Faléa

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Faléa
Administration
Pays Drapeau du Mali Mali
Région Kayes
Cercle Kéniéba
Maire Malé Camara (URD)
élu(e) en 2009[1]
Démographie
Population 17 455 hab. (2009)
Population précédent recensement 13 173 hab. (1998)
Taux de croissance annuel moyen 2.6 %
Géographie
Coordonnées 14° 44′ 00″ N 11° 13′ 00″ O / 14.7333, -11.216714° 44′ 00″ Nord 11° 13′ 00″ Ouest / 14.7333, -11.2167  
Localisation

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Faléa est une commune du Mali, dans le cercle de Kéniéba et la région de Kayes.

Situation[modifier | modifier le code]

La Commune de Faléa compte 21 villages. Elle est située dans l’Ouest du Mali et touche les frontières de la Guinée et du Sénégal. La population est estimée à 17 000 habitants. En majorité jeune (plus de la moitié entre 15 et 40 ans) et féminine (à environ 62%), elle se répartit entre les ethnies dialonké, malinké, peul et diakhanké.

Prospection de l'uranium[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, la multinationale française COGEMA - devenue plus tard Areva - a découvert à Faléa des gisements d’uranium, de cuivre et de bauxite. En 2007 le gouvernement malien a conclu un accord avec la société canadienne Delta Exploration, racheté peu après par société d'exploration Rockgate Capital Corp. (RCT), en vu d'une future exploitation de ces matières premières. Les clauses du contrat ne sont pas publiques. Ni le conseil des Sages de Faléa, ni le conseil municipal « moderne » - instauré depuis 1995 - ni la population n’ont été officiellement informés ou consultés.

Depuis 2009, l’entreprise canadienne Rockgate a fait plus de 400 sondages exploratoires d’une profondeur variant entre 100 et 300 mètres en vue d’exploiter une mine d’uranium. Aucune étude d’impact n’a été réalisée, or les forages entrainent une pollution radioactive au radon et une remontée d’eau contaminée. Un puits approvisionnant plus d’un millier de personnes ayant été pollué, plusieurs vaches en sont mortes et la population doit maintenant parcourir plusieurs kilomètres pour aller chercher de l’eau[2].

Depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011, la chute du prix du Yellowcake (concentrés d'uranium) a ralenti la course à l'uranium. La société Rockgate Capital Corp de Toronto (Canada) a été absorbé à 100% par Denison Mine au mois de janvier 2014[3],[4].

Résistances contre les sociétés minières[modifier | modifier le code]

Depuis juin 2013 la commune de Faléa est connu également par un certain nombre de parlementaires européens. Une exposition d'une semaine a informé sur la situation de ce village dans un hall central du parlement européen[5].

Aéroport[modifier | modifier le code]

Un aéroport a été créé dans les années 1970 par la COGEMA. Aucune sécurisation du site n'a été prévu par la société française. Deux accidents d'avions ont eu lieu, dont un touchant l'école de Faléa. La piste peut être traversée par la population, l'alerte d'un atterrissage ne se faisant que par le bruit de l'avion se rapprochant de la piste[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Informations sur les élus », sur Ministère de l’Administration territoriale et des Collectivités locales,‎ 12 août 2009 (consulté le 18 mars 2010)
  2. Le Temps - 23 mai 2012 : Mine d’uranium, ce scandale que l’on refuse de voir
  3. Special Information Rockgate Capital Corp. Shareholder Information Denison Take Over Offer for Rockgate Capital Corp.
  4. http://www.falea21.org
  5. Newsletter ARACF/FCE décembre 2013 www.falea21.org
  6. Many Camara, professeur de sociologie, membre de l'ARACF (Association des ressortissants et amis de la commune de Faléa) . Interview de Ruth Stégassy (France-Culture) du 06.10.2012