Elite (jeu vidéo)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Elite
image

Éditeur Acornsoft et Firebird
Développeur Mr. Micro (adaptations)
Concepteur David Braben et Ian Bell

Date de sortie 1984
Genre Commerce et combat spatial
Mode de jeu Un joueur
Plate-forme BBC Micro, Amiga, Amstrad CPC, Apple II/IIGS, Atari ST, Commodore 64, DOS, MSX, NES, ZX Spectrum
Média 1 disquette, cartouche
Langue Allemand, anglais, français
Contrôle Clavier, joystick, manette

Elite est un jeu vidéo de commerce et de combat spatial édité à l'origine par Acornsoft sur BBC Micro en 1984 puis porté sur beaucoup d'autres ordinateurs. Écrit et développé par David Braben et Ian Bell, Elite est généralement considéré comme l'un des jeux les plus innovants de l'histoire du jeu vidéo[1].

Principe de jeu[modifier | modifier le code]

Le jeu prend place dans un univers composé d'un grand nombre de planètes et stations spatiales. Le joueur incarne un commerçant équipé d'un cargo armé. Le joueur a toute latitude de pratiquer un commerce légal ou illégal, tout en sachant que chaque planète et station a ses propres lois sur le sujet. Un commerce illégal est parfois plus lucratif, mais fait prendre des risques au joueur, qui devra alors affronter forces de police et pirates intéressés par sa cargaison. Le commerce légal, quant à lui, demande plus de trajets et une étude plus approfondie de l'approvisionnement en bien de première nécessité, équipement, etc. de chaque station et planète. Chaque marchandise et arme a son propre encombrement, ce qui demande un effort de gestion au joueur.

On ne gagne jamais dans Elite. On peut simplement progresser pour s'enrichir et acquérir de meilleurs vaisseaux et armes (suivant les versions). On peut par contre perdre, en se trouvant indigent, détruit par un crash, ou abattu au cours d'un combat avec des pirates ou des forces de l'ordre.

Programmation[modifier | modifier le code]

La grande question est de savoir comment ont fait David Braben et Ian Bell pour faire tenir l'univers gigantesque (huit galaxies et les 2 000 étoiles) d'Elite dans 20 Ko.

Pour cela, ils ont appliqué le principe des nombres pseudo-aléatoires : à partir d'une graine et d'un algorithme, il est possible de générer une suite connue de nombres. Elite utilise ce principe pour générer les noms des planètes, leurs coordonnées, taille, type d'économie. Chaque galaxie est générée à partir d'un seed différent, de 6 octets. Pour réduire encore la taille nécessaire, les seeds des galaxies sont calculés en faisant une rotation bit à bit du seed de la première galaxie[2].

Versions[modifier | modifier le code]

D'autres versions du jeu existent, notamment sur Archimedes, NEC PC-98 et SAM Coupé. Des développeurs amateurs ont parfois réalisé des portages, par exemple sur Commodore Plus/4, ou encore apporté des modifications au jeu original. Elite Advanced sur Amiga, développé par AmiGer en 2003, apporte ainsi de nouveaux vaisseaux, équipements et corrige certains « bugs » de l'original. Certaines adaptations se sont particulièrement distinguées, comme 1337[3] développée par Jose Maria Enguita (alias « Chema ») pour les machines Oric, qui a remporté le Oldschool Gaming Game Of The Year Award[4]. Il existe aussi une réécriture du jeu sous licence libre : Oolite.

Elite Plus est une version améliorée officielle sortie sur DOS en 1991.

Accueil[modifier | modifier le code]

Anecdote[modifier | modifier le code]

Les séquences d'arrimage reprennent le thème musical du Beau Danube bleu de Johann Strauss, rappelant à la mémoire le film 2001, l'Odyssée de l'espace.[réf. nécessaire]

La série[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Firebird's Elite: A Look Back at the Greatest Game Ever Made | Armchair Arcade.
  2. (en) FAQ - « 13. How come there are eight galaxies with thousands of planets in only 22K of memory? »
  3. (en) Site de 1337.
  4. (en) Jason Kelk, 2010 « Oldschool Gaming Review of 2010, Oldschool Gaming, 2 janvier 2011.
  5. (en) Annonce de Elite 4.
  6. (en) Entretien avec David Braben.

Liens externes[modifier | modifier le code]