Boraras brigittae

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Boraras brigittae, ou rasbora moustique est une espèce de poissons de la famille des Cyprinidae.

Localité[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae est une espèce de petit cyprinidae endémique de Bornéo et plus précisément du sud-ouest de Bornéo. Les spécimens types ont été collectées semble-t-il à Bandjarmasin, une ville portuaire dans la province indonésienne de Kalimantan Sud (Kalimantan Selatan).

Taille[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae est une petite espèce qui mesure une taille maximale comprise entre 3 et 3,5 centimètres.

Description[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae possède un corps assez aplati latéralement, allonger et peu haut. Les nageoires dorsales, pelviennes et anales sont de formes triangulaires et légèrement en pointe a leur extrémité. La nageoire caudale est en forme de croissant avec les lobes se terminant en pointe. Boraras brigittae possède un fond de coloration brun/orangé avec le bord externe des écailles sombres (grisâtre/noirâtre) et une bande longitudinale plus sombre, de couleur noire et aux reflets (pailleté) bleutés, violets ou verts et même rosé, suivant l'humeur des spécimens et suivant l'intensité de l'éclairage est présente le long du corps. Les reflets étant nettement plus appréciable lorsque la luminosité est assez faible. Cette dernière commence légèrement en arrière de l'opercule et se termine à l'entrée du pédoncule caudale. La coloration orange vif est présent chez Boraras brigittae principalement autour de la bande longitudinales, la surlignes et déborde sur la base de la nageoire caudale, ainsi que sur la partie basse des flancs, derrière la partie ventrale qui est elle de couleur blanchâtre. Un bon premier tiers de cette bande est toujours plus épais et bien marqué, de sa base jusqu'au niveau de la nageoire dorsale, où comme une vague se crée pour se finir plus finement. Enfin, un fin liseré sombre (noir) surligne la coloration orange vif situé sur ce premier tiers plus épais, de l'opercule jusqu'en arrière de la nageoire dorsale, mais peu parfois être très difficilement observable (suivant l'humeur des individus). Les nageoires dorsales, pelviennes et anales sont transparentes/translucides avec de la pigmentation orange vif presque rouge sur environ la moitié de leur hauteur et englobe la base des deux ou trois premiers rayons durs plus sombre (noir). "Ses dernières se terminant donc à leur extrémité sans pigmentation. Il arrive parfois en aquarium de voir des spécimens possédés cette pigmentation orange vif presque rouge sur la pointe des premiers rayons durs de la nageoire dorsale dû fait d'une extrême dominance probablement inexistante en milieux naturelle et dû à des jeux de dominances excessifs et continuels". Les deux ou trois premiers rayons durs externes de chacun des lobes de la nageoire caudales sont également sur environ la mis-longueur, successivement pigmenté de noir puis d'orange vif presque rouge. Une tache sombre (noire) est présente en arrière du pédoncule caudale et déborde parfois sur la nageoire caudale, en fonction des spécimens. Les nageoires pectorales sont translucides. Toutes la partie de l'ouïe est sanguine. L’œil est de couleur sombre (gris/noir) avec des reflets jaunes brillants dans sa partie supérieure.

Dimorphisme[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae est une espèce qui possède notamment un dimorphisme touchant la coloration des spécimens adultes. Dimorphisme de coloration très simplement observable et identifiable à maturité. En effet, le mâle possède un fond de coloration plus soutenu, plus marqué que la femelle qui reste plus claire et plus pâle. De plus, la femelle atteint une taille adulte légèrement supérieur à celle du mâle et possède un ventre plus rebondi et de couleur blanchâtre, très simplement observable lorsqu'elle est gravide et prête à pondre. Le mâle possède une ligne plus svelte avec donc le ventre plat et la bande longitudinale cuivré plus large. Toutes les nageoires du mâle sont plus en pointe et toujours bien coloré, plus encore en période de reproduction.

Un poisson miniaturisé[modifier | modifier le code]

La taille adulte des petites espèces du genre Boraras est une évolution connue de miniaturisation. En effet, cette miniaturisation se caractérise par une première maturité sexuelle à une taille caractéristiquement réduite de moins de 2 centimètres. Chez les cyprinidae le phénomène est assez rare puisqu'il se produit à de multiple reprise sur l'ensemble des genres Barboides, Danionella, Microdevario, Microrasbora, Horadandia, Boraras, Paedocypris, Sawbwa et Sundadanio, ainsi que sur quelques espèces des genres Danio, Laubuca et Rasbora qui représente de ce fait des taxons miniaturisés. Toutes les espèces des genres précédent qui possède ses miniaturisations, montre majoritairement une préférence pour les habitats aux eaux calmes et pauvres en nutriments, le plus souvent des marécages à tourbes forestiers.

