B.C. Rich Guitars

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B.C. Rich Guitars

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Création 1967
Fondateurs Bernardo Chavez Rico
Personnages clés Bernardo Chavez Rico, Bernardo Chavez Rico Jr., Mal Stich, Neal Moser, Randy Waltuch, Johnny Go-Go
Siège social Drapeau des États-Unis Hebron, Kentucky (États-Unis)
Activité Instrument de musique
Produits Guitare électrique, Basse électrique
Société mère Hanser Music Group
Site web Site officiel
B.C. Rich, Virgin
B.C Rich Warbeast Blood Bound
Forme classique de la tête des instruments B.C. Rich

B.C. Rich est une marque de guitares et de basses américaine qui appartient à la société de distribution Hanser Music Group. Elle est connue pour ses instruments aux formes et styles inhabituels qui sont populaires parmi les musiciens de la scène metal.

Historique[modifier | modifier le code]

La société B.C. Rich Guitars trouve ses origines à la fin des années 1960 dans Bernardo’s Guitar Shop, un magasin et atelier de réparation pour guitares acoustiques situé dans la Brooklyn Avenue à Los Angeles. Au début des années 1970, Bernardo Chavez Rico adopte le nom de marque B.C. Rich et produit une série de guitares et basses électriques, entre 340 et 360 unités. Les premiers modèles, des répliques des Gibson EB-3 et Les Paul, sont estampillés ‘Proto’ et les suivants reçoivent un numéro de série à trois chiffres. Pour fabriquer ses instruments, B.C. Rich opère deux ateliers, une à Tijuana au Mexique qui recueille les matières premières et façonne les instruments à la main et l’autre en Californie qui les assemble et les peint. Seuls les guitares acoustiques sont construites intégralement en Californie. Les guitares sont distribuées par L.D. Heater, une filiale de la société Norlin qui fournit aussi les micros Gibson. En 1971 B.C. Rich développe son premier modèle original, la Seagull, qu’elle lance deux ans plus tard sur le marché. En 1974 L.D. Heater met fin à son partenariat avec B.C. Rich et cette dernière décide d’assurer la distribution elle même. Elle se procure les micros auprès de la firme Guild et, plus tard, fait appel à Larry DiMarzio pour concevoir des micros à double bobinage dotés de quatre sorties. Toutes les guitares sont ainsi équipées de DiMarzios et la collaboration entre les deux compagnies durera jusqu’en 1986. Entre 1975 et 1976 B.C. Rich lance une version retravaillée de la Seagull, d’abord appelée Seagull II ou Seagull Jr. puis finalement Eagle. Pour ce nouveau modèle, B.C. Rich sous-traite une partie de la production au Japon. Les guitares importées sont appelées B.C. Rico afin de les distinguer de la production américaine. Ce choix génère cependant un contentieux avec la firme Rico Reeds et, par conséquent, la première livraison est saisie par la douane américaine. Afin d’éviter un procès coûteux, B.C. Rich abandonne le nom B.C. Rico pour les modèles importés. Parmi les premiers musiciens à adopter la marque on retrouve Carlos Alomar, Robert Conti, Neil Giraldo, Joe Perry et Brad Whitford[1]' [2].

Dans les années 1980, B.C. Rich élargit sa gamme en lançant une douzaine de modèles avec des nouvelles formes de corps et de tête. Les nouveaux modèles proposés incluent la Bich, la Warlock, la Wave ou encore la Mockingbird. La société subit aussi pendant ces années plusieurs changements dans son organisation. En 1981, B.C. Rich déménage son usine de Los Angeles à El Monte et un an plus tard la production de guitares acoustiques est arrêtée. La popularité du heavy metal profite à la marque qui trouve ainsi un autre public. En 1983, la production annuelle d'instruments s'élève à entre 1700 et 1800 unités [3]. Pour répondre à la demande croissante, B.C. Rich se tourne vers la production asiatique. Rico se rend au Japon auprès de plusieurs usines d'instruments de musique, ce qui amène à la création de la série NJ (“Nagoya Japan”) dont la production est assurée par les luthiers Masan Tarada et Iida. En 1984 et 1985 la société voit partir deux de ses membres clés, Mal Stich, vice-président de B.C. Rich, et Neal Moser, luthier et consultant auprès de la firme. À partir de 1986, les instruments de la série NJ sont produits par la société sud-coréenne Cort. B.C. Rich produit en même temps ses propres micros[1]' [2].

En 1987 B.C. Rich passe un accord marketing avec Class Axe, une société basée à Warren dans le New Jersey. Celle-ci devient responsable de la promotion et la distribution des séries NJ, Platinium et Rave et, un an plus tard, de l’importation. En 1989, Class Axe obtient les droits sur le nom de B.C. Rich. Le siège en même temps que la production déménagent à Warren et l’atelier BC South est fermé. En 1990, une nouvelle série est introduite, l’Acrylic. Néanmoins Class Axe n’arrive pas à produire des modèles haut de gamme ("Handcrafted") conduisant certains distributeurs et musiciens à se détourner de la marque. Ce n’est qu’en 1992 que la société parvient à rendre cette production opérationnelle. La même année, le modèle Virgin est lancé[1]' [2].

