2e armée de choc

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2e armée de choc
Période décembre 194125 décembre 1943
Pays Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Allégeance Red Army flag.svg Armée rouge
Type Armée de choc
Guerres Grande Guerre patriotique
Batailles Opération Luban
Opération Sinyavinskaya
Opération Iskra
Siège de Leningrad
Commandant Grigory Grigorievich Sokolov (ru)
Kuzmich Nikolai Canines (ru)
Andrei Andreyevich Vlasov
VladimirZaharovich Romanovsky (ru)
Ivan Ivanovich Fedyuninsky (ru)
Commandant historique Andrey Vlasov

La 2e armée de choc (en russe: 2-я ударная армия) est une unité de l'armée de terre soviétique qui a combattu durant la Grande Guerre patriotique.

Création[modifier | modifier le code]

Carte de l'opération Lyuban également appelée bataille du Volkhov.
Les flèches blanches indiquent les attaques Russes, qui utilisent des unités blindées comme une réserve mobile.
Les flèches noires indiquent les contre-attaques des troupes allemandes.

La 2e armée de choc est créée en décembre 1941, à partir de troupes de la 26e armée dépendant du front du Volkhov.
À l'origine, la 2e armée de choc est composée des

  • 327e division d'infanterie
  • 22e brigade d'infanterie
  • 23e brigade d'infanterie
  • 24e brigade d'infanterie
  • 25e brigade d'infanterie
  • 53e brigade d'infanterie
  • 57e brigade d'infanterie
  • 58e brigade d'infanterie
  • 59e brigade d'infanterie,
  • de plusieurs brigades de ski
  • de chars
  • d'artillerie
  • d'aviation
  • du 13e corps de cavalerie Guseva[1]


1942[modifier | modifier le code]

Début janvier 1942, le général lieutenant Klykov commandant de la 52e armée est nommé au commandement de la 2e armée de choc en remplacement du lieutenant général Sokolov, un commissaire l'ancien NKVD, qui était absolument incompétent puis il est remplacé peu avant l'opération Luban par le général Andrey Vlasov. L'opération Lyuban consiste à effectuer un mouvement enveloppant afin d'isoler les troupes allemandes situées à l'Est de la ville de Lyuban
Le 7 janvier 1942, la 2e armée de choc est à la pointe de l'opération Luban, avec les 4e 8e, 52e, 54e et 59e armées.
Les forces allemandes s'étant retranchées, renforcées très fortement, l'avancée fut très lente. Les troupes du général Vlassov réussissent toutefois à percer le dispositif défensif Allemand et pénètrent de 70 à 74 km à l'intérieur de la zone arrière allemande. Les autres armées du front du Volkhov composées des 4e, 52e et 59e armées, ne réussissent pas à apporter le soutien nécessaire. En mars les deux armées soviétiques tentant de clore l'encerclement n'étaient qu'à 25 km du but, mais ne purent avancer plus. L'opération Luban, échoue.
L'autorisation de retraite ayant été refusée, la 2e armée de choc se retrouve alors encerclés par les troupes allemandes et dans une situation totalement désespérée.
Encerclée, la 2e armée de choc réussit à restaurer, après de durs combats, les communications le 30 mars lors de la contre-offensive de mai 1942, par la création d'un petit couloir à travers lequel les groupes épars de soldats épuisés et démoralisés et des commandants de la 2e armée de choc purent être ravitaillé.
Malgré cela, lorsque le général Meretskov fit son rapport à la Stavka, il omit de dire que le couloir qui reliait la 2e armée de choc au reste de son armée n'excédait pas 2 km de largeur, subissait constamment des attaques aériennes et d'artillerie, et que de plus sa capacité de transport était très faible. Ainsi la Stavka ne retira pas la 2e Armée de choc alors qu'il en était encore temps.
La 2e Armée de choc dut subir un ravitaillement perturbé, et son moral baissa. Le 30 mai, les forces allemandes lancèrent une nouvelle offensive et la coupèrent à nouveau du reste des forces.
Le 5 juin, finalement autorisé à se retirer, une partie des forces rompit l'encerclement et arrive, fin juillet, à Myasnoi Bor (ru) pratiquement anéantie. Le reste de l'armée fut détruit, 33 000 hommes furent capturés, le même nombre tué, et 10 000 hommes désertèrent.
Le 6 juillet 1942, durant la retraite, le général Vlassov est fait prisonnier par les troupes de la Wehrmacht. Il lèvera par la suite une légion de Russe qui se battra aux côtés des Allemands.