Les cyprinidae miniaturisés présente une structure anatomique qui peut être assez variable suivant les espèces et qui est regroupé en deux principes, mais dont certaines possédant des caractéristiques de miniaturisations avec des intermédiaires de quelques degrés. Le premier regroupes les espèces qui ont fuit les bancs de leurs géniteurs plus grands bien que proportionnelle. Le second regroupe les espèces qui ont arrêtées leur développement anatomique de telle sorte qu'il ressemble toujours à une forme larvaire (Danionella et Paedocypris). Ces espèces sont en principe connu pour être dénommer, espèce au "développement tronqué" ou espèce "paedomorphique". Les scientifiques pensent que ses espèces ont évolués à travers un processus connu sous le nom de "Paedomorphosis progenetic", c'est-à-dire provoqué par une maturation accélérée. Elles présentent le plus souvent une structure simplifiée du squelette et sont dit, être des espèces aux particularités (spécificités) morphologiques. Britz et al. (2009) considèrent que les troncatures de développements ont favorisés l'émergence de ces nouvelles espèces "en libérant de grandes parties du squelette des contraintes de développement, en dissociant le parcours développemental lié ou il en résulte la création d'un plus grand potentiel pour des changements plus spectaculaires".

Maintenance[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae peuple les ruisseaux et rivières d'eau noire et associé des marais a tourbe de forêt ancienne. L'eau brune de ce type d'habitat est dû à la libération des tanins et autres produits chimiques, libérés par la décomposition des matières organiques du substrat comme les feuilles mortes, branchages et brindilles. En résulte une eau très douce et acide avec une teneur ph pouvant atteindre les 4. En aquarium, pour la maintenance et la reproduction le ph sera acide, compris entre 4,5 et 6,5. La valeur ph 7 (neutre) est celle le plus souvent utilisé chez les revendeurs traditionnelles, mais c'est une eau transitoire, c'est-à-dire qu'il est impératif chez le particulier, de redonner des valeurs ph adéquat à ses pensionnaires et à l'espèce une fois introduit dans ses bacs. L'acclimatation est également très importante, un fin goutte à goutte d'une durée d'environ 2 heures est indispensable car Boraras brigittae (et Boraras) peux être assez sensible a de trop fort changement de caractéristique physico-chimique. La température vacillera entre 23 et 25°C. Boraras brigittae est une toute petite espèce de poisson au comportement grégaire, c'est-à-dire à maintenir en petit groupe d'au moins 5 à 6 individus, et dans un aquarium d'une contenance minimale de 30 litres. Boraras brigittae est comme un certain nombre d'autres petites espèces du même genre : Boraras urophtalmoides, Boraras maculatus, Boraras merah, Boraras sp., mais aussi d'autres genres et espèces, Barboides gracilis (Afrique), Hyphessobrycon amandae (Amérique) et par exemple Rasboras vaterifloris, Rasbora rubrodorsalis, Microrasbora galaxia, Microdevario kubotai, Danio erythromicron, Sundadanio axelrodi (Asie) etc., une des espèces phares et très tendance de la mode nano-aquarium. Boraras brigittae fait donc partie de ses petites espèces phares que l'on a la possibilité de maintenir en très petits aquariums, d'une contenance souvent inférieur à 35 litres. Le plus souvent Boraras est maintenu dans ses petits volumes pour peuplé la pleine eau et en compagnie des toutes aussi tendance petites crevettes, écrevisses et escargots, telles que respectivement : les Caridina (2,5 à 3 centimètres), les Cambarellus (3 à 4 centimètres) et autre Tylomelania, Clithon, planorbes et Physes, peuplant eux la zone inférieure et le substrat (le sable, mais aussi les roches, racines et plantes). Du fait de sa taille miniature, Boraras brigittae n'est pas une espèce le plus adapter pour une maintenance en grand aquarium communautaire et donc avec des espèces de tailles supérieures à 5 ou 6 centimètres. En revanche, même si Boraras brigittae possède les caractéristiques pour être maintenu dans les nano-aquariums tendances, il est bon de savoir que l'espèce ne vit pas dans de simple troue d'eau ou petite marre, mais qu'elle possède une aire de répartition de plusieurs centaines de kilomètres carrés et qu'il est donc préférable d'optimisé sa maintenance en lui offrant des environnements plus grands qu'une trentaine de litre pour la maintenir en groupe de plus d'une dizaine d'individu. Les comportements typiques de Boraras brigittae n'en ressortirons que mieux dans ses conditions et un assez grand choix d'autres espèces miniatures et potentiellement associable vous est citées plus haut. On évitera toute collocation avec les autres espèces du même genre (Boraras) car le risque d'hybridation est très élevé.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae est carnivore et semble être un micro-prédateur dans son milieu qui se nourrit de petits insectes, vers, crustacés et autres zoo-plancton. En aquarium, Boraras brigittae accepte donc une alimentation fraiche (vivante et congelé) comme des jeunes artémias, daphnies, collemboles, cyclopes, petits gammares, drosophiles, vers de vases et autres petits ostracodes et petites proies adapter à sa gueule. Évidement, alterné ses nourritures fraiches avec des nourritures sèches et lyophilisé comme des petits flocons, poudres ou granulé adapter à sa gueule est indispensable, afin d'éviter toute carence. Enfin, les plantes touffues du genre mousse de java ou Ceratophyllum demersum qui offre la possibilité d'être picoré de leurs jeunes pousses tendres et autres algues qui peuvent si accroché et animalcules qui si réfugies est vivement recommandé.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Boraras brigittae est un pondeur d’œufs coulants, le couple ne défend pas de territoire en période de reproduction. Boraras brigittae possède un mode de reproduction qui est très similaire à celui des rasboras comme Trigonostigma heteromorpha (ou Tanichhys albunobes) ou autres petits characidae d'Amérique (Hemigrammus erytrozonus, Hyphessobricon serpae etc). C'est avec de multiples parades toutes nageoires déployées devant la femelle que le mâle décide cette dernière à pondre. Le couple ce faufilera alors dans les frayères ou vers un lieu de ponte choisi (mousse de java, tourbes ou à même le sol), se rapprocheront parallèlement de façon à mettre presque en contact leurs organes de reproduction et de manière à pouvoir fertilisé les œufs presque instantanément une fois pondus. Les séquences de pontes et de fertilisations se répètent plusieurs fois et les œufs fécondés s'enfouiront dans le substrat pour incuber environ 48 heures. La femelle peut pondre jusqu'à une cinquantaine d’œufs.

