Antonio Sicurezza

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Antonio Sicurezza (né en 1905 à Santa Maria Capua Vetere – décédé en 1979 à Formia) a été un peintre italien actif en bas-Latium et représentatif de l’art contemporain.

Antonio Sicurezza jeune

Biographie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Les années de formation à Naples n’ont pas été faciles pour Antonio Sicurezza, surtout pour les efforts et les efforts économiques que ses parents ont supportés. Il termine ses études et obtient une bourse en qualité d’élève le plus doué parmi les quatre facultés de l’Académie des beaux-arts de Naples. Il prend son diplôme sous le guide de maîtres tels que Carlo Siviero, Vincenzo Volpe, Vincenzo Migliaro e Paolo Vetri.
Son premier contact avec le territoire de Formia a lieu dans les années 1933-1934, lorsqu’il est commandé de peinte la chapelle de Saint Antoine dans l’église dell’Annunziata à Maranola, où il connait Virginia Mastrogiovanni qu’il va épouser en 1934. Virginia, professeur élémentaire, le pousse à enseigner le dessein à l’école. Après quelques années écoulées dans la paix d’un petit pays au bout du Mont Altino, ils bougent Castellone di Formia, où ils achètent une maison et du terrain sur la colline de Santa Maria la Noce.

La guerre et la reconstruction[modifier | modifier le code]

Dans la période critique de la guerre, sa famille de quatre enfants se refugie dans une grotte auprès de Coreno Ausonio, puis ils passent le front en arrivant jusqu’en Calabrie. La guerre terminée, ils font retour à Formie où la maison a été miraculeusement épargnée mais occupée par les paysans sans toit, qui ont ravagé tous les outils: la vaisselle est disparue et les portraits de peintre ont été employés comme cible par les soldats.
La reconstruction et le retour au bien-être arrêtent la phase de la solidarité mutuelle tout après la libération. Beaucoup d’églises ont été dédommagées ou détruites: dans l’église de Saintes Thérèse les fresques représentant les anges musiciens que les peintres a réalisés dans la chapelle de la Vierges de Pompei ont été détruites tandis qu’on retrouve deux ovales figurant pape Léon XIII et Saint Bartolo Longo.
La quête de commendes pour remplacer les peintures d’autel détruites pendant la guerre se révèle difficile pour la méfiance du clergé et la grave crise économique: il faut donc s’adapter au marché et se borner au nombre limité des sujets iconographiques traditionnels demandés par les églises. Son choix se justifie par la volonté de ne pas se tirer dehors du domaine religieux et par raisons étroitement économiques.

La maturité artistique[modifier | modifier le code]

La Mariée de Formia, 1978.

Lorsqu’il peut s’exprimer en liberté, le peintre réalise ses véritables chefs-d’œuvre: les peintures dans l’abside de San Giovanni, la Santa Albina dans l’église de Saint Erasme, et surtout Saint François et l'Annunziata dans l’église de la Vierge du Carmen et Saint Roch à Pico. Dans l’arrière-plan de ces peintures, Antonio Sicurezza reproduit soigneusement et d’une façon très lisible le paysage et les monuments locaux pour qu’ils soient immédiatement reconnaissables aux yeux de fidèles: dans les fresques de Sainte Balbine et de Saint François, l’ample Golfe de Gaeta s’étend sur le fond.
L’enseignement du dessein à l’école d’une côté lui permet de s’entourer de jeune gens qu’ils aiment et qu’il parfois préfère aux adultes, de l’autre lui empêche de se dédier entièrement à l’activité de peintre. En été, il passé beaucoup de temps en plein air, en peignant paysages et ruelles, en hiver il travaille surtout avec charbon et aquarelle ou tempera, en réalisant des études pour les œuvres religieuses qu’on lui commende ou des natures mortes qu’il achève avec beaucoup de légèreté et finesse, mais qui le laissent insatisfait du point de vue de l’évocation de l’atmosphère et de la lumière.
Après l’été du 1956, on ne lui renouvelle plus son contrat d’enseignement: il se retrouve libre de disposer à loisir de son temps. Il peut alors ranger son atelier qu’il a fait construire au milieu de figuiers à Santa Maria la Noce. Il se travaille aux études et aux cartons préparatoires pour les grandes œuvres de sujet religieux qu’on lui commende, en se bornant aux charbons et aux pastels pour les petits sketches et en employant les couleurs à l’huile surtout pour les portraits et les natures mortes.

