Convenant de Stans

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Le convenant de Stans est un traité signé le 22 décembre 1481 entre les différents cantons suisses de la Confédération.

Situation[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, un litige opposait les quatre cantons-villes de Lucerne, Zurich, Berne et Zoug et les quatre cantons campagnards d'Uri, Schwytz Unterwald et Glaris sur l'admission au sein de la Confédération des XIII cantons des cités alliées de Fribourg et Soleure.

Les tensions entre les deux parties existaient déjà au milieu du siècle[réf. nécessaire], lorsque les cantons campagnards accusaient les cantons villes de s'être adjugé la plus grande partie du butin de la guerre de Bourgogne[réf. nécessaire]. De plus, les trois Waldstätten craignent que l'admission de deux nouvelles villes déséquilibre encore plus le rapport, déjà fragile, entre villes et campagnes et accentuent « la prépondérance des cantons-ville »[réf. nécessaire]. Lorsque Zurich, Berne et Lucerne conclurent, le 23 mai 1477, un traité de combourgeoisie avec Fribourg et Soleure, le conflit monta encore d'un cran. Chacun restant sur ses positions, « à la diète de Stans, le 22 décembre 1481, on était au point de s'en aller pour trancher peut-être par les armes »[réf. nécessaire].

L'intervention de Nicolas de Flue[modifier | modifier le code]

C'était grâce à la médiation de l'Obwaldais, Nicolas de Flue, qu'un compromis fut trouvé. Son message fut simple: « N'allez pas trop loin. Vous n'êtes pas appelés à la puissance extérieur, mais à la liberté dans des limites clairement tracées »[réf. nécessaire] . C'était en se fondant sur leur solidarité que les Confédérés pouvaient surmonter les divergences et les crises. Le compromis visait à ne pas accorder aux deux nouveaux cantons la même autonomie qu'aux huit premiers Confédérés, notamment en matière d'alliance et de politique étrangère[réf. nécessaire].

Le 22 décembre 1481, les huit cantons adoptèrent le Convenant de Stans et signèrent un traité d'alliance avec Soleure et Fribourg qui rejoignirent ainsi la Confédération.

Contenu du traité[modifier | modifier le code]

Ce Convenant reprit certaines clauses de la Charte des prêtres et du Convenant de Sempach en formulant de nouvelles règles relatives à la répartition du butin et des conquêtes.

Les circonstances de la signature du Convenant rapprochèrent les cantons villes et les cantons campagnards et raffermirent encore la cohésion des Confédérés[réf. nécessaire]. Ceux-ci battirent le Saint Empire Germanique lors de la guerre de Souabe en 1499 et obtinrent enfin la fin de leurs obligations envers l'empereur[réf. nécessaire]. « Dans les faits, c'est l'indépendance »

Sources[modifier | modifier le code]

  • A. Mojonnier, Histoire de la Confédération, page 134
  • Le Convenant de Stans (1481), in Le droit Suisse
  • Castell A. Les Chartes Fédérales de Schwyz, p.91
  • Peter Dürrenmatt, Histoire illustrée de la Suisse, Payot,‎ 1958 [détail des éditions], p. 01
  • Grégoire Nappey, illustrations de Mix et Remix, Histoire suisse, Le Mont-sur-Lausanne, LEP,‎ 2007 [détail des éditions]

Références[modifier | modifier le code]