Encerclement des troupes soviétiques et de la 2e armée de choc lors de l'offensive de Siniavine

Du 19 août au 20 octobre 1942, après avoir été renforcée, la 2e armée de choc est de nouveau à la pointe de l'attaque lors de l'offensive de Siniavine. Une nouvelle fois encerclée elle est quasiment détruite et est envoyée en réserve du Front pour être reconstruite.

1943-1944-1945[modifier | modifier le code]

L'avancée maximale du front soviétique lors de l'opération Iskra

Le 12 janvier 1943, après un calme relatif d'environ 2 mois, les russes lancent l'opération Iskra également connue sous le nom de 2e bataille du lac Ladoga.
À l'aube, l'aviation russe attaque les aérodromes, les gares et les centres de communication. A 9h30, 4 500 pièces d'artillerie russes ouvrent le feu sur les tranchées de 1re ligne allemandes. Après cette préparation d'artillerie, partant du front du Volkhov, la 2e armée de choc se rue à l'assaut se heurtant aux Prussiens de la 1re division d'infanterie. Les combats font rage toute la journée et la 327e division d'infanterie soviétique s'épuise en des attaques incessantes contre le kampfgruppe Wengler réfugié dans une fôret. L'arrivée de la 64e division de la garde contraint Wengler à reculer. Pour cette première journée l'avance russe du côté du front du Volkhov atteint une profondeur de 12 km mais sur largeur 2 km seulement.

En fin d'année 1943, elle est transportée secrètement dans la poche d'Oranienbaum (en) afin de prendre part à l'offensive Krasnoye Selo–Ropsha visant à rompre définitivement le siège de Leningrad. Sous les ordre du général Ivan Ivanovich Fedyuninsky (ru), mi-janvier 1944, elle perce les défenses allemande à Gostilizy (de) permettant de lever totalement le siège de Léningrad. Elle participe ainsi à l'offensive Leningrad-Novgorod (en) puis à l'offensive Kingisepp–Gdov (en) aux différentes offensives et batailles pour la libération de Narva et de l'Estonie.

Après la libération des Etats Baltes la 2e armée de choc est déplacée vers le Sud et affecté au 2e Front biélorusse ou elle combat en Pologne puis dans le Nord de l'Allemagne. Elle participera aux batailles et combats de Varsovie et de Stettin.

En 1945, la 2e armée de choc participe au début de la bataille de Berlin puis le 1er mai 1945, elle est à Stralsund sur la mer Baltique et termine la guerre sur l'ile de Rügen.

Après la guerre, la 2e armée de choc fait partie des troupes d'occupation soviétiques en Allemagne.

Commandants[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux généraux qui ont commandé la 2e Armée de choc on peut citer :

Composition[modifier | modifier le code]

18 décembre 1941
  • 327e division d'infanterie
  • 53e brigade d'infanterie
  • 57e brigade d'infanterie
  • 58e brigade d'infanterie
  • 59e brigade d'infanterie
  • 18e régiment d'artillerie
  • 839e régiment d'obusier
  • 121e régiment de bombardement (aviation)
janvier 1942
  • 327e division d'infanterie
  • 22e brigade d'infanterie
  • 23e brigade d'infanterie
  • 24e brigade d'infanterie
  • 25e brigade d'infanterie
  • 53e brigade d'infanterie
  • 57e brigade d'infanterie
  • 58e brigade d'infanterie
  • 59e brigade d'infanterie
Carte de l'opération Iskra
janvier 1943 lors de l'opération Iskra
  • 11e division d'infanterie
  • 18e division d'infanterie
  • 71e division d'infanterie
  • 128e division d'infanterie
  • 147e division d'infanterie
  • 191e division d'infanterie
  • 239e division d'infanterie
  • 256e division d'infanterie
  • 327e division d'infanterie
  • 314e division d'infanterie
  • 372e division d'infanterie
  • 376e division d'infanterie
  • 11e brigade de ski
  • 12e brigade de ski
  • 13e brigade de ski
  • 22e brigade de ski
  • 16e brigade blindée
  • 98e brigade blindée
  • 122e brigade blindée
  • 185e brigade blindée
  • 32e régiment blindé de la garde
  • 4 bataillons de chars "indépendants"

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Qui sera complètement détruit, perdant tous les chevaux.