Nature morte aux oignons, 1976.

À la fin des années Cinquante, un véritable tour de style se passe dans son travail: il commence à employer en façon presque exclusive la spatola au lieu du pinceau. La plupart des œuvres exposées à Rome en 1961 et les tableaux qui ont reçu un prix dans l’exposition Italie 1961 de Tourin sont déjà témoignage du large emploi de la spatole dans la représentation de la figure humaine et des objets.
Ses enfants grandis, il se dédie de plus en plus aux expositions personnelles et collectives. L’impression qu’on a en face de cette phase est celle d’une production en quête de visibilité et faible du point de vue de l’inspiration générale, surtout à cause de la casualité des commendes. Cette limite se justifie à la lumière du manque d’un agent de vente officiel ou d’un galleriste; en outre le peintre est resté toujours attaché à un domaine trop étroitement provincial, hors des choix artistiques des grands centres culturaux et politiques de son époque. Néanmoins il reçoit souvent des jugements assez favorables, des prix et même des mentions dans les catalogues des artistes contemporains.

La production intense et ces dernières années[modifier | modifier le code]

Dans les dernières années, Antonio Sicurezza et sa femme se déplacent d’abord à Vindicio et en suite au centre de Formia. Dans cette dernière maison le désordre augmente de plus en plus: le peintre a besoin d’exploiter la lumière de chaque fenêtre par rapport au sujet à peindre. Malgré le désordre et son âge, il travaille sans cesse: pour achever un tableau il lui faut au moins cinq sessions, c’est-à-dire il réalise deux tableaux par semaine. Le matin, il aime peintre les sujets plus difficiles, les figures humaines et les nus, en y dédiant les premières énergies. Dans le salon, les parois sont presque complètement couvertes des peintures encadrées, tandis que des autres tableaux sont ramassés dans tous les coins de la maison. C’est ici que le peintre reçoit ses admirateurs et ses élèves. À cette époque remontent les groups de jeunes jouant de la musique que le peintre appelle “concertini” beaucoup de nus, de vigoureuses natures mortes et de paysages.
Pour la première fois, en 1978 Antonio Sicurezza ne prend pas part à la fête de l’Assomption à Santa Maria Capua Vetere: il se sent faible et fatigué pour les premiers symptômes du mal qui le tuera l’année suivante, à l’âge de 74 ans.

Analyse critique[modifier | modifier le code]

Épaules nues, 1970.

À la base de la poétique d’Antonio Sicurezza il y a des valeurs fondamentales: le respect de la dignité humaine et la sacralité du travail. Le peintre a continué à expérimenter pendant sa longue carrière en cherche d’une puissante synthèse dans la représentation picturale.

Son style se base sur deux éléments fondamentaux: la construction physique du sujet par la spatola pour distribuer la couleur et l’emploi de la technique de l’inachevé. Le résultat est un réalisme subjectif: la représentation est soigneuse en ce qui concerne le thème principal, laissée à l’intuition de l’observateur dans les parties secondaires et périphériques de la composition.

À propos de la couleur et de l’atmosphère, il faut faire deux considérations ultérieures: pour la couleur, Antonio Sicurezza montre une véritable passion qui lui fait accepter des défis difficiles. Pour saisir l’atmosphère comme fait physique, il faut éclaircir qu’il s’agit de l’atmosphère de ce coin de monde où l’artiste a vécu, caractérisée par une étonnante luminosité et transparence, dans la quelle se placent les sujets de ses œuvres.

