité et normalité, Presses universitaires de France, 2003, page 407
  2. Union académique internationale, Académie de Sciences Morales et Politiques, Corpus constitutionnel, Numéro 1, Leiden, E.J. Brill, 1976, pages 357, 365
  3. François Fejtö, La Fin des démocraties populaires, Seuil, 1992, page 285