Auxiliaire de puériculture

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Auxiliaire de puériculture
Bebes12 008.jpg

L'auxiliaire de puériculture s'occupe notamment de nouveau-nés et des enfants jusqu'à leur majorité en service pédiatrique.

Secteur d'activité
Professions voisines
Code ROME (France)
J1304

Dans le domaine paramédical, la profession d’auxiliaire de puériculture comprend des activités de soins aux nouveau-nés, à de jeunes enfants et adolescents jusqu'à 18 ans et d’accompagnement durant leurs apprentissages. C'est une profession de la santé et du social, de statut d'aide soignant[1]. La fonction inclus la prise en charge des enfants bien portants, malades ou handicapés, au sein d'une équipe pluridisciplinaire, dans de multiples structures d'accueil ou de soins :

La formation au métier fournie les compétences pour détecter les troubles psychologiques qu'une maladie infantile et les aptitudes pour intervenir en cas de malaise et autres accidents de vie. Elle comprend également une attestation de formation aux gestes et soins d'urgence.

La profession est largement féminine, avec 98% d’auxiliaires de puériculture de sexe féminin en France[2].

Activités[modifier | modifier le code]

En modes d'accueil, il travaille sous la responsabilité du personnel infirmier en puériculture ou d’éducation des jeunes enfants. Selon les structures, l’auxiliaire de puériculture peut travailler sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre (dans la limite de trente-cinq heures par semaines en France), en horaires décalés, de nuits (milieu hospitalier, pouponnière, centre maternel) ou en horaires de jour (crèche, halte-garderie, multi-accueil, PMI…).

En halte-garderie, en multi-accueil ou en crèche collective le métier s’occupe d'un groupe d'enfants , âgés de deux mois et demi à trois ou quatre ans. Il s’agit de veiller :

  • au sommeil, à l'hygiène corporelle et environnementale, à l'équilibre des repas
  • d’enseigner l’autonomie aux enfants (repas, marche, propreté) ;
  • à l’application du protocole HACCP pour la biberonnerie pour les plus petits
  • au conseil des parents lors du passage du lacté au solide ;
  • à l’accompagnement des bébés dans leurs découvertes corporelles ;
  • la valorisation des sens ;
  • l’organisation des activités d'éveil ;
  • aux mesures biométriques ;
  • à l’administration des médicaments ;
  • à l’application des protocoles en cas d'accidents ou d'enfants malades avec l'aide du personnel infirmier.
  • En maternité : elle aide la sage-femme lors de la mise au monde du bébé si elle travaille en salle d’accouchement. Dans le service suites de couches, elle accompagne les jeunes parents dans leur nouveau rôle. Elle participe au bain des nouveau-nés et à leur alimentation (biberon, mise au sein).
  • En pédiatrie : l’auxiliaire de puériculture veille à l’hygiène et au confort de l’enfant (toilette/douche, prise de température, distribution des repas, travaille en collaboration avec l’infirmière ou la puéricultrice lors des soins infirmiers (prise de sang, perfusion…)), rassure l’enfant et son entourage, participe à des activités d’éveil.
  • En PMI (Protection Maternelle et Infantile): elle assure le suivi des consultations avec le médecin/pédiatre, pèse et mesure l’enfant, met à jour les dossiers administratifs.
  • En IME (Institut Médico Educatif), IEM (Institut d'Éducation Motrice) : elle intervient auprès d’enfants en situation de handicap physique ou mental, veille à leur bien-être, leur hygiène, leur confort. Participe également aux repas, aux activités d’éveil.
  • En centre maternel : l’auxiliaire de puériculture travaille auprès de familles monoparentales en difficulté, voire sous mesure de justice.
  • En pouponnière : elle intervient auprès d’enfants placés soit sur décision de justice afin de les protéger de leur environnement, soit sur demande de parents en grandes difficultés passagères, auprès des enfants nés sous X en attendant le processus d'adoption, il peut également y avoir des enfants handicapés en nombre restreint. Elle veille à la sécurité de l’enfant, à son bien-être et son confort. Elle participe à toutes les tâches de la vie quotidienne de l’enfant, de son lever à son coucher avec un relationnel privilégié (histoires, comptines, motricité, et nursing) et un relais peut être effectué pour les animations par une éducatrice de jeunes enfants.
  • Compétences Elles sont multiples et permettent aux professionnels(les) de pouvoir analyser rapidement une situation.