Différentiation et reconnaissance des espèces du genre Boraras[modifier | modifier le code]

Le genre Boraras regroupant des espèces aux tailles et livrées similaires, la description de quelques points de caractère pour les différenciés s'impose. Globalement il semble que les espèces de Malaisie, Boraras brigittae (espèce citée), Boraras maculatus et Boraras merah possèdent un corps plus svelte, allongé et mince que les espèces d'Indonésie, Boraras urophtalmoides, Boraras micros et Boraras sp. "Tailand". Voici cependant quelques points, plus en détailles :

  • Boraras urophtalmoides se distingue de Boraras brigittae par : une taille légèrement inférieur à l'âge adulte (entre 2,5 et 3 centimètres) ; une coloration de fond plus terne brun/orangé/verdâtre et par l'épaisseur du premier tiers de la bande longitudinale (de l'ouïe jusqu'au niveau de la nageoire dorsale) plus épaisse chez Boraras brigittae ; Boraras urophtalmoides est dite l'espèce le plus fréquemment confondu avec Boraras brigittae à cause de cette bande longitudinale sombre et c'est surement l'espèce le plus souvent mélangé en bac de vente des revendeurs.
  • Boraras maculatus se différencie de Boraras brigittae par : la présence d'une tache sombre sur chacun des flancs, contre une bande longitudinale sombre chez Boraras brigittae ; Boraras maculatus mesure une taille similaire à Boraras brigittae.
  • Boraras merah se distingue de Boraras brigittae par : une taille légèrement inférieur à l'âge adulte (entre 2 à 2,5 centimètres) ; la présence de marques sur le corps, mais sans jamais former une bande longitudinale complète ; Boraras merah est en fait l'espèce ce rapprochant le plus avant maturité complète et particulièrement difficilement différentiable de Boraras brigittae, dû fait que cette dernière possède souvent de simple taches sur corps, similaire à Boraras merah lorsqu'il n'a pas atteint sa taille définitive.
  • Boraras micros se différencie de Boraras brigittae par : une taille légèrement inférieur à l'âge adulte (environ 2 centimètres) ; une tache sombre partiellement surligné d'orange vif presque rouge sur chacun des flancs.
  • Boraras sp. "Thaïlande" se distingue de Boraras brigittae par : une taille légèrement inférieur à l'âge adulte (entre 2,5 et 3 centimètres) ; une coloration de fond plus terne (pâle), brun/orangé ; la présence d'une tache sombres sur chacun des flancs.

Remarque[modifier | modifier le code]

Même si Boraras merah et autres espèces du genre Boraras ne sont pas classifiés sur la liste rouge IUCN d'espèces menacées, il est important de savoir qu'une grande partie de l'Asie du sud et donc des milieux de vie (biotopes) de Boraras brigittae (et Boraras) sont très sérieusement menacées. Sur l'île de Bornéo et pour Boraras brigittae, c'est principalement le caoutchouc et les plantations de palmier à l'huile qui détériore dramatiquement son habitat, mais également le développement incessant des activités humaines. En aquarium il est donc indispensable de maintenir ce genre et Boraras brigittae dans les meilleures conditions possibles, afin de le reproduire et de le diffusé de manière exemplaire.

Notes et références (externes)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :