Colin Hercules Mackenzie

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Colin Mackenzie (1898-1986, CMG), érudit, soldat, industriel et esthète, qui dirigea la Force 136 du SOE en Asie du Sud-Est pendant la Seconde Guerre mondiale.

Famille[modifier | modifier le code]

Fils du Major-General Sir Colin John Mackenzie, Colin est un écossais de l’île de Skye, dans l’Inverness.

Formation[modifier | modifier le code]

Éduqué à Summer Fields puis à Eton (comme boursier du roi), Mackenzie est nommé sous-lieutenant de réserve des Scots Guards en janvier 1917. Grièvement blessé dans les derniers jours du conflit, il perd par amputations progressives sa jambe gauche gangrenée.

Entre-deux guerres[modifier | modifier le code]

Mackenzie reprend ses études au King's College (Cambridge). Sous la direction de John Keynes, il passe un diplôme d’économie tout en remportant un prix de poésie anglaise.

Après Cambridge, il entre chez J. and P. Coats à Glasgow dont il devient rapidement l’un des directeurs, voyageant outre-mer, en particulier en Amérique Latine.

Special Operations Executive[modifier | modifier le code]

C’est en grande partie grâce à Lord Linlithgow (1887-1952, KG, KT, GCSI, GCIE, OBE), vice-roi des Indes de 1936 à 1943, écossais également, ami personnel et ancien directeur à la J&P Coats, qu’il est nommé responsable des opérations de la Force 136 du Special Operations Executive en Extrême-Orient de 1941 jusqu'à la fin de la guerre.

L’Asie est divisée en deux sections : B/B (Bay of Bengal) et SCS (South China Sea). Faut-il soutenir les mouvements « anti-impérialistes » qui luttent contre les Japonais, sachant que, tôt ou tard, ils se retourneront contre les puissances coloniales ? En Malaisie, en Birmanie, Makenzie soutient les maquis communistes de peur qu’ils ne s’entendent plutôt avec les Japonais. Il reste à son poste jusqu’à la fin de la guerre, ce qui est exceptionnel. En 1945, le SOE contrôle plus de 30,000 agents en Asie du Sud-Est. L’adjoint de Mackenzie est le colonel John Anstey qui assurera la liquidation administrative de la Force 136.

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Nommé chef de la mission économique en Grèce, il en est empêché par des problèmes de santé. Il retourne chez J. & P. Coats, jusqu’à la retraite qu’il prend sur l’île de Skye.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Lectures et filmographie[modifier | modifier le code]

  • Le Pont de la rivière Kwaï, roman de Pierre Boulle porté à l’écran par David Lean
  • Frederic Spencer Chapman : La jungle est neutre, traduction de Chris Marker, Le Seuil, 1951.

Bibliographie et Sources[modifier | modifier le code]

  • (fr) Jean Le Morillon, Un breton en Indochine. Mission "Oiseau mouche", Cheminements, collection Gens d’Ici, 2000, ISBN 2-84478-106-3. Jean Le Morillon, officier du BCRA, de la Force 136 puis de la DGSE, a collaboré avec le colonel David Smiley pendant sa mission en Thaïlande en 1945.
  • (fr) François Quenin Historia 586, octobre 1995. Article L'incroyable aventure d'un officier français consacré à la mission de Jean Le Morillon en Asie.
  • (fr) Interview de Jean Le Morillon. Reportage diffusé sur la chaîne TV Breizh en août 2001.
  • (fr) Bob Maloubier, Plonge dans l’or noir, espion !, Robert Laffont, 1986, ISBN 2-221-04722-2.
  • (fr) Claude Faure, Aux Services de la République, du BCRA à la DGSE, Fayard, 2004.
  • (en) David Smiley, Irregular Regular, Norwich, Michael Russell, 1994. (fr) Publié en français sous le titre Au cœur de l’action clandestine. Des Commandos au MI6, L’Esprit du Livre Éditions, 2008, ISBN 978-2-915960-27-3. Les mémoires d'un officier du SOE en Albanie en 1943-44 puis du SOE en Asie du Sud-Est et enfin du MI6 après guerre (Pologne, Albanie, Oman, Yémen).
  • (fr) Jean Sassi, En collaboration avec Jean-Louis Tremblais, Opérations Spéciales : 20 ans de guerres secrètes, Éditions Nimrod, 2009, ISBN 978-2-915243-17-8, avec cahier photos. Les mémoires d'un officier du BCRA, de la Force 136 et des services spéciaux français.
  • (fr) Jean Deuve, Seigneur de l'ombre, Corlet, 1995.
  • (en) E. Bruce Reynolds, Thailand’s Secret War. The Free Thai, OSS, and SOE during World War II, Cambridge University Press, 2004. David Smiley et son équipe sont photographiés page 377. Extraits en ligne