Dans le domaine médical les techniques de manipulation de patients, techniques des toilettes au lit, retournements de patient seul(e) ou à deux), de matériels, les éléments de bases en obstétrique, les protocoles de soins pré et post-opératoires. Toutes les pathologies de l'enfant (donc de tous les organes et vaisseaux) sont abordées y compris intra-utérines (transpositions des gros vaisseaux, problèmes chromosomiques, R.I.U par exemple) les signes de diagnostic, les traitements qu'ils soient médicamenteux ou chirurgicaux et les conduites à tenir mais aussi les maladies infantiles éruptives ou non et le calendrier vaccinal. Préparer une salle d'accouchement, le matériel d'accueil et d'examen de l'enfant et assurer la lutte contre les maladies nosocomiales donc une hygiène stricte et la mise en place d'asepsie.

  • Dans les autres domaines L'observation doit être constante. Mais d'autres spécificités sont nécessaires comme la psychomotricité, la diététique avec tout ce qui touche les paliers alimentaires, les allergies, les régimes, les régurgitations (R.G.O) diarrhées et constipations. Sont abordés également tout le domaine morphologique et staturo-pondéral de l'enfant, le comportement, la psychologie y compris psychiatrique. Dans ce domaine particulier, des études de cas sont menées sur les terrains de stages avec analyses et solutions possibles.

Formation[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

  • Le concours

Seuls les titulaires du diplôme d'État d'auxiliaire de puériculture peuvent exercer ce métier. Pour l’obtenir, il faut suivre une formation dans une école agréée sous tutelle du Ministère de la Santé et contrôlée par la DRJSCS.

Les candidats doivent réussir le concours organisé chaque année par les écoles agréées. Aucun diplôme n'est requis pour se présenter aux épreuves d'admissibilité, le tout étant d'être âgé de 17 ans à l'entrée en formation. Il faut toutefois avoir un bon niveau de collège.

Le concours se déroule en deux temps :

  • Épreuves écrites :
    • Une épreuve écrite de 2h portant sur la culture générale, la biologie et les maths (niveau BEP)en concurrence avec des candidats titulaires d’un diplôme de niveau IV (baccalauréat, DAEU Diplôme d'Accès aux Études Universitaires, Brevet Professionnel)
    • Une épreuve de 1h30 sur des tests psychotechniques.

À l’issue de ces épreuves, seuls les candidats ayant obtenu plus de 10/20 à chaque épreuve (ou à la seule épreuve passée) sont admissibles à l’oral.

  • Épreuve orale :
    • Le candidat prépare un exposé sur un thème sanitaire et social qui lui est imposé lors de son arrivée (le sujet peut se présenter sous forme de texte, d’une phrase ou d’un mot, ou bien d’une photo). Le candidat a 10 minutes pour préparer son exposé, puis le présente aux deux membres du jury (un directeur ou formateur de l’école dans laquelle il se présente et un professionnel de terrain : puéricultrice, cadre de santé, directeur de crèche…). Il doit également parler de ses motivations, de ses connaissances sur la formation qui l’attend et du métier.

L'admission à l'entrée en formation se fait ensuite en fonction des notes de l'oral : si l'école prend 60 élèves, alors les 60 meilleures notes seront admises sur liste principale. Une liste complémentaire (ou d'attente) est constituée en cas de désistement ; sont prises en compte les notes de l'oral et, si égalité, les notes de l'écrit afin de départager les candidats.

  • Formation :

La formation dure 41 semaines dont 17 semaines de cours théoriques divisés en 8 modules et 24 semaines de stages soit six stages de quatre semaines.

  • Modules :
  1. L’accompagnement d’un enfant dans les activités d’éveil et de la vie quotidienne (5 semaines)
  2. L'état clinique d'une personne à tout âge de la vie (2 semaines)
  3. Les soins à l’enfant (4 semaines)
  4. Ergonomie (1 semaine)
  5. Relation communication (2 semaines)
  6. Hygiène des locaux (1 semaine)
  7. Transmission des informations (1 semaine)
  8. Organisation du travail (1 semaine)

Ainsi qu'une semaine de Formation aux gestes et soins d'urgence(AFGSU niveau 2)

  • Stages :
    • 2 stages en structure d’accueil d’enfant sain de moins de 6ans : crèche, halte-garderie, multi-accueil
    • 1 stage en pédiatrie : néonatologie, pédiatrie, oncologie, urgence pédiatrique, chirurgie infantile, radiologie.
    • 1 stage en maternité
    • 1 stage en structure d’enfants en situation de handicap physique (Institut Médico-Educatif, Institut d'Éducation Motrice…) ou social (centre maternel, pouponnière)
    • Le choix de la structure où se déroule le dernier stage est soit libre (choisi par l’élève en fonction de son projet professionnel), soit imposé par l'école.

En Belgique[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Formation en trois ans, dont deux en secondaire, finalement cela fait un bac + 1 Le nom change : on ne parle plus d'auxiliaire de puériculture mais de puéricultrice. Il faut se renseigner auprès de la DRASS pour le faire valoir en France.[évasif]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]