Légion britannique

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Légion britannique
Période 1817 – 1828
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Allégeance Flag of New Granada (1811-1814).svg Nouvelle-Grenade
Bandera de Angostura (20 de noviembre de 1817).svg Venezuela
Branche Armée de terre
Type Armée de volontaires
Effectif 5 300 personnes
Guerres Guerre d'indépendance du Venezuela
Guerre d'indépendance de la Colombie
Guerre d'indépendance du Pérou
Guerre d'indépendance de la Bolivie (es)
Commandant historique James Rooke

La Légion britannique, ou les Légions britanniques, est un groupe d'unités militaires formé de volontaires étrangers ayant lutté sous les ordres du général Simón Bolívar durant les guerres d'indépendance du Venezuela, de la Colombie, de l'Équateur, du Pérou et de la Bolivie. Ses unités faisaient partie de l'armée de la Grande Colombie.

Recrutement[modifier | modifier le code]

À partir de l'année 1817, et durant les cinq années suivantes, le nombre d'engagements dans les ports de l'Angleterre dépasse les six mille hommes[1], cependant les 53 navires qui forment l'expédition suggère plutôt un chiffre aux alentours de 5 300 soldats[2]. Le principal délégué pour effectuer le recrutement des volontaires à Londres est Luis López Méndez[3]. Beaucoup de ces volontaires sont des vétérans du Royaume-Uni, incluant l'Irlande, et on compte également quelques vétérans allemands au service de l'Angleterre. La majeure partie des soldats ont participé aux guerres napoléoniennes et à la guerre anglo-américaine de 1812. Ils sont motivés à la fois par des raisons politiques et par les avantages du mercenariat. Bolívar quant à lui espérait élever le moral de ses troupe et incorporer des militaires professionnels à ses armées.

Composition[modifier | modifier le code]

Union jack
L'"Union Jack" est le drapeau utilisé par la Légion britannique durant les campagnes de Bolívar[4].
Drapeau de la Légion irlandaise employé par le général d'Evereux[5].

Les Légions Britanniques se composaient de la 1re Légion Britannique, de la 2e Légion Britannique et de la Légion Irlandaise. Elles formèrent les bataillons Albion, Carabobo et Rifles (es) et des régiments de cavalerie tels les Húsares, bien que ses membres combattirent aussi encadrés d'autres unités américaines. Les unités de volontaires étrangers usèrent de leurs propres enseignes, comme l'Union Jack pour les anglais[6] ou pour la Légion Irlandaise un drapeau vert avec une harpe celtique, symbole de l'Irlande[7],[8].

Forces des expéditions britanniques qui ont quitté Londres entre la fin 1817 et 1819 et ont rejoint la Grande Colombie[3] :

Commandant Nombre de soldats
Colonel Hippisley 720
Colonel English (es) 1 200
Colonel Elson 572
Général D’Evereux (es) 1 729
Général Mac Gregor (es) 600
Colonel Meceroni 300
Autres 387
Total 5 508

Engagements[modifier | modifier le code]

Les légions britanniques constituèrent une partie importante de l'armée de Bolívar, qui les crédite de la victoire lors de la bataille de Boyacá en proclamant « Ces soldats libérateurs sont les hommes qui méritent ces lauriers[9] », et de la bataille de Carabobo où il les décrit comme « les sauveurs de ma Nation »[10]. Cependant, certains historiens affirment qu'il leur ont ensuite été presque oubliés par les pays dans lesquels ils se sont battus. Il y a de nombreuses preuves qu'il s'agit d'une erreur, car il y a même des bataillons dans les armées sud-américaines qui portent fièrement leurs noms.

Campagne libératrice de la Nouvelle-Grenade[modifier | modifier le code]

Monument en l'honneur de la Légion britannique près du pont de Boyacá.

Lorsque Simón Bolívar organise la force qui doit l'accompagner durant la campagne libératrice de la Nouvelle-Grenade, il inclut la Légion britannique. Le colonel James Rooke est à la tête de 160 à 200 hommes qui lutteront pour l'indépendance de la Grande Colombie[3].

Après la bataille du Pantano de Vargas, le colonel Manrique, chef d'état-major, dit : « Tous les corps de l'armée se sont distingués, mais méritent une mention particulière (...) les compagnies britanniques. À ceux-là son excellence le président de la République a remis l'Étoile des Libérateurs, en récompense de leur persévérance et leur courage. »[11],[3].

Le colonel Rooke est blessé par une balle au bras gauche. Il se le fait amputer et lorsque c'est fait il le lève de la main droite et crie en castillan « Vive la Patrie ! ». Le chirurgien lui demande en anglais : « Quelle Patrie ? Irlande ou Angleterre ? » et Rooke secoue négativement la tête et répond : « Celle qui me donnera une sépulture ». Le colonel Rooke meurt quelques jours après son amputation. Sa veuve, Anna Rooke, jouit d'une pension et reçoit une somme d'argent au titre de compensation[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Simón Bolívar: a life. John Lynch [1]
  2. Alexander Walker (1822). Colombia, relación geográfica, topográfica, agrícola, comercial y política de este país: adaptada para todo lector en general y para el comerciante y colono en particular. Tomo II. Londres: Banco de la República, pp. 284.
  3. a, b, c, d et e Coronel Guillermo Plazas Olarte - UK in Colombia, « Legión Británica en la Independencia de Colombia » (consulté le 02 de agosto de 2010)
  4. Brown, Matthew (2006)
  5. Brown, Matthew (2006)
  6. Adventuring through Spanish Colonies: Simon Bolivar, Foreign Mercenaries and the Birth of New Nations, Brown, Matthew 2006 [2]
  7. Adventuring through Spanish Colonies: Simon Bolivar, Foreign Mercenaries and the Birth of New Nations, Brown, Matthew 2006 [3]
  8. Banderas de Irlanda. Wikipedia en ingles [4][5]
  9. « Esos Soldados liberadores son los hombres que merecen Estos laureles »
  10. « Los Salvadores de mi Nación »
  11. « Todos los cuerpos del ejército se han distinguido, pero merecen una mención particular, (…) las Compañías Británicas. A las que su Excelencia el Presidente de la República, les ha concedido la “Estrella de los Libertadores”, en premio de su constancia y de su valor »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]