Adipocyte

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les adipocytes sont des cellules animales présentes dans les tissus adipeux, et spécialisées dans le stockage de la graisse.

Les adipocytes constituent une partie des réserves d'énergie des organismes animaux. Ils stockent les lipides jusqu’à une taille cellulaire critique situé entre 70 et 120 μm. Au-delà de cette taille maximale, l’adipocyte, ne pouvant plus stocker de graisses, se divise, ce qui conduit à la formation d'un nouvel adipocyte[réf. nécessaire].

Chez l'humain[modifier | modifier le code]

Les réserves de lipides sont constituées de triglycérides.

Habituellement, le nombre d'adipocytes augmente durant l'adolescence et cette multiplication (hyperplasie) est particulièrement importante durant la première année de la vie[réf. nécessaire].

L'organisme ne dispose pas d'un nombre fixe d'adipocytes. Lorsque la quantité de lipides stockés augmente, les adipocytes grossissent, puis se multiplient lorsque la quantité de graisse est trop importante pour la cellule. Déjà huit fois plus gros qu’une cellule moyenne, un adipocyte peut grossir jusqu’à multiplier sa taille par 50 (phase hypertrophique).[réf. nécessaire]

Contrairement à une idée largement répandue, si cette hypertrophie n’est pas suffisante et que l’apport en graisses est trop important pour être emmagasiné dans les quelque vingt milliards d’adipocytes, ceux-ci vont se diviser et se multiplier, c’est la phase hyperplasique qui peut multiplier par dix le nombre d'adipocytes (pour atteindre 200 milliards). Dans le cadre d'un régime amaigrissant, la perte de graisse peut faire intervenir une élimination par les adipocytes de leur surcharge lipidique, mais on peut également en réduire le nombre.

L'obésité peut donc être de type :

  • hypertrophique : grossissement des adipocytes ;
  • hyperplasique : multiplication du nombre d'adipocytes ;
  • mixte : grossissement et multiplication des adipocytes.

Types d'adipocytes[modifier | modifier le code]

Il existe deux types de tissus adipeux : la graisse blanche et la graisse brune. Deux types d'adipocytes leur sont associés :

  • Adipocytes blancs uniloculaires - Cellule dont la forme varie selon qu'elle soit isolée (de forme sphérique) ou entassée (de forme polygonale). Ils ont un diamètre de 100 à 150 μm. Leur cytoplasme est entièrement occupé par une énorme goutte lipidique constituée de triglycérides tandis que leur noyau est rejeté en périphérie contre la membrane. Les adipocytes blancs sont de véritables glandes endocrines et paracrines[1] ; ils sécrètent un grand nombre de peptides (nommés « adipokynes ») comme par exemple la résistine, la leptine, hormone inhibant l'appétit (hormone anorexigène) et l'apeline.
  • Adipocytes bruns multiloculaires - Ces cellules sont de forme polygonale et ont un diamètre d'environ 30µm. Elles contiennent de nombreuses gouttelettes lipidiques. Ce sont les cellules de l'hibernation qui participent à la thermogenèse. Cette thermogenèse est accomplie par phosphorylation d'acide gras dans les nombreuses mitochondries. Ces mitochondries ont la particularité d'être très riches en cytochrome, donnant sa couleur brune à la cellule. Ils sont retrouvés chez les animaux hibernant et chez les nouveau-nés. Chez ces derniers, ils permettent une adaptation thermique lors du passage du milieu maternel (37 °C) au milieu extérieur (environ 20 °C). Ces cellules sont en rapport avec des terminaisons nerveuses β-adrénergique.
    Depuis 2009 la présence d'adipocytes bruns chez l'homme adulte a été mise en évidence par des méthodes de tomographie à émission de positons[2]. L'activité métabolique élevée de ces tissus, observée à des températures environnantes froides, permet de supposer qu'ils prennent part à la régulation thermique. On sait à présent qu'ils sont à l'origine de l'activation d'une protéine de découplage UCP (UCP1 ou thermogénine), laquelle permet d'utiliser de l'énergie directement pour la thermorégulation, et non plus pour la production d'adénosine tri-phosphate.

Adipocytes et certains cancers[modifier | modifier le code]

Les cellules tumorales du cancer du sein modifient les cellules graisseuses (adipocytes) du sein qui sécrètent alors notamment des facteurs pro-inflammatoires dont l'interleukine 6 qui in vitro suffit à elle seule à rendre métastasique des cellules cancéreuses.
Ceci pourrait aussi expliquer pourquoi l’obésité augmente le risque de métastase et de diffusion rapide de ce cancer. Reste à comprendre les déterminants des dialogues entre cellules cancéreuses et adipocytes[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF] Obésité, dépistage et prévention chez l'enfant voir figure 11.1 page 3.
  2. La Recherche no 437 janvier 2010 p. 52
  3. B. Dirat et al. Cancer research, 1er avril 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]