Dans un siècle qui transforme et bouleverse au fond la réalité, Antonio Sicurezza se place avec force dans le fil rouge du réalisme. L’artiste, au même temps, humble et têtu, parvient à trouver sa façon d’expression: ancienne pour l’héritage de la tradition, moderne et originelle dans sa réalisation.
«Le résultat rejoint par Antonio Sicurezza est le fruit de sa recherche où le moyen technique se montre capable de découvrir les sens le plus profonds de la réalité. Sa peinture est animée par une compréhension qui dépasse toute interprétation pour la respecter dans sa totalité. Pour cette raison, dans ses nus, la chair, quant elle est plus chair, tant plus elle est chaste. (Luigi Volpicelli)
À propos du nu féminin Elio Marcianò observe que «la réalité des belles figures de jeunes filles est pleine d’amour, de perfection classique, de chaste nudité» Guido Bernardi ferme son attention sur les petites choses représentées dans les tableaux du peintre qui par une merveilleuse intuition nous transmet continuellement sources de joie et de réflexion.
Mario Lepore reconnait dans ses œuvres le savoir-faire d’un métier bien maîtrisé et riche de ressources et surtout on lui reconnait un esprit authentique et des capacités narratives et picturales. Son dessein et sa composition, sa sensibilité pour la couleur, la lumière, la réalité honnêtement mais poétiquement observée lui permet d’aboutir à de bons résultats. On reconnait à l’artiste un lien très étroit avec la tradition populaire, donc il possède l’honnête et l’humble simplicité.

Galerie[modifier | modifier le code]

Dans l'ordre chronologique:

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Grimaldo Casalnuovo, Antonio Sicurezza (1961), Colori e poesia, Atena, Roma.
  • Studio Fotografico Immagine (1981), Opere di Antonio Sicurezza nelle chiese del Basso Lazio, Centro grafico gpr, Roma.
  • Massimiliano Vittori (a cura di) (1998), Maestri storici della provincia di Latina nelle raccolte camerali, Associazione Culturale Novecento, Latina.
  • Pier Giacomo Sottoriva (a cura di) (2003), Storia illustrata di Formia - volume V: Formia in età contemporanea, dagli anni Quaranta alla fine del Novecento, Elio Sellino Editore, Avellino.
  • Pier Giacomo Sottoriva (a cura di) (2005), Antonio Sicurezza, pittore. Cent'anni dalla nascita, 1905-2005, Tipografia Monti, Cisterna di Latina.
  • Anna Luce Sicurezza (2007), La Sala Antonio Sicurezza nel palazzo municipale di Formia, Palombi, ISBN 978-88-6060-081-3.
  • Anna Luce Sicurezza (2008), La produzione pittorica di Antonio Sicurezza negli edifici di culto, Palombi, ISBN 978-88-6060-149-0.
  • Gerardo De Meo (2010), Maranola nella pittura di Antonio Sicurezza, Palombi, ISBN 978-88-6060-289-3.
  • Alessandra Lanzoni (2011), La pittura di Antonio Sicurezza, De Luca Editori d'Arte, ISBN 978-88-6557-041-8.
  • Mario Rizzi (2011), I dipinti minturnesi di Antonio Sicurezza, Palombi Editori, ISBN 978-88-6060-380-7.
  • Giuseppe La Mastra (2012), Antonio Sicurezza - Paesaggi, De Luca Editori d'Arte, ISBN 978-88-6557-092-0.
  • Ferdinando Buranelli (2013), Antonio Sicurezza - Temi Sacri e Religiosi, De Luca Editori d'Arte, ISBN 978-88-6557-115-6.
  • Sabrina Zizzi (2013), Antonio Sicurezza - Nudi, De Luca Editori d'Arte. ISBN 978-88-6557-140-8.
  • Teresa Sacchi Lodispoto (2014), Antonio Sicurezza - Nature Morte,De Luca Editori d'Arte, Roma, ISBN 978-88-6557-153-8.

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