Appareil photographique reflex mono-objectif
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Un appareil photographique reflex mono-objectif est un type d'appareil photographique caractérisé par l'utilisation d'un objectif interchangeable servant à la fois à la prise de vue et à la visée grâce à un système de miroir mobile. Il se différencie ainsi des appareils non reflex, dans lesquels la visée s'effectue avec un viseur extérieur, et des reflex bi-objectif, dans lesquels un objectif sert à la visée et un autre à la prise de vue. Dans le langage courant, le terme seul de reflex désigne souvent un reflex mono-objectif au format 24 x 36, par opposition aux compacts. Le reflex mono-objectif est parfois aussi désigné SLR, de l'anglais Single-Lens Reflex ou DSLR, pour Digital Single-Lens Reflex dans le cas d'un appareil numérique.
Ce type de boîtier rencontre un très large succès en raison de sa précision, notamment lors de l'usage de longues focales, sa relative simplicité d'utilisation et la possibilité de changer d'objectif en fonction de ses besoins.
Sommaire |
Fonctionnement [modifier]
1 - Objectif frontal (formule Tessar à 4-éléments)
2 - Miroir reflex à 45-degrés
3 - Obturateur dans le plan focal
4 - Film ou capteur
5 - Verre de visée
6 - Lentille convergente
7 - Penta-prisme optique (ou penta-miroir)
8 - Oculaire (peut comprendre une lentille de correction dioptrique)
Lors de la visée, la lumière entre par l'objectif (1) et rencontre un miroir (2) qui la redirige vers le verre de visée (5), généralement dépoli et muni d'un stigmomètre permettant d'affiner la mise au point. Dans le cas le plus courant, le renvoi s'effectue vers le haut et derrière le verre de visée se trouve une lentille collectrice (simple plan convexe ou de Fresnel) (6) puis un prisme en toit (7) (appelé par abus pentaprisme) ou un pentamiroir qui redresse l'image de façon qu'elle soit vue à l'endroit dans le viseur (8) par l'œil du photographe.
Lors de la prise de vue, le miroir se relève juste avant que l'obturateur (3) s'ouvre. La lumière vient alors frapper la surface sensible (4) (film ou capteur). Le miroir reprend ensuite sa place instantanément.
Intérêt et défauts [modifier]
Cette approche (différente par exemple de la visée télémétrique, où le viseur est séparé de l'objectif et garde le même champ de vision quel que soit l'objectif monté) a pour avantage théorique principal de permettre au photographe de voir exactement ce qui sera enregistré sur le film (profondeur de champ exacte, cadrage précis) et ceci même en changeant d'objectif. Cependant, dans les faits la plupart des boîtiers amateurs et experts sont équipés d'un viseur ne couvrant que 90 à 95 % du champ, pour des raisons avant tout économiques - la visée à 100 % reste réservée aux boîtiers très haut de gamme.
En revanche, il est utile de noter les défauts suivants :
- Le miroir devant se relever avant la prise de vue, ceci provoque d'une part des vibrations qui peuvent être problématiques pour les poses de moyenne durée (entre 1/30 s et 1/2 s) ou lors de l'utilisation d'une longue focale, et d'autre part un délai entre le déclenchement et la prise de vue plus élevé (même s'il reste très court), sans oublier le bruit généré. Ces défauts sont accentués avec les appareils moyen format où le miroir est plus grand. Néanmoins, dans certains boîtiers, il est possible de relever le miroir avant le déclenchement.
- L'impossibilité de voir la scène lors du déclenchement, le miroir étant alors relevé.
- Devoir loger une chambre pour le miroir entre l'objectif et le film est la cause d'un encombrement supérieur par rapport à d'autres systèmes comme les télémétriques ou les compacts.
- Le prisme viseur et le miroir augmentent le poids de l'appareil.
- De plus, cette chambre pour le miroir impose une distance plus grande entre la lentille arrière de l'objectif et le plan du film. Pour les objectifs à courtes focales, cela pose des problèmes dans la formulation optique car cette lentille arrière devrait être alors proche du film - d'où le développement des formules rétrofocus.
- On voit toute la scène, mais rien de plus (contrairement à certains télémétriques qui permettent de surveiller aussi une zone hors-champ).
Mais du fait de sa forte réactivité, de sa qualité et de sa haute polyvalence (grâce aux nombreux objectifs interchangeables), le reflex reste l'outil le plus commun pour les professionnels.
Sur ce schéma d'un appareil photographique reflex mono-objectif sont pointés : la lentille frontale de l'objectif (1), le bloc optique mobile avant (2) et le bloc optique arrière (3) entre lesquels se trouve le diaphragme, l'enroulement du film photographique exposé (5), un des deux anneaux pour sangle (6), l'interrupteur marche/arrêt (7), la molette de contrôle (8) autour déclencheur, l'écran à cristaux liquides (9), l'oeilleton en caoutchouc (10) fixé sur l'oculaire de visée, le contact de synchronisation du flash (11) au centre de la griffe porte-accessoires, la bague rotative de commande du zoom (12). (Attention, ce schéma contient probablement une erreur : il montre un rouleau d'obturateur à rideau en textile (12) mais un obturateur à lamelles métalliques devant la fenêtre d'exposition.)