Fernando Vallejo

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Fernando Vallejo

Nom de naissance Fernando Vallejo Rendón
Activités romancier, cinéaste
Naissance
Medellín, Drapeau de la Colombie Colombie
Langue d'écriture Espagnol (Colombie)
Distinctions Prix Rómulo Gallegos en 2003

Œuvres principales

  • La Vierge des tueurs (1994)
Fernando Vallejo en 2008

Fernando Vallejo Rendón est un écrivain d'origine colombienne, né à Medellín en 1942 et naturalisé mexicain en 2007. Il est auteur d'essais (biographies, littérature, physique, biologie) et de romans autofictionnels. Il a été traduit en français, anglais et allemand.

Son roman le plus connu est La Vierge des tueurs (La virgen de los sicarios), adapté au cinéma par le réalisateur français Barbet Schroeder. Les thématiques principales de ses œuvres sont la violence, la mémoire, l'histoire de la Colombie et de l'Amérique latine et l'homosexualité. Oscillant sans cesse entre pessimisme, nostalgie et humour, son narrateur adopte généralement un ton imprécatoire.

Vallejo est né dans une famille bourgeoise et conservatrice. Son père, Aníbal Vallejo Álvarez fut avocat et directeur du journal conservateur El Poder. Il mena également une brillante carrière politique puisqu’il fut ministre des Travaux publics, sénateur, ministre du développement, membre de l’assemblée constituante de Colombie, secrétaire d’État et président du Directoire conservateur d’Antioquia. Cependant, rompant par son homosexualité avec tout déterminisme social, Vallejo réussit le tour de force d'être à la fois la bête noire des conservateurs colombiens et de certains intellectuels de gauche qui croient voir en lui un réactionnaire alors que l'ensemble de son œuvre est génialement anticonformiste, provocateur et polémique.

En 2009, Il est intronisé docteur honoris causa par la faculté des sciences humaines de l'université nationale de Colombie.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Interviews[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Jacques Joset, La muerte y la gramática. Los derroteros de Fernando Vallejo, Bogotá-Madrid-México-Buenos Aires, Taurus ("Pensamiento"), 2010, 211 p.
  • Lionel Souquet, "Ligne de fuite néo-picaresque dans l’autofiction hispano-américaine : Arenas, Copi, Lemebel, Vallejo", in Hommage à Milagros Ezquerro, Théorie et fiction, México / París, RILMA 2 / ADEHL, 2009, p. 601-622.
  • Lionel Souquet, "Fernando Vallejo : Familles, je vous hais ! El desbarrancadero (2001), Mi hermano el alcalde (2004), El don de la vida (2010)", numéro spécial des Langues Néo-latines coordonné par Dorita Nouhaud, Le roman hispano-américain au XXIe siècle, 2 : Des airs de famille, n° 356, mars 2011, p. 45-65.
  • Lionel Souquet, "Néo-picaresque, (néo)réalisme et faillite de l’humanisme : Los Olvidados de Buñuel et La Virgen de los Sicarios de Vallejo, de la modernité à la postmodernité", Les Langues Néo-Latines : Colloque Concours 2012, 105e année, 4, n° 359, décembre 2011, p. 117-156.
  • Lionel Souquet, "Échec et mat ! Constat d’échec et imprécation contre le triomphalisme du storytelling chez Fernando Vallejo", L'échec dans la littérature hispano-américaine, sous la direction de Nathalie Besse (colloque des 25-26 mars 2012), revue reCHERches, n° 8, Université de Strasbourg, printemps 2012, p. 13-25.
  • Lionel Souquet, « Je est l’Autre : archéologie de la construction identitaire et artistique de Reinaldo Arenas et de Fernando Vallejo », Amadis, n° 10 : "L’autre", Brest, Université de Bretagne Occidentale, décembre 2012, p. 159-183.