Appius Claudius Caecus

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Appius Claudius Caecus, issu de la gens Claudia, est un homme d'État et auteur romain qui fut censeur en 312 av. J.-C., consul en 307 et 296 av. J.-C. ; c'est le premier écrivain latin connu. Dès 312 av. J.-C., il passe pour pythagoricien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le constructeur de la voie Appienne (Via Appia), qui porte son nom, ainsi que de l'aqueduc Appia (Aqua Appia), constructions ordonnées lors de sa censure commune avec Caius Plautius Venno.

Ses œuvres littéraires ne sont connues que par fragments :

  • Recueil de Sententiae (sentences) en vers saturniens ; Cicéron affirme qu'un poème lui "semble pythagoricien" (Tusculanes, IV, 4).
  • Discours au Sénat contre les propositions de paix de Pyrrhus Ier (prononcé en 280 av. J.-C., mis par écrit et publié ensuite par Appius lui-même) : il réussit à convaincre les sénateurs de refuser le traité de paix car cet accord était à l'avantage de Pyrrhus et la guerre reprit ;
  • Travaux de grammaire.
  • De usurpationibus, ouvrage de droit privé et dont seul le titre est connu par un passage de Pomponius conservé dans le Digeste (1.2.2.36.).

Appius Claudius Caecus a en outre contribué à la publication de formules judiciaires (legis actiones) qui jusque là étaient secrètes, connues du seul collège des pontifes. Ce recueil est connu sous le nom de Ius Flavianum.

On lui attribue à tort la découverte de la « pomme d'Api », mais il avait en fait rapporté de Grèce une autre variété de pomme, la pomme Appienne.

Son petit-fils Appius Claudius Caudex sera consul au déclenchement de la première Guerre punique.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • Michel Humm, Appius Claudius Caecus. La République accomplie, Rome, École française de Rome (BEFAR 322), 2005, 779 p.
  • Michel Humm, « Appius Claudius Caecus et la construction de la Via Appia », Mélanges de l'École française de Rome (Antiquité), 108, 2, 1996, p. 693-746 [1].
  • Michel Humm, « Una sententia pitagorica di Appio Claudio Cieco ? (Festo, p. 418 L.) », dans Tortorelli Ghidini, Marisa; Storchi Marino, Alfredina; Visconti, Amedeo (éd.), Tra Orfeo e Pitagora. Origini e incontri di culture nell’Antichità. Atti dei seminari napoletani 1996-1998, Naples, Bibliopolis, 2000, p. 445-462.
  • Michel Humm, « Le Comitium du Forum Romain et la réforme des tribus d’Appius Claudius Caecus », Mélanges de l'École française de Rome (Antiquité), MEFRA, 111, 2, 1999, p. 625-694.
  • Michel Humm, « La figure d’Appius Claudius Caecus chez Tite-Live », dans Briquel, Dominique & Thuillier, Jean-Paul (éd.), Le Censeur et les Samnites. Sur Tite-Live, livre IX, Éditions Rue d’Ulm, Paris, 2001, p. 65-96.
  • Michel Humm, « Rome et l’Italie dans le discours d’Appius Claudius Caecus contre Pyrrhus », Sicile antique. Pyrrhus en Occident, Pallas, 79, 2009, p. 203-220.