Association for the Study of Peak Oil and Gas

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L'ASPO (Association for the Study of Peak Oil and Gas) est l'association pour l'étude du pic pétrolier et gazier. C'est un réseau, presque informel, d'ingénieurs, de géologues, de scientifiques de disciplines diverses et d'économistes, qui cherchent à déterminer le moment où le pic pétrolier va survenir, et ses conséquences sur l'économie.

Composition[modifier | modifier le code]

Elle comprend actuellement 24 membres de 14 pays d'Europe, dont :

  • Colin Campbell, ancien responsable d'exploitation chez Amoco et Fina (retraité) ;
  • Kjell Aleklett, professeur à l'université d'Uppsala en Suède ;
  • Pierre-René Bauquis, président de l'AFTP en 1999 et 2000, directeur Gaz chez Total, puis conseiller auprès de son président Thierry Desmarest, et depuis sa retraite professeur avec Totalprof et l'IFP (Institut français du pétrole) ;
  • Jean Laherrère, qui a travaillé 37 ans chez Total, où il a fini comme chef des techniques d'exploration, puis a participé aux travaux du Commissariat Général du Plan sur l'énergie ;
  • Kenneth Deffeyes, qui a tenu des postes similaires dans la société Shell.
  • Jean-Marc Jancovici, ingénieur français, spécialisé dans la thématique énergie-climat. Il est consultant, enseignant, conférencier, auteur de livres et chroniqueur. Il est connu pour son travail de sensibilisation et de vulgarisation[1] sur le changement climatique et la crise énergétique.
  • Matthew Simmons, banquier d'affaires, conseiller du vice-président américain Dick Cheney pour les questions d'énergie en 2001

Prévisions[modifier | modifier le code]

Selon l'ASPO, les prévisions de production sont surévaluées pour des raisons boursières et politiques. Elle prévoit un pic pétrolier vers 2010 et un pic gazier vers 2020. Elle se donne donc pour mission d'alerter les opinions et les pouvoirs publics sur ce problème, et sur les questions des énergies alternatives (renouvelables ou nucléaire).

L'ASPO estime à 1 850 milliards de barils les réserves de pétrole conventionnel (réserves existantes ou ayant existé, c'est-à-dire découvertes et/ou exploitées, plus les quantités de pétrole à découvrir). Pour l'USGS, elles sont au moins de 3 000 milliards. Les besoins journaliers étaient en 2003 de 77 millions de baril (soit 28,1 milliards de baril par an), et la consommation totale depuis 1859 est de 900 milliards de barils.

L'ASPO a pour l'instant tenu cinq séminaires, l'un à Uppsala en mai 2002 (un article publié dans le no 439 de juillet-août 2002 de Pétrole et Techniques, en rendait compte), puis les 26 et à l'IFP (Rueil-Malmaison), le troisième à Berlin en 2004, à Lisbonne au printemps 2005 et les 18 et 19 juillet 2006 dans le parc San Rossore, un parc naturel situé près de Pise (Italie).

Dernière estimation de l'ASPO[modifier | modifier le code]

PRODUCTION ESTIMÉE fin 2005
Pétrole conventionnel : débit journalier en Méga-baril par jour Mb/j.
2005 2010 2015 2020 2050 Total (Gb) Année du Pic
États-Unis 3.6 2.8 2.2 1.7 0.4 200 1971
Europe 5.2 3.6 2.5 1.7 0.2 75 2000
Russie 9.2 8.4 6.8 5.5 1.5 220 1987
Moyen-Orient 20 20 20 20 11 680 1974
Reste du monde 29 26 22 18 7 675 2005
Total 67 61 54 47 21 1850 2005


Pétroles non-conventionnel : débit journalier en Méga-baril par jour Mb/j.
2005 2010 2015 2020 2050 Total (Gb) Année du Pic
Pétrole lourd, etc. 2.3 3 4 4 4 151 2021
Eaux profondes (offshore) 3.6 12 11 6 4 69 2011
Région polaires 0.9 1 1 2 0 52 2030
Liquides GN 6.9 9 9 10 8 276 2035
Total 80 86 80 70 37 2450 2010
(Source : newsletter de l'ASPO - Mars 2006 (PDF)

Note et référence[modifier | modifier le code]

  1. Manicore Site de Jean Marc Jancovic

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]