Alexeï Khomiakov

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Autoportrait d'Alexeï Khomiakov, 1842

Alexeï Stepanovitch Khomiakov (en russe Алексе́й Степа́нович Хомяко́в, né le 13 mai 1804 à Moscou et décédé le 5 octobre 1860) est un théologien, poète et philosophe russe. Il fut un des chefs de file du mouvement slavophile.

Dans ses Lettres à propos de l'Église latine et du protestantisme vus de l'Église orthodoxe, il s’attache à mettre en évidence les partis pris et les idées toutes faites du monde occidental à l’égard de l’orthodoxie. Ces Lettres sont une des premières présentations « de l'intérieur » de ce qu'est l'Église orthodoxe.

Critique[modifier | modifier le code]

C'était un poète, et les poètes ne sont jamais à court de raisons. Ses tragédies Yermak («Ермак», 1826) et Le Faux Démétrius («Дмитрий Самозванец», 1832), œuvres de jeunesse, le mettent à peu près au niveau d'un Koukolnik. Même exaltation pompeuse et sottement tendancieuse de la vieille Russie; même rhétorique froide.

Ses poésies montrent une plus grande maturité, mais une absence tout aussi complète d'art et de sentiment. Les plus remarquées furent composées pendant la guerre de Crimée et offrent à la vue un recueil de dissertations sur la thèse de l'union de tous les peuples slaves et de la répudiation du joug occidental.

Ce poète était un raisonneur. La théologie le réclamait. Il y versa entièrement après 1855, avec une série d'ouvrages et d'opuscules publiés à l'étranger, en français et en anglais, tels que :

  • Quelques mots sur les communions occidentales, par un chrétien orthodoxe, Leipzig, 1855 («Несколько слов православного христианина о западных вероисповеданиях.») ;
  • L'Église latine et le protestantisme au point de vue de l'Église d'Orient, Leipzig, 1858, et Lausanne, 1872.

Samarine, qui en fut l'éditeur, traitait l'auteur de « docteur de l'Église ». Khomiakov en méritait l'honneur à sa façon. Au monde mourant de la civilisation romano-germaine (catholique et protestante), il opposait « l'idée » en développement du monde gréco-slave, fondatrice prochaine d'une communauté religieuse qui abriterait dans son sein tous les enfants de l'Europe; instrument providentiel d'une fusion où s'harmoniseraient tous les antagonismes exaspérés de la vie européenne.

Khomiakov, tout en condamnant la réforme de Pierre le Grand, endossait bravement le caftan et coiffait la mourmolka, symboles dont ses amis Valouïev et Samarine lui avaient fait apprécier la valeur.

Sources[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sobornost Communauté spirituelle de l'Église

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