Bataille de Carabobo (1821)

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Bataille de Carabobo
Bataille de Carabobo par Martín Tovar y Tovar
Bataille de Carabobo par Martín Tovar y Tovar
Informations générales
Date 24 juin 1821
Lieu Carabobo, Venezuela
Issue Victoire insurgée décisive
Belligérants
Insurgés de la Nouvelle-Grenade Espagne
Commandants
Simón Bolívar Miguel de la Torre
Forces en présence
4 000 fantassins et 2 500 cavaliers entre 2 500 fantassins et 1 500 cavaliers
Pertes
200 morts (selon Bolivar) 2 900 morts, blessés ou prisonniers
Guerre d'indépendance du Venezuela
Batailles
m

Junte suprême de Caracas (1810-1811)

Première République du Venezuela (1811-1813)

Deuxième République du Venezuela (1813-1817)

Troisième République du Venezuela (1817-1819)

Grande Colombie (1819-1823)

Coordonnées 10° 00′ 16″ N 68° 09′ 57″ O / 10.0045, -68.1657 ()10° 00′ 16″ Nord 68° 09′ 57″ Ouest / 10.0045, -68.1657 ()  

Géolocalisation sur la carte : Venezuela

(Voir situation sur carte : Venezuela)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Carabobo (1821).

La bataille de Carabobo est une victoire de Simón Bolívar sur les loyalistes le 24 juin 1821, qui consacra l'indépendance du Venezuela (alors intégré à la Grande Colombie avec l'Équateur, le Panama et la Colombie).

Histoire[modifier | modifier le code]

Suite à la rupture de l'armistice entre patriotes et royalistes, Bolivar a rassemblé une armée de 6 500 hommes et est entré au Venezuela au mois d'avril 1821. Les royalistes occupent la route menant de Valencia à Puerto Cabello. Alors que son armée approche des lignes royalistes, Bolivar, constatant que l'ennemi occupe une très forte position défensive, divise ses forces et en envoie la moitié dans une manœuvre de contournement à travers un terrain accidenté et des feuillages denses. Apprenant cela, le général espagnol Miguel de la Torre divise également ses forces en deux pour parer à cette attaque de flanc. Accueillant les patriotes par un feu nourri, les royalistes soutiennent l'attaque pendant un moment et l'infanterie vénézuelienne commence à battre en retraite mais la Légion britannique de Bolivar réussit à prendre les collines au terme d'un dur combat (les volontaires britanniques représenteront à l'issue de la bataille la moitié des pertes de l'armée de Bolivar). Les patriotes brisent ainsi les lignes royalistes et marchent ensuite sur l'arrière du reste des troupes espagnoles. L'infanterie royaliste forme des carrés pour soutenir l'assaut de la cavalerie adverse mais la déroute est si totale que seuls 400 fantassins réussissent finalement à s'enfuir et à atteindre Puerto Cabello. Quant à la cavalerie royaliste, la grande majorité a pris la fuite quand les patriotes ont percé les lignes espagnoles sur leur flanc et pris à revers ce qui restait de l'armée espagnole.

La principale armée royaliste du Venezuela ayant été écrasée, l'indépendance du pays est assurée. Elle est plus tard définitivement acquise par la victoire navale du lac Maracaibo, le 24 juillet 1823, et, au mois de novembre de la même année, José Antonio Páez occupe Puerto Cabello, dernière place-forte royaliste au Venezuela.

C'est lors de la bataille de Carabobo que Nevado, le chien de race Mucuchies de Simon Bolivar, qui lui avait été donné par des villageois vénézueliens de l'État de Mérida durant la Campagne Admirable et qui ne le quittait jamais, fut tué.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]