Rico, quant à lui, s’est consacré durant cette période à une nouvelle marque de guitares électro-acoustiques et électriques appelée Mason Bernard. En 1993, il reprend la direction de B.C. Rich et entreprend de revitaliser la marque pendant les six années à venir et met sur pied un atelier à Hesperia. Pendant les années qui suivent, B.C. Rich introduit des nouveaux modèles: la Ignitor, la V prototype, la Beast et l’Exclusive (Victor Smith Commemorative Model). En 1999, Rico décède d’une crise cardiaque et son fils, Bernie Rico Jr., reprend ses activités[1]' [2].

En 2001, la société de distribution Hanser Holdings International acquiert B.C. Rich mais Rico Jr. préserve la tête du département Handcrafted. La société lance la série SR Exclusive, conçue par Rico Jr. en mémoire à son père. Les modèles sont présentés pour la première fois au salon Namm de 2003. Bien que Rico Jr. dirige la production des modèles haut de gamme, à Hesperia, il continue à sous-traiter une partie de la construction des guitare à Tijuana. Cependant, les instruments qui sortent de l’usine BC South montrent des défauts de qualité et Rico Jr. essaie, par ailleurs, de réduire les coûts de production en utilisant des pièces bon marché. HHI met fin à la collaboration avec Rico Jr. et se tourne vers la firme Voodoo Guitar Works, dans l’Ohio, pour la production haut de gamme. En outre, elle engage le luthier Grover Jackson qui contribuera à la production de la série Gunslinger Handcrafted. En 2004 le modèle Virgo, une version altérée de la Virgin, est lancé sur le marché[1]' [2]. Actuellement HHI, entretemps rebaptisée Hanser Music Group, dirige B.C. Rich depuis Hebron, dans le Kentucky. Les instruments de la ligne Handcrafted sont produits à Cincinnati tandis que les autres sont fabriqués en Chine, en Corée du Sud et en Indonésie [4].

Séries[modifier | modifier le code]

Bronze[modifier | modifier le code]

Modèles peu chers avec un cordier non traversant, un volume et une tonalité générale, ainsi qu'un switch à trois positions pour les micros. Ces guitares constituent l'entrée de gamme.

Platinum et Platinum Pro[modifier | modifier le code]

Modèles à manche vissé aux prix relativement honnêtes. La différence entre la Platinum et la Platinum Pro est le vibrato sous licence Floyd Rose. Ces modèles bénéficient de 3 boutons de réglage et constituent une moyenne gamme. Ils sont parfaits pour le guitariste amateur. Généralement, des modifications de micros sont apportés sur ces guitares afin d'obtenir de meilleures sonorités. Le cordier de la Platinum est un Tune-o-Matic traversant et apporte un sustain d'une qualité supérieure que celui de la série Bronze.

NJ et NT[modifier | modifier le code]

Très bon modèle avec manche vissé pour la NJ et traversant pour la NT, vibrato sous licence Floyd Rose, 3 boutons de réglage et un circuit actif pour les micros.

Master Europe[modifier | modifier le code]

Série fabriquée uniquement entre 2008 et 2009. Il s'agit de guitares d'une qualité supérieure aux séries NJ et NT. Elles sont terminées par des luthiers en République Tchèque et destinés principalement au marché de l'Europe de l'Est. La série a été arrêtée subitement.

Made in USA[modifier | modifier le code]

Ces guitares sont le haut de gamme de chez B.C. Rich et apportent sonorité et plaisir du jeu. Elles sont reconnaissables grâce au petit script "Made in USA" gravé sur la plaque protectrice qui masque le trussroad.

Formes de guitares[modifier | modifier le code]

  • Assassin/ASM
  • Beast
  • Bich
  • Blaster (forme de Telecaster)
  • Condor (proche de l'Eagle)
  • Conte
  • Dagger
  • Death'r
  • draco
  • Eagle
  • Exclusive
  • Explorer
  • Fat Bob (réservoir de Harley-Davidson)
  • Firebird
  • Gunslinger
  • Hydra
  • Ignitor
  • Innovator
  • Ironbird
  • Jazzbox (caisse creuse)
  • Jr. V
  • KKV
  • Les Paul
  • MAG
  • Marion
  • Meegs
  • Mockingbird
  • Mockingbird II
  • Nighthawk
  • Outlaw
  • Punisher
  • Supuration
  • Seagull
  • Seagull II
  • Stealth
  • ST
  • ST iii
  • Thunderbird
  • Thunderbolt
  • Virgin
  • Virgo
  • Warpig (SG)
  • Warlock
  • Warlock II
  • Warbeast
  • Wave
  • Widow
  • Wrath
  • Zombie

Artistes B.C. Rich[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Joe Charupakorn, « B.C. Rich Beginnings », Premier Guitar, Gearhead Communications, LLC,‎ 2011
  2. a, b, c, d et e Michael Wright, « B.C. Rich Guitars From Flamenco to Heavy Metal », Vintage Guitar February ’95 issue, Vintage Guitar, Inc.,‎ 1995
  3. Tom Mulhern, « B.C. Rich Workshop Tour - High-Tech & Handcrafting », Guitar Player, no January,‎ 1983, p. 4
  4. « NAMM '13 BC Rich Handcrafted Bich and Warlock Bolt-On Model », Premier Guitar, Gearhead Communications, LLC,‎ 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]